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Bourguignon —- qui depuis 1921 s’était préoccupé de la question de savoir comment se comportait la chronaxie dans l’hystérie — résuma en 1935 son opinion dans les conclusions suivantes : |
1°) La chronaxie vestibulaire traduit fidèlement l’état mental du moment, augmentant toujours au moment des crises et restant plus ou moins modifiée dans l’intervalle, suivant que le retour à l’état normal est plus ou moins complét.
2°) La chronaxie musculaire se comporte différemment suivant l’état du malade au moment de l’examen :
a) Si le malade est en période de crises, mais sans troubles moteurs dans l’intervalle des crises, les chronaxies musculaires sont modifiées dans leurs valeurs absolues, avec conservation des rapports normaux entre les chronaxies. ,
D) Quand il y a des troubles permanents, des contractures, les variations de la chronaxie rappellent celles qu’on observe dans les lésions pyramidales, mais il s’agit d’un trouble purement fonctionnel pouvant disparaître brusquement, comme on voit brusquement revenir à la normale, au moment du réveil, les chronaxies augmentées pendant le sommeil naturel.
Les modifications de la chronaxie traduisent certainement un trouble fonctionnel du faisceau pyramidal et ce trouble pour- “rait provenir lui-même d’une impulsion pathologique d’un centre psycho-moteur. En juin 1938, à la suite de nouvelles recherches, Bourguignon écrivait : « Le fait fondamental est que ‘ les manifestations hystériques s’accompagnent toujours d’altération des chronaxies motrices et sensitives et des chronaxies vestibulaires, tandis que dans la simulation, comme J'ai pu le constater pendant les deux guerres... toutes les chronaxies sont normales... fl faut savoir que l’étude de ces sujets est quelquefois fort difficile, et il m’est arrivé de ne trouver de chiffres constants et normaux qu'après avoir bandé les yeux et bouché les oreilles du sujet pour qu’il n’ait aucune connaissance de mes gestes ni du bruit de la clef qu’il faut alors manœuvrer le plus doucement possible ». È