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abasie ! Du côté hystérie : indifférence; du côté anxiété : phénomènes émotifs portés au plus haut point, accompagnés de symptômes cardiaques, respiratoires, vaso-moteurs, sécrétoires dont la réalité ne peut être suspectée, dont la gravité apparente effraye les malades et leur entourage. Il est tout à fait naturel qu’un être déjà sensible, en présence de troubles si impressionnants et si douloureux, s’en alarme; que pendant la crise aiguë et apres elle, ce qu’il ressent ou le seul souvenir de ce qu'il à éprouvé lui impose l’idée de la mort à brève échéance ou d’une paralysie. Nous avons vu que dans les délires l’auto-suggestion jouait un rôle primordial. Il n’est pas moindre dans les états anxieux, même si les malades n’ont pas eu à subir les affres de la grande crise. C’est que — et c’est là une notion de la plus haute importance — les anxieux attachent leur croyance à l’idée du danger dont ils se disent menacés. L’indifférence des hystériques, au contraire, implique non la perte de leur sens critique, mais leur imaptitude totale à accorder la plus minime créance aux maladies qu’elles exhibent.
Quel que soit le mode de pénétration d’une idée dans la conscience — intuition, raisonnement, suggestion — la qualité de cette idée doit déterminer un certain nombre d’effets, variables selon qu’elle est en soi triste ou agréable : les réactions affectives sont de toutes les plus puissantes et celles que peut le mieux juger l’observateur. On les reconnaît dans l’anxiété; on ne les aperçoit pas dans l’hystérie. C’est que, nous dit-on, l’idée suggérée est inconsciente chez l’hystérique, ou a demiconsciente, ce qui n’est pas la même chose. Admettons-le un instant. La même inconscience totale ou partiellé ne peut être invoquée en faveur de la maladie réalisée par un processus’ ignoré, mais dont les symptômes tombent sous le sens. Cet anxieux redoute une paralysie qu’il n’a point et 4 en est par avance très malheureux. Cette hystérique constate sa paralysie, et son affectivité n’en est pas ébranlée. Comment croire qu’elle croit elle-même à sa paralysie ? Un exemple pour souligner le contraste entre les deux cas :
Mis,” Rire