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C'était une anxieuse et non une hystérique, cette malade de Gelma qui fut guérie par persuasion, qui, par sa crainte d’une grossesse, ressemblait tant à la jeune femme blanche, graduée de l’Université —- quotient intellectuel 115 — dont Ruth Bochner et Florence Halpern, médecins de l’hôpital Bellevue, à New-York, nous rapportent l’histoire.
Ne nous hâtons pas de porter le diagnostic d’hystérie quand les troubles que nous constatons disparaissent sous l’influence de la persuasion. $i les grands accès d’anxiété sont longtemps rebelles à nos traitements, la psychothérapie améliore toujours et guérit parfois avec une surprenante rapidité ceux qui sont légers ; en quoi ils différent des accidents hystériques qui guérissent lorsque les malades veulent y consentir. Recherchons - les signes physiques de l’angoisse, la tachycardie persistante, les troubles respiratoires, vaso-moteurs et sécrétoires ; ne négigeons pas l’examen des réflexes qui se montrent si souven! exagérés, non plus que les troubles hépato-digestifs : ces derniers ont, à coup sûr, dans tes névroses d’angoisse, une importance considérable. Tous ces symptômes nous mettront sur la bonne voie, aussi sûrement que l’étude du psychisme de nos malades de leurs complications affectives et de leur passé.
Reconnaissons qu'il se forme parfois des associations transitoires entre l’anxiété et l’hystérie. Il ne nous serait guère possible d’en citer de nombreux exemples. En voici un :