CHAPITRE PREMIER PATHOGENIE DE L'HYSTERIE
1° Les théories psychologiques.
a) La suggestion :
C’est là suggestion qui fut le plus souvent et qui est encore invoquée pour expliquer la genèse des accidents hystériques, soit que les malades aient spontanément trouvé en eux les éléments nécessaires à la création de leurs troubles, soit qu'ils aient eu besoin de l’aide d’autrui pour y parvenir. En se fondant sur la lecture des innombrables ouvrages traitant de la question, on peut affirmer que l'hypothèse d’une suggestion causale eut le privilège de rallier la majorité des suffrages. Et cela se comprend aisément, si l’on Songe que médecins et psychologues avaient toute latitude d'entendre le même terme, ‘chacun à sa facon. Tout le monde ou presque était d'accord sur le mot. Il était vite sensible qu’on ne l'était pas sur la Chose. Pour cela il suffisait de demänder des précisions. Or, qu’il se fût agi d'événements pathologiques en apparence spontanés ou des idées, des modifications somatiques où des actes imposés durant le Sommeil hypnotique par un « mägnétiseur », il était admis que dans tous les cas là suggestion jouait le rôle essentiel, Sinon le rôle unique.
Sans doute s’élevaient, de-ci, de-là, quelques protestations. Elles venaient parfois d’hommes dont l’autorité était considérable. Dans la préface de Charcot à l’ouvrage de son élève