PEUT-IL ÊTRE TOUJOURS IMPARTIAL Ÿ
une question complexe, tout au moins vis-à-vis des Etats civilisés ; il semble, en effet, que les rapports entre Etats doivent jouer un rôle dans la question de l’impartialité ; en réalité, il n’en est rien, et les Etats ennemis voudront que, dans tous les cas, vis-à-vis de tous les signalaires des conventions, le droit international public soit impar- Ual.
Je m'aperçois qu'en parlant des peuples civil. sés, ] ai distingué entre Elats amis et Etats ennemis ; Si nous ne vivions pas dans des temps troublés comme les nôtres, je n’oserais pas faire cette distinction ; je craindrais de m’entendre objecter : pourquoi parler d’« États ennemis » ? La paix ne gouverne-t-elle pas le monde ? Parler d’ennemis, c’est froisser les susceptibilités de telle ou telle nalion ! Examinez donc les faits impartialement, sans faire d’allusions blessantes.
J'aimerais bien, hélas ! pouvoir m'attirer un tel reproche ; mais les épées sont jetées dans le plateau de la balance, et de ce fait, le terme « ennemi » est venu enrichir le lexique du droit international public actuel.