‹ Reflexions sur la chute de M. de LamennaisChapitre 8 sur 16 · SUITE · texte numérisé non relu

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Nous avons vu comment M. de La Mennais , entraîné par les conséquences de sa révolte, est forcé de rêver une église à la fois divine et périssable; comment il ne peut s'arrêter dans cette position contradictoire , qu'il ne fait que traverser pour arriver bien vite à n'attribuer à l'Eglise qu'une origine humaine; comment, réduit alors à chercher en dehors de la tradition catholique et de l'interprétation individuelle des prolestants, une règle de foi chrétienne, et cherchant en vain cette régie, il se précipite dans l'hypothèse d'un Christianisme dépouillé de

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dogmes, et renfermé dans le seul précepte de la charité. Nous avons maintenant à signaler le dernier terme, le terme inévitable de toutes ses chutes. Nous l'avons dit en commençant : ce dernier terme, c'est le Déisme, c'est l'abjuration du Christianisme. Les preuves de cette fatale vérité ont une force accablante dans toute l'étendue de ce mot. Oh! oui, bien accablante, car notre cœur, qui saigne au moment où nous les indiquons à la hâte, essaie en vain de lutter contre leur implacable évidence.

Pour reconnaître que la nouvelle doctrine, si elle est rigoureusement suivie par ses partisans, n'est et ne peut être que le masque du déisme, il convient d'abord de se rappeler ce qu'a été ia première prédication de l'Evangile, la prédication qui a fondé la religion chrétienne, et de mettre eu regard la prédication que les adeptes du nouveau Christianisme seraient obligés de faire, s'il leur prenait fantaisie d'improviser un apostolat. De la comparaison de ces deux prédications, ou plutôt de l'indicible contraste qui en résulte, ressort une conclusion qu'on ne peut guère exprimer qu'en ces termes : le nouveau Christianisme est la religion chrétienne à-peuprès comme l'orang-outang est l'homme.

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