Corresp. complète; t. II, p
DE LA VALLIEKE.
ter la cour pour le cloître, ce n'est point là ce qui me coûte ; mais parler au Roi , oh ! voilà mon supplice * . »
Pendant qu'elle dëvoiloit ainsi les plaies de son âme au maréchal de Bellefonds, la duchesse de La Vallière se préparoit sérieusement par la méditation à la grande affaire qui, depuis plusieurs mois , étoit devenue l'objet unique de ses pensées. Commencées au milieu des orages du monde , et terminées dans la solitude des Carmélites, ses Réflexions sur la miséricorde de Dieu sont, dans maints passages, une véritable confession écrite. Comme on y voit les foiblesses, les imperfections et les souffrances de cette pauvre âme blessée à mort par l'ingiatitude de celui à qui elle avoit cru autrefois donner toute sa vie ! Avec quelle touche délicate et naïve elle s'y peint ! N'est-ce pas d'elle-même évidemment qu'elle parle, en disant que l'espérance d'un