‹ Réflexions sur la miséricorde de DieuChapitre 122 sur 183 · Mgr de Fromenlièrc» iruyânt pu fliMIlipi lui · texte numérisé non relu

Mgr de Fromenlièrc» iruyânt pu fliMIlipi lui

cens illis : Congratulamini niihi. Luc, XV, 5, 6.

Le pasteur ayant retrouvé sa brebis, la met sur ses épaules avec joie j et, venant en sa maison, il appelle ses amis et ses voisins, et leur dit : ce Réjouissez-vous avec moi. »

l'est un grand sujet d^espérance et de consolation pour les pe- ^cheurs, que de remarquer en Dieu les mêmes sentimens pour eux qu'ils

même une édition de ses sermons ayolt, dit-on, défendu qu'on les imprimât. Un de ses parens les publia pourtant et les dédia à Louis XIV (Paris^ 1689, 3 vol. in-8), en ayant soin de supprimer, dans l'ouvrage, jusqu'au nom de la duchesse de La Vallière. Le sermon pour la vêture fut même imprimé sous ce titre : Discours fait à la prise (T habit de Basilisse, dans son entrée aux Carmélites. (^Recueil dOrfà' sons funèbres, etc. Lille, 1712, petit in-12, t. III, p. 7-41 ; nouvelle édition.) L'édition de Paris, de 1689, renferme un certain nombre d'incorrections ; nou^en ayons corrigé (Quelques- unes, d'ailleurs peu importas*

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devroient avoir pour luî, et que de lui voir faire les niêines démarches pour les rechercher , tout misérables qu'ils sont , avec autant d'empressement qu'ils le rechercheroient eux-mêmes s'ils étoient fidèles. David, parlant des désirs qu'il a de retrouver son Dieu , dit qu'il court par la campagne comme un cerf altéré, que ses yeux sont nuit et jour en larmes, qu'il ne sauroit avoir de joie qu'il ne voie reparoître cet objet unique de son amour : Quemadmodum desiderat cervus ad fontes aquarum^ ita desiderat anima mea ad te

tes. Le sermon qa*oii ra lîreaToit d'abord été imprimé CD 1675, soas ce titre.: Prise ttltabit de Madame La F'alière (sic), par MoDsiear F***, mdclxxt; in-33, de 57 pages, sans nom de wîSie ni d*éditear. Cette édition est encore pins Êintive qoe celle de 1689.

L'abbé Leqneiix a réimprimé, à la soite des Lettres de madame la ducltesse de La VaU'ùre^ qa'il a pa* blîées en 1767, le sermon de réréqae d*Aîre, d'après l'édition de 1689.

La Bibliothèqoe de TAnenal possède, dans nn carton de pièces diTcrses intilalé : € MisceUanées^ 123-4. T. F. 1 un manuscrit de S4 pages, petit

64 iBBMOll

Dêus.... Fueruntmihi lacrymm mempana die ac nocte .-. dum dicitur miki quatidie : Ubi est Deus tuus ^ ?

Mais neremarquezpTOus pas, dans la parabole de notre Évangile, que tous ces seîitimens ont passe du ogbut de David au cœur

iD-4o, iotitalé : Sênmm Je Jf. Je FromemtUns^MfiÊ JTAire^ à ia prise tthabit dé muuiame dm La FtMn, duchesse Je F'aufour, sur la pAure Je tka^ par dk prit (tic) au gramd eouveut des CanuéUies dm fmahêug Saint'JaeqiêÊS de Paris ^ le ZJuim 1674 (lu lien Hn S).

Ce aermon, dontToici le texte : Im peUumae a»maiis coagratuiamiaif quia imreui owem qms parierai^ ett complètement différent de celui qui est imprimé dans les QEupres de M, de Fromentiires.

Le manuscrit dont nous parlons est éridemment une copie et n*a aucun caractère d^autlieuticité. D*où émaoe-t-ii? Est-ce la copie d*nn premier sermon qu'auroit composé Téréque d'Aire et où Ton auroit trouvé des allusions trop directes au passé de madame de La Vallière ? La prise d*habit de celle-ci anroit-elle servi de thème à quelque prédicateur qui a voit espéré être chargé du sermon, on qui s^est livré, à cette occasion , à un jeu d*esprit , d'ailleurs assez bien réussi ? C'est un point que nous ne sommes pas en mesure d'éclaircir,

f . Ps. XLi, 2, 4.

POUR LA vêture. 65

de Jésus-Christ, puisque ce pasteur de nos âmes, affligé de réioignement de Tune de ses brebis, abandonne tout pour se mettre à sa poursuite ; qu'il se fa ligue dans sa recherche, qu'il n'a de joie que quand il la retrouve; que, pour lui faciliter son retour, il la charge même sur ses épaules , et qu'enfin , comme s'il lui arrivoit de ce retour une grande fortune, il veut que tout le monde l'en vienne féliciter ? Certes, messieurs, je ne m'étonne pas que les chrétiens aient toujours singulièrement aimé Jésus-Christ sous une idée si favorable , et que, selon le témoignage de Tertullien , ils gravassent , dès son siècle , . sur tous les calices de l'Eglise, l'image du Pasteur chargé de sa brebis.

Mais je sais bien, ma très-chère sœur, que, de notre temps , c'est particulièrement à vous que Jésus-Christ doit paroître aimable sous cette forme , puisque Ton peut dire qu'il la reprend aujourd'hui pour vous.

Non, non, ce n'est pas sans quelque secret de la Providence qu'un Evangile si admirable

concourt aveq cette cérémonie ; et, à conâdérer les circonstances de votre vocation, tout ce que la grâce fait en vous pour Tassurer et pour la rendre certaine, vous pouvez, ma très-chère sœur, vous pouvez raisonnablement croire que Jésus-Christ a pour vous la même charité, qail vous traite à peu près avec la même tendresse que la brebis de l'Evangile. Et cum inçenerit eam^ imponit in humeros suos gnudens^ et ueniens domum convocat amicos et ificinos^ dicens il lis : Congratulamini mihi. C'est la merveille, messieurs, dont je vous entretiendrai dans ce discours ; mais vous voyez bien qu'il faut pour cela que le même Elsprit qui 'nspire à cette âme généreuse de- si grands desseins, me fournisse des paroles qui soient justes, et que la même Vierge qu'elle prend aujourd'hui pour sa mère, devienne mon avocate. Demandons-lui cette faveur, et disons-lui avec l'ange : Ave^ Maria,

Quelque grand que soit le zèle du pas-

POUR 114 yKITTBK. f$T

teur de nos âme» pour lenr conreriiHm et pour leur saint, aous le pourom n^anmmfw réduire, dans la parabole de notre^ RvAnk gile, à trcMS démarches prinexpaie» rpr II fM en faveur de sa brdsis. Premièrenient, \\ ^» la chercher dans les lienx on dk vVaii écartée, et il est constant cpie vil ri^ ^0p^ noit lui-même ce soin diaritable. Ml^ ff'>a reTiendroit jamais. David le témoi^rwr :» Di»f» en termes exprès : Errfwi ncju o¥U ffttm periit'^, — « Seignenr, je «n* rv)!!»»^ mi^ malheureuse brebis (piis'eiiCP^yinr)^ #91 4.>lo*«r gnant de tous ; et^ ce qni me^ %#9iih^^ l^ pli* déplorable dans Tétac ou. je me rmfiv^r. c'est que je ne pois Elire m «!nJ pa*. ^^^tr me raj^nrocfaer de toc», /pie t/wi» <ktc m^. veniez chercher TMKHnénie * f/mi^fét 9^f viun tuum,

Secondemest , le Pasc^nr a-ranc wfêf^\^\ér sa brebis, la rapporte mv «^ ^«mu^. ^/KauquecoupaUe qu'elle fàt« f.tmmut ^ fiMWc^''^i^

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