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ilédiuo de sa pi-emiêre dignité, parce qu'elle quitte Dieu et que Dieu la quitte; meuée de captivité en captivité, captive d'ellemètne , captive de son corps , captive des sens et des plaisirs, captive de toutes les choses qui l'eiivironneiit. Saint Paul dit tout enunniot, quand il parle ainsi : «L'homme, dit-il, est vendu sous le pérhé " : f^eniimtliittis xub peccato '; livré au péché, captif sons ses lois, accnhlé de ce joug honteux comme un esclave vendu. A quel prix le péché l'a-t-il acheté !' 11 l'a acheté par tous les faux biens qu'il lui a donnés. Entraîné par tous ces faux biens, et asservi par toutes les choses qu'il croit posséder, il ne peul
gusliii ; Ptopler quam [laadim liumanam) mulla magtui feceriint , qui magni in hoc lecala nomi/iali lunl ,. mal' llimqiie laadati in cinîlalièui grntium, quarentes ion apud DeuiB, led a/iad hominei. gloriam, et propitr hune rtlut pruJenlcr , forliler, lentpetanter, jiiiInfiievii'tBiti'nd qiiam penenienies , perctperant mercedem suam, raai, vaaam. In P». «ïin , Serai. Kii, n" i; toin. O". col. 1306.
i, Rom., vu. 11.
plus respirer , ni regarder le ciel 'd'où il est venu. Ainsi, il a perdu Dieu, et toutefois, le malheureux ! il ne peut s'en passer ; car il y a au fond de notre, âme un seci*et désir qui le re'demande sans cesse.
L'idée de celui qui nous a créés est empreinte profondément au dedans de nous.
Mais, ô malheur incroyable , et lamentable aveuglement ! rien n'est gravé plus avant dans le cœur de l'homme, et rien ne lui sert moins dans sa conduite. Les sentimens de religion sont la defnière chose qui s'efface en l'homme, et la dernière que l'homme consulte. Rien n'excite de plus grands tumultes parmi les hommes; rien ne les remue davantage, et rien en même temps ne les remue moins. En voulez -vous voir une preuve ? A présent que je suis assis dans la chaire de Jésus-Christ et des apôtres, que vous m'écoutez avec attention, si j'allois (ah ! plutôt la mort) si j'allois vous enseigner quelque erreur , je verrois tout mon auditoire se révolter contre moi. Je vous
■he les vérités les plus importantes de k religion; que feront-elles? O Dieu, qu'estce donc que ThoraEne ? est-ce un prodige ? est-ce un composé monstrueux de choses incompatibles ? ou bien est-K;e une énigme inexplicable ?
Non, mi ou s avons expliqué
l'énigme, C a de si grand dans
l'homme est de sa première iiisti-
tulion ; ce i si bas, ei qui paroîl
si mal &&&• s premiers principes,
c'est le effet de sa chute. Il
ressemble a u ruiné , qui, dans ses
masures r envers nserve encore quelque
chose de la beauté et de la grandeur de son premier plan. Fondé, dans son origine, sur la connoissance de Dieu et sur son amour, par sa volonté dépravée, il est tombé en ruine ; le comble s'est abattu sur les murailles, et les murailles sur le fondonent. Mais qu'on remue ces ruines, on trouvera dans les restes de ce bâtiment renversé, et les traces des fondations, et l'idée du
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premier dessin, et la marque de rarchi* tecle. L'impression de Dieu reste encore en l'homme si forte qu'il ne peut la perdre, et tout ensemble si foible, qu'il ne peut la suivre ; si bien qu'elle semble n'être restée que pour le convaincre de sa faute, et lui faire sentir sa perte. AinM, il est vrai qu'îT a perdu Dieu : mab nous avons dit, et il est vrai, qu'il ne pouvoit éviter après cela de se perdre aussi lui-même.
L'âme, qui s'est éloignée de la source de son être, ne connoît plus ce qu'elle est. Elle s'est embarrassée, dit saint Augustin ^ dans toutes les dioses qu'elle aime ; et de là vient qu'en les perdant elle se croit aussitôt perdue elle-même. Ma maison est brûlée; on se tourmente et on dit : « Je suis perdu ; ma réputation est blessée, ma fortune est ruinée : je suis perdu. » Mais surtout, quand le corps est attaqué , c'est là qu'on s'éciûe plus que jamais : je suis perdu. L'homme se croit