De TBnr., lib. X , no 7; tom. VIII, col
attaqué au fond de son être, sans vouloir jamais considérer que ce qui dit r je suis perdu, n'est pas le corps; car le corps de lui-même est sans sentiment ; et Ta me qui dit qu'elle est perdue, ne sent pas qu'elle est autre chose que celui dont elle connoît la perte future ; c'est pourquoi elle se croit perdue en le perdant. Ah ! si elle n'avoit pas oublié Dieu, si elle avoit toujours songé qu'esUe est son image, elle se seroit tenue à lui comme au seul appui de son être ; et, attachée à un principe si haut, elle h'auroit pas cru périr en voyant tomber ce qui est si fort audessous d'elle. Mais, comme dit saint Augustin *, s'étant engagée tout entière dans son corps et dans les choses sensibles ; roulée et enveloppée parmi les objets qu'elle aime, et dont elle traîne continuellement ridée avec elle, elle ne s'en peut plus démêler, elle ne sait plus ce qu'elle est. Elle dit : « Je suis une vapeur, je suis un souffle, je suis