LeUre de madame de Se vigne, du 12 février
DE LA YALLIERE.
vrier 1671, madame de Sévigné écrivoit encore : « Madame de La Vallière e&t toute tîeala cogr. Le Roi la reçut avec des
larmes de joie ^ elle a eu plusieurs conversations tendres *.... » Puis enfin, le 27 fé» vrier : « A Têtard de madame de La Valïere , nous sommes au désespoir de ne — puuvuli vous la remettre a Challlol, mais
elle est à la cour beaucoup mieux qu'elle
n a ete
sotrdre a l'y laisser. » Mademoiselle de LSier n est pas moins curieuse à en* ous allâmes à Versailles, dit^
1. Une édition de Rouen 1726, dans laquelle M. de Monmerqué croit « voir la véritable expression de madame de Sévigné, » porte ce qui suit : <c Le Roi la reçut avec des larmes de joie, et madame de Monterpan avec des larmes.... devinez de quoi? L'on a eu, avec l'une et l'autre, des conversations tendres. * D'un autre côté, madame de Montmorency écrivoit, le 25 février 1671, à Bussy-Rabutin. « Des gens, qui disent l'avtnr ouï, assurent que le Roi et madame - de Montespan ont eu un grand démêlé sur cela, et que celle-ci ne vouloit point souffrir le retour de l'autre. »
XCYI LA DUCHESSE
elle. Tout le chemin se passa en pleurs, le Roi, madame de Montespan et moi; je pleurois de compagnie ; les deux autres pleuroicnt madame de La Vallière , qui les consola bientôt. Elle revint ; tout le monde dit (|u'elle en avoit usé fort sottement, ou qu\'lto devoit demeurer, ou faire ses conditions , et elle revint comme une sotte * . • Un pnHHireur n'eût pas mieux parlé. Matlt'nuùsolle ajoute, avec raison cette fois : « (^uiique le Rai eût pleuré, il auroit été tm^^is<? de s^en défaire dès ce temps-là. » Mais Ic" jour des ndieux suprêmes n'étoit |Vj^s eiH»rf vtMiu: il falloit, pour que la dm'Wcfç^^ iW Ijfc Valliw eût la force de r^lis^r $iji ^ude r^^ilulion* que la coupe *k^ *nH^rt\u»r$ eAt iWborJè. Les conTersaluMVj^ l^^^hrv^ \kMil {vàrW« le sourire aux W^xr^ ^ Ui4i4*iiie Je Sen^^oè « dunnit être $ii^m>t*iil $^xW^ d^" cniefe^ Wndieiiiaias. et les vWï^fT!^ fr<^My<iMl hiiftitvk nr(Yi> pooroit-il en
DE LA YALLIERE.
XGIX
OÙ, frappée du vertige de la faavoit, en face de la cour, coupé
la vitesse de ses chevaux, la voi- Reine, pour voir le Roi la pre- "'il faut en croire mademoiselle de
der, le maréchal Hp RpllpfnnfU la
rent à cette époque, et il lui indiqua, diriger, le P. Sécar, qui lui couse taire Carmélite. De son côté, la ûâe la ductiesse de Lia vauiere
-^ qmtter la cour. Elle auroit voulu
me'vers cette époque qu'un contemporain de e de La Vallière fit un sonnet où elle reproan Roi son inconstance. Ce sonnet, qui circula en manuscrit , paroît avoir été imprimé pour remière fois dans La pie de la duchesse de La Val" p^ par ***. Cologne, 1695, in-12, p. 299. Nous citerons seulement quelques vers :
Tout se flétrit , tout passe et le cœur le plus lendre ^ Tfe peut d*un mOme objet se contenter toujours. Le passé n'a point eu d'étemelles amours , Et les siècles futurs n'en doivent point attendre....
Amonr, à qui je dois tout mon mal et mon bien , Que ne lui donniez- vous uu cœur comme le mien , Ou que ne fuisiez-vous le mien comme les autres?
XCYIII . LA DUCHSSSE
à ce tableau que la mère du Dauphin; mais Marie-Thérèse n'avoit pas des résistances bien énergiques, et les trois reines, comme on disoit alors, dévoient se montrer souvent, dans la même calèche, aux populations ébahies, d^^^^ependant, depuis le retour de Chaillot, la duchesse de La Vallière, vivolt pTus retu-ee qu à l'ordinaire , et Ton remarquoit qu'elle s'habiltoit très - ni^^^^^^^nT?"!;^
n etoit désormais pQHf fH^ q'^**in ^^'' d'exil , et il ne lui manquoit plus que la force de rompre les mille liens tpii l'y enchainoiént. Madame de Montespan, au contraire, éblouissoit chaque jour les yeux par la splendeur éclatante de ses toilettes ^ et c'étoit la duchesse de La Vallière qui étoit chargée des derniers arrangemens, satisfaite, en ap» parence, d'être remerciée de son adresse et de son goût par un compliment'. Le temps
1 . Mémoires de mademoiselle de Montpeiuier ; t. IV , p. 3-1,
ai Souvenirs de madame de Cajlus; p. 3!. — Cest