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c’est-à dire% est menacé d’un renversement.
Les élémeusdu gouvernement d’un seul, sans classe héréditaire, sont: un homme qui commande, des soldats qui exécutent, un peuple *qui obéit. Pour donner à une monarchie d’au très appuis que des soldats et des bourreaux, il faut un corps intermédiaire : Montesquieu j’exige, même dans la monarchie élective.
Partout où vous placez un seul homme h un tel dégré d’élévation, il faut, si vous voulez le dispenser d’être toujours le glaive en main, l’environner d’autres hommes' qui ayent un intérêt à le défendre. L’expérience concourt ici avec le raisonnement. Les publicistes de tous les partis avaient prévu, dès 1791 , le résultat de l’abolition de la noblesse en F rance, bien que -la noblesse ne fut revêtue d’aucuné prérogative politique , et nul Anglais ne croirait un instant à la stabilité de la monarchie anglaise, si la Chambre des Pairs était supprimée.
Ceux qui disputent l’hérédité à la première
Chambre , voudraient-ils laisser subsister la
noblesse à côté et à part de cette première Chambre , et créer celle-ci seulement à vie ? Mais que serait une noblesse héréditaire aans fonctions, à côté d’une magistrature à
vie revêtue de fonctions importantes? cé r qu’était la noblesse, en France, dans les dernières années qui ont précédé lâ révolution; et c’est précisément ce qui a préparé sa perte. On ne voyait en elle qu’une décoration brillante, mais sans but précis; agréable à $eS pôssesseurs, légèrement bumibante pour ceux qui ne la possédaient pas , mais sans moyens réels et sâns force. Sa prééminence était devenue presque négative, c’est-à-dire qu’elle se composait plutôt d’exclusidns pour 'la classe roturière , que d’avantages positifs pour la classe, préférée. Elle irritait sans contenir. Ce n’était point un corps intermédiaire qui maintînt le peuple dans l’ordre , et qui veillât sur la liberté ; c’était une corporation sans base et sans place fixe dans le corps social. Tout concourait à l’afiFarbïir, jusqu’aux lumières et à' la supériorité individuelle 'de ses propres membres. Séparée par
le progrès des idées d’avec la féodalité , elle; était le souvenir indéfinissable d’un système
à demi détruit.
La noblesse a besoin, dans notre siècle, de se rattacher à des prérogatives constitutionnelles et déterminées. Ces prérogative* sont moins blessantes pour ceux qui ne les
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possèdent pas , et donnent en même teins plus de force à ceux qui les possèdent. La Pairie, si l’on fait choix de ce nom pour désigner la première Chambre, la Pairie sera une njagistrature en même tems qu’une dignité ; elle sera moins exposée à être attaquée , et plus susceptible d’être défendue.
Remarquez de plus que si cette première Chambre n’est pas héréditaire, il faudra déterminer un mode d’en renouveller les élémens. Sera -ce la nomination du Roi? une Chambre, nommée à vie parle Roi, sera-telle assez forte pour contre-balancer une autre assemblée, émanée de l’élection populaire?
Dans la Pairie héréditaire, les Pairs deviennent forts de l’indépendance qu’ils acquièrent immédiatement après leur nomination; ils prennent aux yeux du peuple un autre caractère que celui de Couronne. Vouloir deux chambres , l’une nommée par le Roi, l’autre par le peuple, sans une différence fondamentale (car des élections viagères ressemblent trop à toute autre espèce d’élection), c’est mettre en présence les deux pouvoirs entre lesquels précisément il faut un intermédiaire : je veux dire celui du Roi et celui du peuple.
simples délégués de la
Restons fidèles à l’expérience. Nousroyons la Pairie héréditaire dans la Grande Bretagne, compatible avec un haut dégré de liberté civile et politique ; tous les citoyens qui se distinguent peuvent y parvenir. Elle n’a pas le seul caractère odieux de l’hérédité, le caractère exclusif. Le lendemain de la nomination d’un simple citoyen à la Pairie, il jouit des mêmes privilèges légaux que le plus ancien desPairs.Un certain nombre d’écclésiastiquel, dont presqu’aucun n’est fils de Pair, parvient à cette dignité par l’épiscopat.. Les brànches cadettes des premières mcusons d’Angleterre rentrent dans la masse du peuple ; elles forment un lien entre la Pairie et la nation, comme la Pairie elle - même forme un ben entre la nation et le trône. -, :
La seconde Chambre est nommée par le peuple.
Le pouvoir judiciaire se compose de juges permanens et de jurés.