V. — Formes dysphagiques
Depuis 1940, M. A.…., souffre par périodes de trois à cinq jours, tous les deux mois, sans qu'il y ait un calme absolu entre les crises, de douleurs xiphoïdiennes et dé pesanteur trois à quatre heures après les repas. Cholécystographie : vésicule non colorée, on conclut à une gastroduodénite chez un biliaire. Néanmoins, malgré le traitement, les douleurs persistent et l’amaigrissement (61 kg.) s’accentuant, ce malade subit une vagotomie double, fin 1947, mais sans grande amélioration. Et un an après, un syndrome douloureux marquant une certaine périodicité permet de craindre un ulcus peptique qui n'est pas retrouvé à la radiographie. L'amaigrissement continue (59 kg. en novembre 1951). Hématémèse fin 1949 et épisodes diarrhéiques.
Début 1951, apparition d’une dysphagie qui augmente depuis. Novembre 1951, pituites sanguinolentes pendant trois semaines. Œsophagoscopie (Professeur Portmann) : tuméfaction intrinsèque battant violemment. On envisage la possibilité d'une ectasie aortique, quoique l'examen cardio-vasculaire soit négatif. Un nouveau repas baryté (le dernier datant de mai 1951 et ne montrant rien) révèle une hernie diaphragmatique avec brachyæsophage. En résumé, il semble donc s'agir de poussées de gastrite avec hernie diaphragmatique de constitution récente, celle-ci paraissant responsable de l'apparition de la dysphagie.
Depuis une vingtaine d'années, M. B.., 49 ans, ne supporte pas certains aliments (vin, œuf, féculents) qui déclenchent brûlu-
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res et crampes épigastriques, une heure ou deux après les répas, cédant aux alcalins. Depuis cinq à six ans, sensation de striction soüs-xiphoïdienne, lors de l’absorption de la première bouchée de chaque repas, au point d’en avoir les larmes aux yeux. Actuellement : ce phénomène a lieu durant tout le repas, pour toute bouchée solide, ce qui l’oblige à boire beaucoup. S'il est très préoccupé cette gêne n'est plus perçue. N'a jamais vomi, mais parfois au réveil, des tiraillements qui cèdent au procubitus.
Antécédents : crises d'asthme avec de l’emphysème.
— Radiographie de l'estomac : hernie diaphragmatique avec un diverticule œsophagien de pulsion. Il est mis au régime et traité
par les pansements gastriques, hormone parathyroïdienne et l’histamine à faibles doses. ,
Les deux dernières années (1949-1950), Madame Ch.., 70 ans, ‘a présenté des symptômes basedowiens (nervosité, tremblement, tachycardie) avec un petit goitre et une légère exophtalmie, mais un métabolisme basal normal. Très fatiguée, en juillet 1950. Pendant tout l'hiver dernier, bronchite fébrile, peu améliorée par divers traitements (radio pulmonaire normale). En mai (1951, apparaît une gêne à la déglutition des solides. Actuellement, toux légère avec un petit clocher thermique le soir appétit médiocre et sensation de gêne épigastrique sans horaire fixe, pas de troubles post-prandiaux, gaz mombreux, mais constipation opiniâtre, quelques céphalées frontales et bouche sèche au réveil avec soif. poids: 49 kg. 500.
A l'examen (novembre 1951), foie qui déborde avec carrefour sous-hépatique très douloureux et abdomen météorisé. Repas baryté : hernie diaphragmatique avec mega et brachyæsophage ainsi qu’un dolicho-mégacolon important, Traitement par les sédatifs, les pansements gastriques et les cholagogues.