IV. — Formes dyspeéptiques
Depuis octobre dernier, M. D..., 54 ans, vu en mars 1949, se plaint de brûlures quotidiennes dans la région épigastrique, survenant à horaire très fixe, 2 heures, après les repas du midi et du soir, celles du soir étant beaucoup plus fortes, cédant à l’ingestion de bicarbonate. 11 y à 15 jours, après l’absorption de chocolat, malaise suivi d'expulsion avec pituite. Depuis, 3 ou 4 fois au réveil, sensations nauséeuses suivies de pituites.
Antécédents collatéraux : une hernie diaphragmatique chez sa sœur (observation n° 29).
A l’examen : lipomatose diffuse douloureuse. Repas baryté : une hernie diaphragmatique de la taille d'une mandarine. Ce malade est mis au régime antidyspeptique et traité par l’hormone parathyroïdienne. |
PNR OBSERVATION 33,
Depuis 1941, Madame T..., 67 ans, qui est vue en février 1947 se plaint d’acidité gastrique et de pyrosis, surtout vers 21 heures, au milieu de la nuit, vers 2-3 heures, au réveil, vers 8 heures, après le petit déjeuner et enfin vers 14 heures. De nombreuses poudres ne l'ont calmée qué modérément. L'alimentation calme la crise, notamment le soir, où les troubles sont plus importants, 2 biscottes suffisent.
A l'examen : signe de Murphy net. Bien qu'on puisse envisager une lithiase, l'examen radiographique ne révèle pas de calcul, mais une hernie diaphragmatique de la taille d’une petite mandarine visible uniquement en position couchée. Un traitement par les pansements gastriques et l'hormone parathyroïdienne associé à un régime semble efficace, puisque la malade revue quatre mois après, ne se plaint plus que d'une crise de brûlure vers 18 heures, seulement après un écart de régime.
En février 1952, Madame J.., 57 ans, se plaint de brûlures épigastriques depuis trois. à quatre ans. Les premières années, elles ne survenaient qu'après des repas copieux, mais peu à peu elles sont devenues plus fréquentes, puis quotidiennes, deux à trois heures après les repas, l'alimentation les calme. Quand les brùlures sont fortes, elles sont accompagnées de pyrosis. Intolérance au vin blanc, au lait, aux œufs et aux crudités, tendance à la constipation, tachyphagie et insomnie.
A l'examen : abdomen très adipeux (le poids étant de 85 kg.) et signe de Murphy très électif. Une hernie diaphragmatique de volume variable, seulement visible en procubitus avec des signes de gastroduodénite est trouvée à l'examen radiographique. Elle est mise au régime biliaire et traitée par les cholagogues et l'hormone parathyroïdienne,
11 y à 4 ans, (en 1943), Madame G..., 48 ans, ayant pris froid, a eu des vomissements avec sensation de grosseur (?) dans la région
SARL LE
hépatique. L'an dernier, s'étant surmenée, elle a eu une syncopé. Depuis, brûlures et pyrosis ,soulagés par le sel de Hunt et les repas. pendant les deux heures qui suivent, aggravés par les fruits. Réveil des biliaires avec des vertiges, état migraineux surtout vers 17 heures, tendance à la constipation avec émission importante de gaz par lanus, palpitations.
Antécédents : plusieurs crises de coliques hépatiques il y a vingt ans, cure de hernie et appendicectomie en 1945. A l'examen, signe de Murphy très net. C'est une grande nerveuse, à tendance nettement hyperfolliculinique.
° Le diagnostic de lithiase avec gastrite surajoutée paraissant s'imposer, la malade est traitée en conséquence (hormone parathyrdidienne, cholagogues, testostérone}, mais deux mois plus tard, pas d'amélioration. . Plusieurs traitements sont prescrits; sans guère de résultats jusqu’en novembre 1949 où l’on découvre une hernie diaphragmatique avec possibilité de hernie sous-xiphoïdienne.
En février 1951 : elle est améliorée, néanmoins de temps en temps une sensation de blocage de l'estomac et vers 3 heures du matin, quelques malaises vagues ,de plus, toux trachéale et le soir, dyspnée asthmatiforme avec impression de bruits de clapet. Néanmoins, les troubles digestifs ont beaucoup diminué et les divers symptômes de la malade semblent devoir se rapporter en partie à l'approche de sa ménopause.
“En mars 1952, nous voyons Madame J..., 41 ans, qui, en 1949, se plaignaiïit de ballonnement. En juin 1950, trois crises douloureuses, annoncées par des migraines à début sous-costal gauche avec irradiation vers l'abdomen, des vomissements alimentaires ou bilieux la soulagent. A cette époque, 57 kg., et signe de Mallet-Guy très net. De nouveau, en novembre 1950 et en janvier 1951, vomissements deux à trois heures après les repas, en même temps sensation de soif, Le diagnostic de dysfonctionnement biliaire pouvant être envisagé, un traitement cholagogue l'améliore puisqu'actuellement son poids est de 60 kg. Cependant, depuis trois mois, au moment des règles pendant deux à trois jours, quelques douleurs
DAvIn à
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avec des vomissements bilieux. Egalement douleur médiane au niveau de D 6, D 7, et brûlures gastriques et pyrosis.
À l'examen : signe de Murphy et point douloureux épigastrique semblant correspondre à une hernie épigastrique. À l'examen radiologique baryté : hernie diaphragmatique avec insuffisance du cardia et brachy-æsophage probable. Elle est traitée par les antispasmodiques (atropine, papavérine). :