LS SET
tique, il est revu en avril 1948. L’ascite a disparu, mais les vomis-:* sements sont devenus beaucoup plus fréquents. De plus, toux quin-:: teuse, surtout la nuit. |
Transit gastro-intestinal : une hernie diaphragmatique, avec gastrite importante, une incontinence pylorique avec dilatation jéjunale suivie d'arrêt brusque de la baryte. Donc, subocclusion du grèle expliquant plus vraisemblablement les vomissements que la hernie diaphragmatique, sans occlusion totale, puisque les selles sont normales. L'origine de cette subocculsion ne peut être précisée. L'état hépatique du malade rendant toute intervention impossible, on doit se borner à des médications palliatives vis-àvis de sa cirrhose et de ses vomissements,
ETIOLOGIE
Il semble que nous n’avons affaire qu’à des hernies hiatiales. Cela suppose, ou bien un hiatus œsophagien du diaphragme congénitalement agrandi, ou bien devenu tel par un relâchement des tissus. La grande fréquence des H.D. à partir de la cinquantaine est bien la preuve que c’est la deuxiême éventualité, qui est de loin, la plus banale.
Mais, en outre, nos observations nous permettent d’envisager quelques facteurs étiologiques particuliers.
Sexe. — Nous sommes immédiatement frappés par la grande proportion de femmes figurant dans nos observations. En effet, sur 40 cas, il s’agit 24 fois de femmes, alors que nous n’avons que 16 hommes, ce qui correspond à 60 % de cas féminins contre 40 % de cas masculins. Ceci n’est d’ailleurs qu’une constatation tout à fait classique, puisque tous les auteurs, en dehors de Jean Quènu, ont déjà signalé cette prédominance (d’aucuns comme Bryan C. Murley (cité par Hillemand), allant même jusqu'à parler d’une proportion de 40 femmes pour { homme). Et, encore, l’exception constituée par la statistique de Quénu, provient-elle du fait que ce dernier présente à peu près uniquement des cas traumatiques constatés durant la guerre 14-18.
Sans doute, la constitution féminine prédispose-t-elle plus particulièrement à la H.D., de par une certaine faiblesse de la musculature ainsi que par une infiltration graisseuse plus importante de tout l’organisme. Ces deux conditions, nous allons, d’ailleurs les retrouver dans l’étiologie générale de la H.D. De plus, on peut penser que la constipation, fréquente