‹ Réflexions sur les Hernies diaphragmatiques: (A propos de quarante observations personnelles)Chapitre 18 sur 28 · III. — EXAMEN CLINIQUE · texte numérisé non relu

III. — EXAMEN CLINIQUE

Nous ne reviendrons pas sur ce que nous avons dit lors de l’étude étiologique, sur la morphologie de nos malades, rappelons seulement que, souvent, ce sont des obèses ou d’anciens obèses ou encore au moins des pléthoriques. Par ailleurs, l’examen ne nous apporte rien et il ne faut s’attendre à aucun signe physique qui pourrait faire objectiver la hernie, car la sensibilité xiphoïdienne ou épigastrique que nous retrouvons dans quelques cas, nous paraît être beaucoup plus le fait d’une hernie épigastrique concomitante que de la H.D.

Mais, par contre, l’exploration de l’hypocondre droit nous montre extrêmement souvent des signes de souffrance vésiculaire. Le plus fréquent est un signe de Murphy qui est très net et très électif dans 10 cas. D'autre part/,sans que se manifeste une électivité aussi précise, on trouve, chez 5 autres de nos malades, un carrefour sous-hépatique douloureux et, enfin, 2 hépatomégalies assez légères, d’ailleurs, et une cirrhose. ‘Au total, nous trouvons dans 18 de nos observations, c’est- à- dire dans 40 % des cas, un signe objectif d’atteinte hépato-biliaire. Il s’agit de 13 femmes pour 5 hommes avec prédominance, chez les premières, d’un signe de Murphy (9 fois sur 13) et chez les hommes, d’une sensibilité plus diffuse ou d’une atteinte hépatique, ce qui est absolument classique. En général, d’ailleurs, ce signe physique est associé à des troubles dyspeptiques qui évoquent la même étiologie, ainsi qu’à des signes radiologiques qui ne font que la confirmer.

Par conséquent, l’examen d’un hernieux, quand il permet de déceler un signe objectif n’est, dans ce cas, d’aucune utilité dans l’élaboration du diagnostic, au contraire, même, . puisque ce signe ne peut que l’orienter dans une toute autre direction,

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