‹ Réflexions sur les Hernies diaphragmatiques: (A propos de quarante observations personnelles)Chapitre 24 sur 28 · NS ONE · texte numérisé non relu

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primant les pneumogastriques, peut intervenir dans l’éclosion de ces affections. Toute autre, pathogéniquement paraît être, la dernière catégorie de faits : troubles d’allure hépato-biliaires, rencontrés chez les porteurs de H.D.

5° Syndromes d’allure hépato-biliaire.

Ainsi que nous l’avons déjà dit dans l’étude symptomatologique, bien souvent nos malades présentent un tableau d’allure hépato-biliaire, car l’association de plusieurs symptômes comme du pyrosis, des pituites, des nausées, une asthénie et

une mauvaise bouche au réveil, des cénhalées fréquentes et:

enfin une intolérance élective au lait, aux œufs et aux graisses, ne peut que nous orienter vers un syndrome hépato-vésieulaire que confirme, encore, la constatation du signe de Murphy ou d’un gros foie et d’anomalies radiologiques vésiculaires. De plus, l’épreuve du traitement et du régime vient corroborer la réalité de l’origine hépato-biliaire des troubles. Si la lithiase n’est démontrée que deux fois (Obs. n° 13 et 14) et suspectée dans deux autres cas (Obs. n® 33 et 35), c'est presque dans la moitié de nos observations (exactement 40 %) que nous trouvons des troubles d’allure hépatique et, surtout, vésiculaire. Simple coïncidence ? Ou l’une des deux affections est-elle primitive et génératrice de la seconde. Aucun argument ne permet d’incriminer la hernie à l’origine des troubles hépato-vésiculaires. Par contre, la lithiase, génératrice d’obésité et qui, ultérieurement, quand le foie devient insuffisant, peut certainement être, par ces variations de poids, un facteur favorisant de H.D. La prédominance du sexe féminin, la fréquence de troubles biliaires chez la femme vers la ménopause, la fréquence aussi, des variations pondérales à cet âge, apportent là encore, une explication. En d’autres termes, tout le chapitre étiologique en témoigne, il paraît bien que les conditions étiologiques de la lithiase et même de la simple hypotonie vésiculaire et de la H.D. soient très voisines.

Mais, peut-être, n'est-ce pas la seule explication. On sait,

en effet, la fréquence des H.D. cliniquement silencieuses, Akerlund et Berg, cités par Hillemand, ne prétendent-ils pas que près de 55 % des sujets de plus de 55 ans sont affligés d’une H.D: ? Done, même si ce chiffre paraît exagéré à de nombreux auteurs, on est en droit de penser qu’un sujet porteur d’une H. D. et qui a, en même temps, une cholécystopathie ou une insuffisance hépatique, peut faire, du fait même de sa hernie, qui fragilise la muqueuse gastrique tout spécialement au niveau du collet et qui favorise la dystonie neuro-végétative de la sphère digestive, une forme dyspeptique ou gastritique de son affection hépato-vésiculaire. Ce biliaire qui, sans sa hernie, n'aurait, peut-être, que des troubles discrets, les a plus accentués à cause de la H.D. et cet accroissement des troubles fait décider l’examen radiologique baryté révélateur. En somme, une H.D. jusque là, latente par elle-même, peut aggraver ou révéler une affection hépato-biliaire. Chaque fois que le syndrome vésiculaire s'impose et, encore plus, s’il est confirmé par la radiologie, 1l faut penser que la H.D. n’est qu’une découverte radiologique. En effet, on a pu longtemps attribuer à une H.D. énorme, les troubles digestifs de la malade n° 19, troubles qui avaient provoqué le repas baryté, révélateur de ja hernie. Cette malade, souffrant toujours, 'un interrogatoire minutieux, sans idée préconçue du fait de la hernie, et la constatation d’une sensibilité vésiculaire nette, ainsi que d’une vésicule radiologiquement exclue, entraïînèrent un traitement de cholécystite. Dès lors, cette malade fut tout à fait soulagée. La H.D. n’était donc absolument pas responsable des troubles et avait été incriminée à tort. |

En définitive, il ne faut pas chercher une explication unique à la fréquence de cette association H.D.-troubles hépatobiliaires, car les choses se passent, fort probablement, très différemment selon les cas. é

— Nous relevons, enfin, un cas (Obs. n° 40) de H.D. chez un cirrhotique, ayant eu une ascite importante. On conçoit que l’hypertension intra-abdominale, par l’ascite, favorise

l'élargissement de l’hiatus œsophagien du diaphragme, de même que cette hypertension fait distendre l’ombilic qui se retourne

en doigt de gant. Il est probable que la recherche systématique :

de H.D., chez les cirrhotiques ascitiques la ferait découvrir souvent, et il est possible, que ces hernies aggravent l’insuffisance cardiaque de ces sujets, favorisant ainsi, une tendance au eollapsus. À cet égard, elles auraient une importance non négligeable.

Ge problème de l’association si fréquente à la H.D. d’autres affections, méritait d’être souligné et discuté sous l’angle pathogénique, clinique, voire thérapeutique.

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