PAT LE
midi. Elle a eu 7 à 8 crises de plus en plus rapprochées, qui ont
duré 1 heure, sans ballonnement. Elle a souvent dù s'étendre, mais auparavant, elle devait se plier en deux. Une seule fois, une nausée a marqué la fin de la crise. En dehors des crises, elle se porte bien : appétit et digestion excellents, gaz normaux: haleine forte au réveil, quelques palpitations, céphalée frontale assez fréquente. C'est une nerveuse, tachyphage qui a maigri de 3 kilos depuis 2 à 3 mois, actuellement, 48 kilos.
Antécédents : un père hépatique. A l'examen, signe de Murphy très. électif.
Il semble donc s'agir ici d’une hernie diaphragmatique congénitale, étant donné l'âge de la malade. Il reste à savoir si ces crises d'apparition récente sont dues à cette hernie ou à une origine biliaire (signe de Murphy positif, haleine forte, quelques nausées, céphalée frontale). ;
Il y à 18 mois, Madame L..., 58 ans, vue en mars 1945, à la suite d’un repas particulièrement indigeste, a été prise d'une violente douleur épigastrique avec vomissement. On avait diagnostiqué une hernie diaphragmatique. Depuis lors, après chaque écart de régime, barre épigastrique durant une demi-heure. De plus, après chaque repas, ballonnement épigastrique avec intolérance particulière aux œufs, aux féculents, au chocolat, aux sauces et à la charcuterie, réveil nauséeux et péñible des biliaires. Il y a 7 jours, crise épigastrique plus violente que les autres vers 17 heures, en circulant en ville. Elle a dû rentrer rapidement chez elle, où son médecin lui a fait une injection de morphine. Elle a eu un petit vomissement pituiteux.
Antécédents : un ictère à 30 ans suivi de ménopause précoce et, il y à deux ans, ablation d’un kyste de l'ovaire.
A l'examen, un signe de Murphy et cellulite des membres inférieurs et de l’abdomen. Cholécystographie : grosse vésicule mal colôrée avec impression de calculs en procubitus. (un an aupara-
vant, la vésicule n’était pas visible), Un nouvel examen radiologi-'
que baryté confirme l'existence d'une importante hernie hiatale, visible même en position debout. En résumé, il semble y avoir
Pure
intrication de phénomènes dus à la lithiase vésiculaire et à la hernie diaphragmatique. Elle est mise au régime et traitée par les cholagogues. Un séjour à Vichy est conseillé.
En septembre 1951, Madame L.., 67 ans, se plaint depuis 1 an et demi de brûlures épigastriques avec pyrosis, 2 heures après les repas, par petites périodes de 4 à 5 jours suivies de calmes d’une semaine.
Il y a un mois et demi, crampes très fortes dans la région épigastrique irradiant en ceinture en arrière, tous les jours durant 15 jours de 15 heures à 19 heures, soulagées par des vomissements. Il y a quelques jours, rechute, à la suite d’un écart de régime.
Appétit diminué, éructations nombreuses et gargouillements importants. Réveil avec bouche mauvaise, selles normales. A maigri depuis 1 an, actuellement 54 ‘kilos. Cette femme a souffert de l'estomac pendant 3 mois, il y a 40 ans, à la suite de la mort de son père. | ÿ
A l’examen : carrefour sous-hépatique très douloureux. La clinique permettant de s'orienter vers une histoire vésiculaire, sans que le diagnostic d’ulcère de la petite courbure puisse être écarté, des examens radiographiques permettent de conclure à une vésicule scléroatrophique bourrée de calculs et à une hernie diaphragmatique de la grosseur d’une noix. Elle est mise au régime des biliaires et traitée par pansements gastriques, hormone parathyroïidienne et cholagogues doux.
b) Formes douloureuses périodiques d’allure ulcériforme
Depuis 25 ans, M. L.., âgé de 71 ans en juillet 1951, se plaint de coliques, mais plus souvent, d’une sensation de barre à l’estomac, après les selles de 10 heures jusqu'à midi où elle est calmée par l'alimentation, puis de nouveau vers 15-16 heures, le repas du soir ne soulageant parfois que partiellement, Ces crises douloureuses évoluent par périodes de 2 mois.