DEUXIÈME RÉFLEXION
Que fauteur n'a point rempli le titre de son livre.
Il y a peut-être beaucoup de témérité, lorsqu'un ouvrage a eu autant de succès que celui de M. de Chateaubriand , de venir le censurer. C'est s'exposer soi-même à une violente critique; mais la première chose qui m'a ljappé, à l'ouverture de ce livre, c'est l'incohérence du titre qu'il porte, avec les détails qu'il renferme. Ou s'attend volontiers à trouver, non pas une analyse complète de toutes les brochures qui ont paru depuis la restauration (i), ce serait trop
(i) On eu compte prùs de 3,000.
exiger, mais, au moins, une revue succincte de ceux de ces outrages qui ont fait quelque sensation; pas du tout, l'auteur s'est borné, en s'y appesau tissant (iième beaucoup trop, il l'examen de deux ou trois ouvrages seulement, cl ce ne sont pas les plus connus. Peut-être a-i-il pensé que c'étaient ceux qu'il importait davantage de réfuter; cela peut être.