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EXPLICATION DU TABLEAU

PRESUÈRE PARTIE , OU SOENCES QUI SONT l'INSTRUMERT GÉNÉRAL DE NOS CONNAISSANCES.

A LA tête d'un plan raisonné d'instruction doivent se trouver naturellement les sciences qui servent d'instrument à toutes les autres. Ce sont :

I .** Les langues ; 2 ." La philosophie ; 3.** La littérature.

I .* Les langues. Le langage est le seul instrument qui puisse amener jusqu'à nous les idées. Les langues dont la connaissance importe le plus dans notre position et dans l'état présent des choses sont : le français, le latin et le grec, l'allemand et l'anglais.

Langue française.

Le français est notre langue maternelle. C'est en comparant la langue maternelle avec les langues étrangères qu'on apprend ces dernières , et qu'on se forme une idée de leur génie réciproque. Cette proposition ne peut être contestée que par les gens qui

^ 9 "^ trouvent trop simple de procéder du connu à l'inconnu.

On doit donc faire précéder l'étude des langues étrangères par la théorie raisonnée du système grammatical de la langue maternelle. Je crois que jusqu'ici on n'a pas assez senti parmi nous Timportance d'un principe aussi simple , et nous étions de jolie force en versions , en thèmes , voire même en vers latins, lorsque nous n'avions encore qu'une idée bien confuse et bien incomplète du génie de la langue que nous parlions.

Je crois que , si sur ce point l'éducation domestique ne suppléait quelquefois à la lacune que présente notre instruction publique , nos jeunes gens seraient encore moins puristes qu'ils ne le sont. Mais comme cette éducation domestique n'est qu'une exception plus ou moins fréquente et plus ou moins imparfaite , elle ne doit pas empêcher l'adoption de la réforme que je propose. On ne manquera pas de répliquer par la raison banale que notre langue tire son origine de la langue latine ; mais ce n'est pas la question : il s'agit d'étudier les éléments de la grammaire générale, et l'on doit plutôt en faire l'application à la langue que parlent et que comprennent les esprita jeunes et vides des enfants. Dès qu'ils sauront la, grammaire d'une langue, l'étude des autres gram-t maires ne sera plus pour eux qu'un jeu , du moins sî nous voulons prendre la peine de donner à l'étude d^ h grammaire toute l'attention qu'elle mérite.

Langues latine et grecque.

Le latin a donné naissance à notre langue et à celle de beaucoup de peuples modernes. Sa littérature a servi de modèle à nos premiers auteurs. Ces considérations sont assez puissantes pour nous engager à y consacrer quelque temps, mais non toute la jeunesse de l'homme, comme un système routinier s'efforce de le faire.

Je l'ai dit : cette méthode date du moyen âge , qui faisait fort bien en Fadoptant, puisqu'il n'avait ni meilleur ni autre modèle à suivre que l'antiquité. Mais nous , peuples modernes , nous sommes entés non sur l'antiquité , mais sur le christianisme et sur le moyen âge ; ce ne sont pas les républiques et les peuples de l'antiquité que nous devons prendre pour modèle de nos institutions : l'importance des langues grecque et latine change donc bien pour nous. Dès l'aurore de nos temps modernes , les grands esprits ont vu le mal et touché la plaie du doigt. Montaigne , qui a porté à la superstition et au fanatisme des coups dont ils ne se relèveront pas, se plaignait déjà du temps que l'on faisait perdre aux jeunes gens dans l'étude des langues mortes : il pense que c'est la durée de ce travail qui les énerve et qui s'oppose à ce qu'ils puissent s'élever à la grandeur d'âme des anciens Grecs et Piomains. En vain Bacon, à la même époque, montrait aux recherches des savants une

^ Il -^ série inépuisable de faits à recueillir et d'expériences à tenter : on consacre toujours la plus belle partie de la vie à arranger des mots.

Citons encore le grand Milton, l'écrivain le plus prodigieux des temps modernes , que nous considérons trop exclusivement comme poète, quoique ses travaux comme publiciste le recommandent également à notre admiration. L'opinion d'un homme tel que lui , dans une proposition qui peut paraître paradoxale à bien des gens , est d'un trop grand poids et trop énergiquement prononcée pour que je ne l'insère pas ici.

« ]>îous avons la sottise , dit- il * , d'employer sept « à huit ansàécorcher misérablement autant de grec « et de latin qu'on pourrait avec aisance et délice en « apprendre en une année ; et ce qui retarde tous nos « progrès , c'est la perte du temps dépensé en exerce cices déplacés , lorsque nous forçons les esprits jeu- « nés et tendres des enfants à composer ces thèmes , « ces vers, ces oraisons, qui sont l'ouvrage du juge- « ment le plus mûr et l'étude définitive d'une tête « depuis long- temps approvisionnée par l'observation « et la lecture. Ce ne sont pas là des choses suscepti- « blés d'être exprimées par de pauvres petits garçons , « comme le sang qu'un coup de poing fait sortir du « nez , ou le jus d'un fruit à moitié vert. Joignez à « cela la mauvaise habitude de faire du latin et du « grec avec des idiotismes barbares , et qui ne pour-

* Lettre à IM. Samuel Hartlîeb , an i65o.

« raient être évites que par le commerce intime des « auteurs dont ils ont à peine une connaissance su- « perficielle. Aussi voyons-nous que si , après de va- « gués formules rassemblées confusément dans leur « mémoire , ils veulent réellement approfondir quel- « ques matières dans des livres substancieîs et d'un « enseignement spécial , ils sont obligés , pour com- « prendre ces livres , d'apprendre analytiquement les « objets dont ils traitent. C'est seulement ainsi que « le langage de la science peut être mis à leur portée. « Or cette méthode d'analyse est la plus raisonnable « et la plus avantageuse pour l'étude des langues , et « celle qui peut nous permettre le mieux de rendre « à Dieu un bon compte de l'emploi de notre jeunesse. « Quant au système actuel d'enseignement , je le re- « garde comme une vieille erreur des universités en- « core encroûtées de la rouille scolastique des temps « barbares. »

Il me serait facile de citer une multitude d'autres autorités imposantes ; mais peut-être en ai -je déjà trop dit sur une question que tous les bons esprits regardent comme jugée.

Sachant par expérience les ressources et les avantages que nous présente l'étude des langues anciennes, je leur dois trop pour vouloir les supprimer ; je voudrais seulement leur donner une meilleure direction.

Lequel de nous , j'en appelle à tous mes anciens condisciples , ne frémit encore au seul souvenir des tourments et des angoisses occasionés par l'étude du

rudiment et de la syntaxe? Si l'on savait combien les bons livres élémentaires facilitent les études, que de peines on s'épargnerait !

Dans un petit nombre d'années, lorsqu'au moyen d'études antécédentes, la faculté de la mémoire, si nécessaire pour apprendre avec fruit et rapidité les langues latine et grecque , sera arrivée au point de développement suffisant pour qu'on puisse s'en servir sans aucune espèce de risque , à l'aide d'une méthode bien différente du système auquel on est obligé de se soumettre dans nos collèges, et qui consiste dans un chaos de préceptes dont les enfants répètent les paroles sans en saisir l'esprit , dans un labyrinthe indéfinissable de règles , de définitions , d'exceptions , et dans une longue exposition de principes tous relatifs à la partie la plus métaphysique de la langue; il sera facile d'acquérir une connaissance suffisamment approfondie de ces langues qui, parce qu'elles ont été pendant si long-temps l'objet , pour ainsi dire , unique d'études scientifiques de la jeunesse , ne doivent pas maintenant être rayées du tableau de ces études. Cet abus serait aussi barbare que l'ancien , puisqu'il tendrait à faire disparaître du monde les langues des Cicéron , des Tite-Live , des Pline , des Tacite , des PlutarqueetdesXénophon , avec cette noble énergie dont elles nous offrent de si brillants modèles.

J'ajouterai ici une dernière réflexion : n'apprend pas qui veut le grec et le latin , du moins par la méthode employée parmi nous. De là tous les jours on

voit des jeunes gens rebutés , abreuves de dégoût , se croyant sans moyens intellectuels, parce qu'on leur a appris que hors du grec et du latin il n'est point de salut. Ne trouvant dans leur patrie aucune autre ressource pour le perfectionnement de leur éducation , ils vont en chercher ailleurs , deviennent souvent des jeunes gens distingués dans les arts libéraux et industriels , font jouir l'étranger de leurs talents , et conservent toujours une idée défavorable de leur pays où ils ont été méconnus. Les exemples abondent; je pourrais en citer plusieurs. Il est juste de dire que depuis quelques années une grande amélioration sôus ce rapport a eu lieu ; déjà on en voit les heureux effets : grâces en soient rendues à qui de droit.

Langues allemande et anglaise.

Notre position politique vis-à-vis de la confédération suisse et de la Prusse, l'habitude que nous avons d'aller souvent terminer nos études dans les universités d'Allemagne, nos relations commerciales, l'attention méritée que l'on doit porter aux travaux des philosophes et des publicistes allemands, nous font un devoir de l'étude de la langue allemande. La langue anglaise doit aussi faire partie d'un enseignement qui se propose de former des hommes versés dans les connaissances libérales et industrielles. Les écrits remarquables de ses philosophes , de ses ora-

> i5 < leurs , de ses publicistes et de ses poêles ; Timpor-^ tance commerciale de l'Angleterre et sa constitution politique, la recommandent à nos méditations.

Quant aux langues du midi , aux littératures espa^ gnole et italienne , les jeunes gens qui se sentiront des dispositions à les étudier devront s'ouvrir euxmêmes cette source ineffable de jouissances. Cela leur sera très-facile, grâces à la connaissance des langues anciennes et du français. Mais entre l'étude sévère et sérieuse des langues et des travaux des peuples du nord et l'étude plus riante, plus facile et plus frivole des langues du midi , les personnes chargées de diriger notre éducation n'hésiteront pas.

Philosophie intellectuelle.

La philosophie est le légitime usage de la raison humaine. Cet usage se rapporte d'une part à la manière d'acquérir des connaissances , et de l'autre à la manière de régler sa vie. L'une est la philosophie intellectuelle , et l'autre la philosophie morale. L'une et l'autre complètent l'étude de la philosophie , puisque ce n'est que pour se bien condtiire que l'on perfectionne l'usage de sa raison.

La philosophie intellectuelle doit suivre l'étude des langues. Elle enseigne à penser juste, à diriger la raison , et à se servir des langues d'une manière rigoureuse.

La philosophie , dit-on , a été placée devant l'es^^

prit humain pour la défendre du mensonge , et pour ne donner accès qu'aux idées vraies et aux notions éprouvées. Rien de mieux , si l'on était d'accord sur les vrais principes de la philosophie. Malheureusement on discute encore , et les chefs de chaque école conviennent eux-mêmes de l'insoluhilité de certaines questions ; mais ils reconnaissent aussi qu'il y a du vrai et du faux partout, et que souvent la vérité n'existe exclusivement nulle part dans les questions métaphysiques.

Il serait donc , je crois , dangereux de suivre telle ou telle école , et d'adopter un enseignement de la philosophie exclusif et tranchant. Le but de l'enseignement de la philosophie doit être de former les esprits , de les faire réfléchir , plutôt que de leur inculquer tels ou tels principes fixes. En philosophie, moins qu'en aucune autre science , il ne convient de jurare in verha magistrl. Ce n'est point l'ecclectisme , comme doctrine, que je conseille; sous ce rapport, depuis long-temps on en est revenu : mais introduit dans l'enseignement de la philosophie , il peut produire de bons résultats. Envisageons la question dans toutes les faces, étudions le pour et le contre, et pour cela étudions l'histoire de la philosophie et de ses révolutions ; car la philosophie est ancienne comme le monde , et dès que l'homme raisonne , il est philosophe. Pourtant, au préalable, on devra établir les principes généraux de la philosophie intellectuelle, en analysant les facultés de notre enten-

^ 17 -^ dément et en donnant une idée des procédés à l'aide desquels l'esprit humain travaille à la création des sciences. Ces procédés sont :

I ." La méthode , qui trace les routes à suivre pour arriver à la découverte de la vérité , et qui donne les règles pour l'exposer convenablement ;

2." La logique, qui s'occupe des lois qui président à la déduction des idées ;

3.° Enfin les langues envisagées d'une manière philosophique dans leur rapport avec la pensée. C'est ici que l'on devra traiter des théories de la grammaire générale. Un des vices de l'enseignement commun de la philosophie est de la considérer comme totalement séparée des langues, tandis qu'elle leur est intimement unie. Il devient ainsi impossible d'apercevoir les secours que se prêtent ces deux espèces de connaissances.

En effet, faire de la méthode, c'est penser; faire de la logique , c'est encore penser ; et composer une langue, c'est parler. Or penser et parler, parler et penser , sont deux opérations de l'esprit différentes , sans doute , mais qui se supposent réciproquement l'une l'autre ; car les idées sont fixées par des mots, les jugements par des phrases, les raisonnements par les argumentations relatives , et toute une méthode par tout un discours : d'autre part, un mot n'est plus mot sans son idée , une phrase sans son jugement, une argumentation sans son raisonnement, un discours sans la méthode qu'il représente. Penser et

^ 1 8 «^ parler marchent donc ensemble dans la formation des sciences humaines, et c'est une inconséquence que de prétendre les séparer. C'est ainsi que Thomme crée les ressources selon ses besoins. L'intelligence a son instrument ; les procédés sont l'usage de cet instrument , et les sciences sont le résultat raisonné de rintelligenee.

Littérature.

Jusqu'ici nous avons appris à penser et à parler ; mais il importe de savoir s'exprimer avec grâce et élégance.

Dans un gouvernement comme le nôtre , les personnes appelées à exercer des droits politiques, et à discuter les plus hauts intérêts de l'ordre social, doivent être capables d'exprimer nettement et avec élégance les opinions qu'il leur importe , comme citoyens, de faire adopter. Tel doit être le but essentiel de la littérature dans un gouvernement qui a une assemblée représentative.

La connaissance des langues mentionnées ci-dessus permet de concevoir les théories littéraires anciennes et modernes d'une manière étendue. On voit que le^ plan que nous avons en vue diffèxe beaucoup de ces cours imparfaits qui portent le nom de BJiétor/^ue, et qui ne sont que des copies plus ou moins bien faites du traité du vieil Aristote, traité qui est un writable chef-d'œuvre pour l'époque où Aristote ,

^ 19 "^ faisant rencyclopédie des sciences de son temps, analysait les théories du goût et du beau dans les arts par les mêmes procédés auxquels il soumettait la physique et l'histoire naturelle. Ce traité, à sa réapparition lors de la renaissance des lettres, fut trouvé admirable et fort expéditif par des rhéteurs qui nous donnaient des recettes pour faire des poèmes épiques et des tragédies , en prenant telle ou telle dose de certains éléments donnés : mais les théories littéraires sont devenues tellement vastes qu'il est maintenant impossible de s'accommoder d'une pareille méthode. Autrefois un savant ne connaissait ordinairement que le grec et le latin ; maintenant un littérateur médiocre doit connaître les principales langues de l'Europe. On cherche dans un cours de littérature autre chose que des règles et des préceptes. Cette étude , autrefois secondaire , est devenue de première nécessité , puisque la littérature d'un peuple est devenue l'un des éléments de son histoire , élément qui nous donne la clé de tous les autres, puisque c'est au moyen de ses ouvrages littéraires qu'un peuple transmet ses faits et ses actions à la postérité.

Un cours de littérature, traité dans cet esprit, ferait un bien immense à la ville de Neuchâtel qui , malgré la soif générale que tout le monde a de s'instruire , présente si peu de ressources aux personnes qui, avides de savoir, ne peuvent, vu leur âge et leurs occupations , se mettre sur les bancs de l'école.

Ce cours , remis en d'habiles mains , ferait naître

et entretiendrait l'amour des lettres , et par conséquent Tamour du bon et du beau. Il remédierait aux vices des éducations manquées ou négligées , et serait à la portée de tous les âges et de tous les sexes. Nous envoyons beaucoup de jeunes gens des deux sexes à l'étranger pour y exercer les importantes fonctions d'instituteur et d'institutrice : c'est une industrie tout comme une autre, honorable et lu^crative ; elle ne doit pas être négligée. Le cours de littérature en question servirait à inculquer à ces jeunes gens des principes littéraires moins bornés et mieux digérés que ceux qu'ils reçoivent maintenant ; il les mettrait à même de figurer plus avantageusement à l'étranger : autrement , le métier finira par se gâter (qu'on me pardonne cette expression) ; elle est vraie surtout à l'égard des jeunes filles qui , malgré un grand nombre de belles exceptions , ne répondent souvent pas à ce qu'on est en droit d'attendre d'institutrices pénétrées de l'importance de leurs devoirs.

Mais , pour remplir son but , un pareil cours ne sera pas chose facile à faire. Il ne faudrait pas, visant trop au grand, instituer dans une ville comme la nôtre des cours d'apparat , tels qu'on peut les trouver à Paris ou dans d'autres grandes villes de l'Europe. Plus modeste et plus élémentaire , un cours de littérature à Neuchâtel , professé par un homme bien au fait des vices de notre langage et des idiotismes odieux qui sortent souvent de la bouche et de

la plume de la masse de notre population, devra tendre à la ramener imperceptiblement à parler purement le français.

Le professeur ne devra pas, imitant les anciennes méthodes , commencer par l'étude des grands modèles du siècle de Louis XIV, regardant comme non avenue l'ancienne littérature française , si intéressante, si peu connue parmi nous, et pourtant si digne de l'être. Après des considérations générales sur la formation progressive des langues et sur la source des différents genres tant en vers qu'en prose , on devra remonter à l'origine de la langue et de la littérature française, et étudier cette littérature dans toutes ses phases et dans toutes ses révolutions , tantôt influencée par les autres littératures contemporaines , tantôt les influençant à leur tour : il faudra nous montrer les auteurs prédécesseurs et contemporains de Corneille prenant leurs modèles chez les Italiens et chez les Espagnols , par suite des événements de la ligue qui avaient fait de la France un pays plus italien et plus espagnol que français ; ensuite la littérature française importée en Angleterre au temps d'Addisson, et, quelque temps après , la littérature et les idées anglaises introduites en France par Voltaire ; puis la littérature et les doctrines françaises devenant générales en Europe , trouvant partout des interprètes , et popularisées en Angleterre par les Hume , les Pvobertson et les Gibbon , en Allemagne par Frédéric-le-Grand , en Piussie par Cathe-

rine II,. en Italie par les Beccario et les Filangieri ; enfin TEspagne et le Portugal en profitant aussi pour abolir les auto-da-fé et l'inquisition .

Tel serait le plan d'un cours de littérature à la suite duquel on aurait une idée suffisante et juste , non-seulement de la littérature française , mais encore de toutes les littératures modernes.

Le même professeur pourrait faire ensuite un second cours spécialement à l'usage des élèves du collège, et dans lequel il développerait les principeis des littératures anciennes , cours qu'au reste pourraient faire les maîtres chargés de l'enseignement des langues anciennes.

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