‹ Réflexions sur quelques poètesChapitre 16 sur 27 · Armés de pistolets · texte numérisé non relu

Armés de pistolets

Volez ailleurs, messieurs les hérétiques: Ici n'y a ni chappes ni reliques.

Les oiseaux peints vous disent en leurs chants Retirez-vous, ne touchez à ces champs ; A Mars n'est point ceste terre sacrée, Ains * à Phœbus, qui souvent se recrée. N'y gastez rien, et ne vous y jouez:

Tous vos chevaux deviendraient encloués; Vos chariots, sans aisseuils et sans roues, Demeureroient versés parmy les boues.

Encore un coup, sans espoir de retour.

Vous trouveriez le roi à Montcontour :

Ou maudiriez vostre folle entreprise, Rassiegeants Metz gardé du duc de Guyse; Et en fuyant, battus et desarmés, Boiriez de l'eau, que si peu vous aimez. Gardez-vous donc d'entrer en ceste terre; Ainsi jamais ne vous faille la guerre ; Ainsi jamais ne laissiez en repos Le porc salle, les verres et les pots ; Ainsi toujours pi... — vous sous la table: Ainsi toujours couchiez-vous à l'estable, Vaincueurs de soif et vaincus de sommeil, Ensevelis en vin blanc et vermeil, Sales et nuds, vautrés dedans quelque auge, Comme un sanglier qui se souille en sa bauge Brief, tous souhaits vous puissent advenir, Fors seulement dans France revenir Qui n'a besoin, ô estourneaux estranges ^ De vostre main à faire ses vendanges.

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