‹ Réflexions synthétiques au point de vue positiviste [microform]Chapitre 14 sur 29 · XXIX. pi · texte numérisé non relu

XXIX. pi

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chair et os, etc., elles sont soumises à riiiiluence de Toxigène de Pair atmosphérique continuellement régénéré par la végétation. Ce qui composait le sang, la chair, etc., retourne enfin, en partie, à la terre pour recommencer sa circulation en se mêlant à ce que les plantes ont déjà produit et à ce qui restait encore d'éléments de combinaison dans l'atmosphère et dans la terre. Pour plus de détails, je renvoie le lecteur aux aphysiologische Vortrâge:» (Expositions physiologiques) vo?i Di\ F. W . Beneke, Medicinalrath und Leibarzt S. K. H. den Grossherzog von Oldenburg , u. s. w. Erste Band , p. 220. ff. Oldenburg. Verlag von Ferdinand Schmidt. 1856.^).

*) Dans le Cumos , Revue des propres des sciences , etc. , V** année, 9Molume, '/"livraison, 25 juillet 1850, p. 103, il est dit que M. Geor'^es Ville demande, à une séance de l'académie des sciences du 21 juillet 1850, l'ouverture d'un paquet cacheté, dépose par lui le 17 décembre 1855 et dans lequel, après s'être posé à lui-même cette question: à quel état se trouve l'azote assimilé par les plantes? il décrit les expériences par lesquelles il croit avoir démontré rigoureusement que l'azote absorbé et assimilé par les plantes est l'îizote gazeux de ratmosplière, au moins au delà d'une certaine période de la végétation. M. Georges Ville avait déjà communiqué, à la séance du 14 juillet, la suite de ses recherches sur le rôle des nitrates dans la végétation et l'assimilation de l'azote par les plantes. Son mémoire excita un vif intérêt et fut écouté avec la plus grande attention par l'académie tout entière. La première partie de ce mémoire se trouve dans la V^ année, 9« volume, 0« livraison, S août 1850, p. 158. M. le Dr. F. AV. Beneke, dans ses Expositions phpiologiques , écrites en juillet 1855, p. 222, dit que l'azote, élément de combinaison primaire de Tair, \\\t\ au-^uncment assimilé, comme tel, directement ni

RÉFLEXIONS SYXTHETIQIES.

La souffrance el ia douleur que nous aurions le plus souvent pu prévenir, et qui ne nous paraissent imméritées que parce que nous en ignorons ou en avons oublié la cause, sont de même nécessaires et peuvent mener au bien; d'abord pour nous lau'e connaître et apprécier à leur valeur les jouissances et le plaisir, ce qui sans elles serait impossible. Puis, elles sont des motifs*) puissants de nous améliorer i)hysiquemenl , intellectuellement et moralement ; tandis que les autres nous encouragent à bien vivre, et nous empêchent de désespérer de l'avenir. En effet, lorsqu'on est parvenu à Tàge de maturité, alors que la vie subjective ou intérieure commence à dominer la vie objective ou extérieure, on trouve, en réfléchissant sur sa vie passée, qu'il y a bien des larmes qu'on ne vou(hait pas ne pas avoir versées. On éprouve alors, comuie le dit

par la plante ni par l'animal. Par contre il se combine vraisemblablement toujours avec l'hydrogène dégagée de la putrélactiou des plantes en amoniac et est ainsi d'une grande importance pour la nutritiou des plantes. Yoiln pourquoi il a directement mené, dans son esquisse de la circulation de la matière , l'azote de Tair à l'hydrogène de la putréfaction des plantes et les laisse entrer réunis dans la circulation de l'amouiac dégage d'ailleurs.

*) Voyez X, page 78.

Dante, les effets de l'Eunoë après ceux du Lethé; ou comme Gothe dans sa correspondance avec Zelter, B. V. p. 395 : (( Qu'<» chaque respiration un courant du fluide du Lethé pénètre notre être, de manière qu'on ne se souvient que médiocrement des joies et à peine des souffrances ^).

Souvent la jouissance et la souffrance ne sont que différents degrés de la sensation; mais elles dépendent aussi du plus ou moins d'harmonie entre les trois principales fonctions du cerveau; les instincts altruistes ou sociaux devant toujours dominer les égoïstes ou personnels, dans l'état normal de l'individu f). On a vu que cette prépondérance et les circonstances extérieures et intérieures favorables a la piété §), et indépendantes de notre volonté, prenaient le nom de grâce divine, qui n'est au fond que la grâce des sens ^'^).

Ce n'est donc pas d'un ciel illimité et glacial, que nous révèlent l'astronomie et la physique , qu'il faut l'attendre et l'implorer, ou d'un être imagi-

*) Man bedenke, dass mit jedem Athemzug ein atlierischer Lethestrom unser ganzes AYesen durchdringt, so dass wir uns der Freuden nur màssig, der Lciden kauni erinnern.

f) Voyez IX, p. 71.

§) Voyez XVII, p. 88.

**) Vovez XVIII, p. S S.

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naire; mais c'est eu dedans de nous, dans la vie subjective sympalliuiue ou cérébrale, qno nous Vivons la facuhé de modifier à un certain degré, qu'on doit la chercher.

C'est la que, d'après le degré d'intensité et l'état de ses fonctions intérieures, dépendant de sa conduite, chacun pourra trouver une satisfaction, une béalilnde, une indépendance, une paix, une harmonie ou imité que le momie extérieur et variable ne p<Mit plus que très-dilllcilenieut et rarement troubler et jamais entièrement détruire *) , et alors on pourra dire, comme h^ Dr. Jacob Moleschott dans son Kreidauf des Lehens (circulation de la vie), p. 451 'l"): A.vec tous ses înaux — la terre est et reste un paradis.

Toutes les fois (croyances) quelconcpies n'euriMil jamais qu'un même objet essentiel: concevoir l'ordre universel qui domine rexistence humaine pour déterminer notre relation gén<''rale avec lui §).

*) Voyez i). 17 cî 18 et IX, p. 70, 71, 72.

f ) ]Mit allen Uebeln — die Erde ist und bleibt ein Paradics.

§) Voyez le Catéchisme positiviste d'Auguste Comte, p. 12.

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KV POINT DT. VUE POSITIVISTE

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Les lois sont des relations exactes et permanentes tle simililiKle et de surcession, saisies au milieu d'une immense variété. Elles ne comportent qu'une unité purement relative , humaine , cfi un mot , subjective '*).

Des trois éléments fondamentaux de la religion, l'amour. In foi et l'activité, la première doit certainement prévaloir, puisqu'elle constitue les deux tiers des éléments de ce triple lien f) et que les deux dernières ne sont au fond que des moyens pour développer et perfectionner le premier.

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ïes vivants sont toujoiu^s de plus en plus g vernés par les morts.

*) Voyez Vin, p. 40, 47, 49, 50, 51, 5G, 61, et le Catéchisme positiviste d'Auguste Comte, p. 36.

f) Voyez IX, p. 70, 71, 72.

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Le but (le la vie est le periectionnement physique, intellectuel et ujoral, d'abord de Tnidividu,

puis de l'espèce humaine ou Grand Etre, et enfin de l'Humanité subjective ^).

Il est évident que le mot but doit être pris, ici, dans un sens général n'indiquant qu'une diiection, une tendance de progression, et non dans un sens spécial comme une relation entre le moi ou notre volonté et un certain objet de nos désirs, que nous saisissons 5 conception subjective ou purement humaine. Kant dit que lorsque nous supposons un but aux phénomènes naturels , nous admirons un miracle fait par nous-mêmes^).

La transformation continue de la matière , une plante, un animal qui se développe, comme une rivière qui coule , n'ont d'autre but que leur existence progressive elle-même, dans une certaine

*) Voyez YIII, p. 65, 66.

f) Voyez Dr. Louis Bùchner's Krafft und Stoff , ]>. TOI: die

Zweckmàmgkeit is erst vom renoctireiiden A'crstand in die Welt

gebracht, der dcmnacli eiii Wundcr anstaiint, das er selbst erst geschaffen liât.

duection, et il en est de même du Grand Etre et de rilumanité.

L'universalité des principales lois doit nous faire conclure à celle des lois de la transformation de la matière, sans que nous puissions nous faire une idée de la forme des êtres qui en résultant et qui doivent varier à l'infini selon le milieu ambiant, pas plus que nous ne pouvons connaître la forme des êtres qui surgirent autrefois et qui surgiront à l'avenir sur la terre dans des conditions diflérentes de celles de son existence actuelle ^.

• Ce qu'on nomme la vie végétale est un double mouvement intestin de tissus cellulaires dans un certain milieu, ({ui suit certaines lois de rénovation matérielle , de développement et de déclin aboutissant à la mort, et de reproduction où la conservation de l'espèce compense la destruction de l'individu. Je dis ce qwon nomme vie parce qu'au fond tout mouvement f peut être considéré plus ou moins comme vie , laquelle ainsi que le mouvement , est

* Voyez VIII, XXXI, XXXVIII, XXXIX, LUI, CXX.

f Voyez Neue Darstellung des Sensnalismtis (Nouvel exposé du sensualisme) de Dr. Hcim'ich Czolbc. Leipzig, Hermaun Costenoblc. 1355.

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RKFT.EXTONS SYXTÎÎKTTQnES

universelle, de nirnie ([iie la sympathie ((rabord altractioii ou i^n'avité et alTuiiliO-Ii ^'Y '' '^'' diiïérence réelle que dans le degré d'intensité, de eomplieation, et dans les différentes affinités, formes et combinaisons, dt'pendant toujours et partout les unes

des autres ^.

La vie animale inférieure consiste dans ce mérne double mouvement intestin dans un certain milieu , fonction de tissus, d'organes et d'appareils soumis

aux mêmes lois.

La vie animale supérieure est soumise aux conditions et aux lois précédentes avec un système nerveux central , et à des lois d'alternation , de perfectionnement et d'hérédité f.

La vie humaine dépend de toutes les conditions précédentes et se trouve soumise aux mêmes lois ^ mais l'intensité des fonctions matérielles , végétales, animales et cérébrales, y est supérieure, et les tissus, les organes, les appareils et systèmes y sont plus comphqués, plus fins et plus perfectionnés. Aussi aucune autre es[)èce n'a pu

* Yovez Kreislanf des Lehens (circulation de la vie) de Jacob Moleschott, p. 334. Maintz, chez Victor Zaborii, ■2« éd. 1855, et Iseue Darstellung des Sensualismus (Nouvel exposé du sensualisme) de Dr. Heinrich Czolbe. Leipzig, Hermann Costenoble. 1855.

f Yovez Caiérhi^we posifimie d'Auguste Comte, p. 100.

aimer plus tendrement, penser avec plus de lucidité, et agir avec plus d'énergie et d'empire sur le milieu ambiant et réagir sur le perfectionnement trinitaire de ses fonctions , sur celui de son espèce ou du Grand Etre, et enfin sur celui de l'Humanité, ce qui la rend supérieure à toutes les autres espèces sur la terre.

La raison est l'instinct mobile, et l'instinct est la raison ^wd^Q,

La foi positive expose directement les lois effectives, tant intérieures qu'extérieures, des divers phénomènes observables qui nous permettent de les prévoir les uns par les autres. Elle explique le comment et jamais le pourquoi. Des lois physiques supposent, en effet, des lois logiques, et réciproquement.

L'ordre objectif et subjectif à la fois se con-

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KÉFT.EXIONS SYNTHETIQUES

AU PUiM DE VUE POSITIVISTE.

State sans jamais pouvoir rire expli(ïué que ronune une propriété physiologique , c'est -à-dire pliysique , de la matière nerveuse ayant , outre les qualités de l'irritabilité, de la sensibilité, de la eontractilité , et celle de saisir des rapports, la propriété d'un miroir "" ([ui, au lieu de réfléchir les images, en garderait l'empreinte avec plus ou moins de connaissance , selon le degré d'intensité du mouvement conununiqué par un agent extérieur quelconque.

M. le Dr. Ileinrich Czolbe f a essayé de prouver que les qualités des sensations consistent dans les différentes vitesses de simples mouvements; les qualités de trois manières de sentir: le besoin, la satisfaction et la souffrance, en partie dans les différentes intensités, en partie dans respèce d'équilibre de mouvements composés; mais que la qualité commune à toutes nos fonctions qu'on nomme connaissance (Bewusstsein) consiste dans une direction spéciale de l'activité cérébrale, rentrant en elle-même, et constituant une unité qui n'est plus à décomposer ; soit que cela ait lieu dans des fibn^s nerveus«\s de forme circulaire, par réflexion, par rotation ou de

* Voyez CXVIII.

-j- VoVez son thitstehv.ng de;^ Selh4heicimtxeins (Génération de Tapercei)tion). Leipzig, Ilennann Costenoblc. 1S55. p. 17.

quelqu'autre manière physique ^. Il ajoute qu'il est très-remarquable que les seules catégories possibles de qualités des fonctions du cerveau ou psychologiques correspondent exactement aux seules catégories possibles de mouvements communiqués ; et il explique comment de la qualité qu'on nomme la connaissance (Bewusstsein) et des qualités des sens naissent les procédés physiques : l'observation , la perception (image ou notion) , la conception , le jugement, la conclusion et la volonté -j-.

L'ordre objectif et subjectif à la fois fournit l'unique source possible de toute explication raisonnable, qui consiste toujours à faire rentrer dans les lois générales chaque événement particulier , et dès lors susceptible d'une prévision systématique , seul but caractéristique de la véritable science §.

Le cœur est nécessaire aux prmeipales inspirations de l'esprit; il doit aussi servir à en faire comprendre et apprécier les résultats.

* Voyez J^eue Darstelhuig des Sensualmniis (Nouvel exposé du sensualisme), de Dr. Ileinrich Czolbe, p. 26 et 27.

f Voyez Mtstehung des Selbstbewussisems (Génération de l'aperception), p. 2 8, et la Fsydiologie, dans l'ouvrage du Dr. Heinrich Czolbe cité ci-dessus.

§ Voyez Catéchisme positiviste d'Auguste Comte, p. 14; VIII, pages 46, 53, 55; XLII, pages 117.

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D-aboid , dans la cuiicepliuii du roiiroiirs luiliiaiii, Pattention concerne, naturellemeni , la solidarité, de préférence à la continuité; mais, (juoique celle-ci soit d'abord moins sentie, parce ({u'elle exi"e un examen j)lus profond, la notion en doit finalement prévaloir, car l'essor social ne tarde guère à dépendre davantage du temps que de Tespace.

XLTI.

Chaque vrai serviteur de rilumanité a deux existences successives: l'une temporaire, mais directe, constitue la vie proprement dite: l'autre indirecte, mais permanente, ne commence qu'après

la mort.

La première, toujours corporelle, est qualifiée d'objective*, surtout par contraste envers la seconde qui, ne laissant subsister chacun que dans le cœur et l'esprit d'autrui , mérite le nom de srd>jective.

* Voyez XXXiX, page 115.

Telle est la noble immortalité , nécessairement Immatéri(dle^ que le positivisme reconnaît à notre a me, en conservant ce terme précieux pour dési'Hier l'ensemble des fonctions morales, intellectuelles et actives , sans aucune allusion à l'entité coriespondanle ^.

Nos facultés les plus nobles, comme les plus nobles phénomènes, sont, partout et toujours, subordonnées aux plus grossières.

Plus les êtres, les phénomènes et les produits se compliquent , plus ils deviennent modifiables.

D'après la hiérarchie théorique des conceptions humaines ou hiérarchie encyclopédique des sciences+, on voit que, plus elles deviennent complexes ^

* Voyez XX, p. 89.

f Voyez VI, p. 41 , et CXIX^

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plus leur domaine devif^^t spèriai , en iuciiic tcujps que les moyens d'approchci du vrai augmentent avec le nond)ie des nielliodes.

La malliemaîi(|ue, la [dus générale et la pins simple des sciences , est , au fond Ja lo-ique, et nous indi(fu<^ les mélliodes générales de raisonner.

Cette généralité, comme la nécessité où Ton se trouvait (Fabord d'explupier les phénomènes par ses sensations, et de descendre ainsi de l'homme au monde, ou du sujet à roI)jet , avant de pouvoir remonter du monde à l'homme , a fait donner le nom de mathêmatiqne (science par excellence) dans l'antiquité, à la logique, qui iiY^st qu'un moyen général applicable à toutes les sciences; tandis (practuellement , après nn préand)ule scientifique, qui s'étend de Thaïes et Pythagore jusqu'à Bichat et Gall , et qui était nécessaire pour élaborer successivement les matériaux de la systématisation finale^, c'est la morale qui est la science par excellence, toutes les autres sciences ne devant s(t- Yir que comme moyen de la perfectionner:

L'astronomi(^ nous apprend les mtHliodes d^ob-

servation :

* Voyez LLX, page 120.

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La pliysique y joint celles de l'expérimentation , qui n'est pas applicable aux deux premières

sciences ;

La chimie ajoute les méthodes de classification

et de nomenclature;

La biologie , celles de comparaison ;

La sociologie, les méthodes historiques, et enfin,

La morale'*', qui est autant un art qu'une science, et dont le domaine est le plus spécial en même temps que le plus compliqué, puisqu'elle traite des individus, se sert de toutes les méthodes précédentes, augmentées de celles que donne la morale même ; tels sont le sentiment , la raison et l'opinion (par l'instruction et l'éducation); déplus, le culte de la religion positive ou de l'Humanité: la confession, la prière et la communion; enfin, la connaissance de nous-mêmes et surtout celle des autres.

Ce sont ces moyens, dus à notre organisation , très-supérieure à celle des autres êtres à système nerveux central connus , qui nous permettent , non-seulement de dominer les autres races f ; mais encore de modifier de plus en plus le milieu

* Voyez CXIX.

f Voyez XXXVI, page 115.

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KÉFI.EXIONS SYNïnîrrrQUES

à noire avantage et à notre perfectiuiiaernent piiysKjue, nileliectuel et moral (qui sont toujours solidaires), pour devenir ainsi de plus en plus religieux.

Foutes les seienccs ne doivent donc aujourd'hui èlre traitées uniquement que comme devant servir au perfectionnement de la morale et à la satisfaction de notre l)esoin iV unité, qui constitue la sanlé de Pâme, en nous indiquant les méthodes les plus sures et les plus eilicaces pour la réaliser, tant individuellement que collectivement.

Un ne détruit (pie ce qu'on remplace en nn'eux,

11 convient que les femmes et les prolétaires aient des clartés de tout; le temps qu'on gagnera en ne s'occnpaiit plus (pie de ce (fui peut servir à atteindre le but général de rHumanité , consi-

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dérée comme purement terrestre , les fi^ilitt'S que donnent hs méthodes positives, une application générale des machines et le développement de l'industrie permettront de réaliser cette convenance prochainement , sans qu'ils ou qu'elles aient aucunement besoin d'approfondir les sciences ; celles-ci , comme dogme, étant le domaine spécial du sacerdoce, qui est toujours prêt à le démontrer et à l'expliquer à ceux qui le désireraient et qui en auraient le loisir, la morale, le culte et le régime devant suffire aux autres classes.

Bientôt le genou de l'homme ne fléchira plus que devant la femme ^. Non-seulement les positivistes veulent la bénir comme mère, sœur, (épouse et fdle, en donnant à ces titres chéris une valeur jusqu'alors insaisissable, mais ils aspirent encore à pouvoir eniin la proclamer l'ange médiateur entre l'Etre suprême et l'homme, et l'adorer comme la repnjsentation la plus réelle, la plus suave et la plus pure de l'Humanité f.

* Voyez tome I du Si/sieme de politique positice d'Auguste Comte, p. 259, et VEssai de prières positives, de M. Joseph Lougchampt , 2* édition, p. 26.

f A'ovez LV, p. 125.

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Entre l'homme et le monde il faut rilumaiiité; entre Tlioinme et rifumanité, la femme.

Aimer \aut encore mieux qu'être aimé , et donner vaut mieux que recevoir.

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