‹ Réflexions synthétiques au point de vue positiviste [microform]Chapitre 16 sur 29 · IV · texte numérisé non relu

IV

KÉFLEXfONS SYNTHETIQUES

LXXTV.

L'égalité est un mensonge dégradant.

Le suffrage universel, sans délégation selon les capacités reconnues, est une aliénation mentale.

LXXVT.

II faut à l'espèce humaine, plus qu'aux aulrt^s, des devoirs pour faire des sentiniruts.

La principale force de la femme consiste à surmonter la difficulté d'obéir.

Lxxvni.

L'obéissance et la soumission volontaire sont moralement supérieures à la révolte, comme au commandement.

La providence humaine ^ consiste dans la providence morale représentée par la femme; la providence intellectuelle représentée par le sacerdoce, et la providence matérielle représentée par le prolétariat.

Chacun déj)end , à tous égards et sans cesse, de l'Humanité et de ses lois statiques et dynamiques, ainsi que du milieu dans lequel il vit. Cela fait dire par Voltaire à Zaïre:

// J'eusse cte près du Gange, esclave des faux dieux, // Chrétienne dans Paris, musulmane en ces lieux. //

On est, le plus souvent, plus touché des inconvénients actuels que des avantages lointains et douteux.

* Voyez XIX, p. 89.

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TIÉFLEXIONS SYNTHETIQUES

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Le Grand Être ne fonctionne jamais (jne par des organes finalement personnc^Is et qnelqnefois même avortés.

L'impnissance finale des croyances théologiqnes, l'intime danger des doctrines métapliysicpies et l'insuffisance des répressions purement matérielles font hautement ressortir le besoin universel d'une réorganisation spirituelle, seule adaplée à la vraie maladie occidentale, la puissance spirituelle de l'ancien pape au moyen âge étant complètement dissoute par les derniers événements de Rome.

Le positivisme seul pourra reconstruire dignement ce pouvoir admirablement ébauclié alors- les propriétés principales de son doîrmo , h\ philosophie positive*, étant:

Y. de manifester ]>ar expérience les lois que suivent, dans leur accomplissement, nos fonctions intellectuelles, et, par suite, la connaissance pré-

* Voyez le premier volume du Cours de philomphie positive d'Aui^uste Comte, p. 32, 40, 41, 43, 48.

cise des régies générales convenables pour procéder sûrement à la recherche de la vérité;

2". De présider à la refonte générale de notre système d'éducation.

3". De contribuer aux progrès particuliers dçs diverses sciences ;

4°. De pouvoir être considéré comme le seul fon^ dément solide de la réorganisation sociale qui doit terminer V état de crise dans lequel se trouvent depuis si longtemps les nations les plus civilisées. Ce sont ces propriétés qui donnent aux adjectifs 'positif ou positiviste le sens de réel , utile , certain, précis, organique, relatif, et surtout social *.

Basé sur les sciences, le passé et notre organisalion, le positivisme doit, nécessairement, se développer toujours davantage et améliorer de plus en plus la constitution trinitaire du Grand Etre. Il épure les sciences elles-mêmes de ce qu'elles ont d'inutile, en leur donnant toujours un but social, et ses méthodes s'appliquent autant à la politique et à la morale qu'à la science, à la philosophie, à la religion et même à la poésie.

* Voyez page 14 et notes 2, 1» et i^.

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La religion positive est l'unique force qui puisse contenir également les inclinations rétrogrades des gouvernements et les tendances anarebiques des populations, en recommandant à la fois Fordri* an nom du progrès, et le progrès au nom de l'ordre.

D'après la loi des trois étals par lesquels doivenl nécessairement passer nos conceptions quelconques pour l'individu comme pom- l'Humanité * , i^'ducation doit suivre les mêmes phases, afm d'être d'accord avec le développement naturel de la jeune âme. Elle doit être pour renfance , jusqu7i la fui de la dentition (envirou sept ans) tliéologiciue (fé(iclie d'abord, puis polythéiste et monothéiste, comme le seraient spontanément les conceptions de l'en Huit ) ; ensuite métaphysique jusqu'à la puberté (envirou quatorze ans), et enlîu positive, jusqu'à l'âge de rémancipation (envirou viugl-et-un ans).

♦ Voyez p. 30 et 21 et VTTT, p. 45.

Le caractère essentiellement relatif du positivisme permet toujours de répondre aux questions des jeunes curieux , sans aucune hypocrisie , en leur déclarant que les opinions émises sont celles qui conviennent à leur âge, et en les avertissant qu'ils en changeront bientôt , suivant ce que firent jadis leurs parents.

La religion positive emj^rasse à la fois les trois grandes constructions continues : la morale et la poésie , domaine du beau ; la philosophie et la science, domaine du vrai ; la politique et l'industrie, domaine du bien ; dépendant respectivement de l'aiTectivité , de l'intelligence et de l'activité, dont les fonctions siègent dans les régions centrale , supérieure-fi'ontale et inférieure-postérieure du cerveau.

La paix et les conquêtes de l'industrie finiront par remplacer la guerre devenue d'offensive défensive, et qui, comme autrefois, est malheureusement encore un moyen de progrès et le sera tant qu'il y aura des peuples d'une différence de civilisation

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très-lraucliee. L'avènement procliain crim pouvoir spirihid dans le genre de celui du temps d(^ lîildel)rand et de Boriiface VIII y pourvoira; mais aloi'S basé sur une foi plus réelle, plus soeiale , plus religieuse, et universelle^. Celui du mo)en âge, malgré ses prétentions, n'est jamais parvenu à réaliser Funiversalilé.

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