De Legib., liv. II. ch. xix
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l'cspi'iL (le l'Évangile nous tient ce noble langage, voici encore une fois le casuiste qui nous enseigne tout l'opposé, qui se fait l'apologiste des faits contre le droit, de la guerre contre la paix, de la servitude contre la liberté. La guerre est un droit en cas de légitime défense; c'est un principe incontestable, qu'il nous est impossible de ne pas accorder à Suarès. Mais comment la guerre peut-elle justifier l'esclavage, que Suarès a déjà défendu i)récédemment au nom de la loi civile, comme une restriction utile apportée à une concession? L'esclavage, nous dit-il, est une sorte de pénalité prononcée par les lois de tous les peuples contre celui qui prend les armes pour faire une guerre injuste, et à ce titre il mérite le respect autant qu'aucune autre loi pénale d'origine purement humaine. Determinatio illius juris est quasi lex qitœdam pœnalis usu hominum introducta
contra gerentes injustam bellum Hœc autem lex sic
intellecta ohligat reum ad pœnam eadem propositione quâ aliœ leges pœnales civiles ^ Il est heureux qu'on ne puisse pas soutenir une seule proposition contraire à la morale et à la justice, sans faire violence en même temps à toutes les règles de la logique. En supposant même une guerre injuste, une agression imméritée de la part du vaincu, depuis quand y a-t-il un droit contre le droit? Pourquoi le crime d'une agression injuste est-il puni par cet autre crime qui consiste à réduire un homme à l'état de chose ? Pourquoi le sujet est-il frappé quand le souverain qui a commandé