‹ Réformateurs et publicistes de l'EuropeChapitre 21 sur 81 · Ia-8«. Lyon, 1630, liv. V, ch. vi, p · texte numérisé non relu

Ia-8«. Lyon, 1630, liv. V, ch. vi, p

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acceptées dans la tbule encore ivre du sang de la Saint-Barthélémy, qu'on lise le livre de Charles Labitte: De la Démocratie chez les prédicateurs de la Ligue, ce précieux souvenir d'un jeune écrivain enlevé trop tô t aux lettres sérieuses et à l'enseignement du Collège de France'.

Si nous nous tournons maintenant du côté de la Réforme, nous n'y trouverons guère plus de modération. Il faut sans doute en excepter les pères du protestantisme, qui, ayant fondé leur doctrine avec le secours des princes, avaient besoin de les ménager. Si Luther appelle Henri VIII « le plus grossier de tous les pourceaux y>, c'est au théologien qu'il s'adresse, non au roi. Puis il n'est pas obligé d'être plus poli qu'on ne l'a été envers lui, dans un siècle où la politesse était plus rare que l'esprit et la science. Henri VIII, attaquant sa Captivité de Babylone, l'avait qualifié lui-même de loup infernal, de membre du diable, d'âme puante et maudite. Toutes les préférences et même les faiblesses du moine de Wittenberg sont pour les têtes couronnées. Il est l'adversaire déclaré de Mûnzer, de Jean Mathias, de Jean de Leyde et de tous les révoltés. Il blâme la guerre des paysans avec une énergie sauvage , demandant qu'on les tue, qu'on les assomme, qu'on les traite comme des chiens enragés. Il écrit aux insurgés de Danemarck : « Ne combattez jamais contre votre maître, fùt-il un tyran, et sachez que ceux qui l'osent attaquer trouveront leur juge. » Calvin, dans son Institution chrétienne, et avantd'être devenu lui-mêmele

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