‹ Réformateurs et publicistes de l'EuropeChapitre 41 sur 81 · Alheisrmis frhnvphalus, préfuce · texte numérisé non relu

Alheisrmis frhnvphalus, préfuce

parlerai bientôt, son Discours sur la monarchie espagnole, où il demande avec énergie, comme le dernier terme de perfection où puisse atteindre la société chrétienne, la domination de l'Espagne sur tous les peuples du monde. Quant aux témoignages des auteurs contemporains, réunis avec le plus grand soin par M. Baldacchini *, ils s'accordent tous à nous représenter le moine de Stilo comme un personnage moitié politique et moitié mystique, qui partout soutient ensemble le rôle de prophète ou de messie et celui de roi. Mais je m'en tiens à la parole de Gabriel Naudé, qui a vécu plusieurs années dans l'intimité de Campanella, qui l'aimait tendrement et l'admirait de bonne foi, qui, dans son panégyrique d'Urbain VIII ^, s'est répandu en reconnaissance devant ce pape pour avoir obtenu la liberté du moine italien. Gabriel Naudé dit expressément que Campanella voulait se faire roi de la haute Galabre, qu'il se faisait appeler le Messie, et que s'il n'a pas établi une religion nouvelle, la force seule lui a manqué. J'ajouterai que cette assertion est parfaitement d'accord avec plusieurs passages de XdiCitédu soleil el du. Discours sur la monarchie espagnole, enfin avec l'ensemble de la philosophie de Campanella. Nous y trouvons un Dieu qu'on a bien de la peine à distinguer de la nature; et le catholicisme, tel que le comprend Gampane'la, n'est pas précisément celui que prêchaient saint Dominique et saint Thomas. Il parle sans cesse de

1. Vita e filosofia di Tomaso Campanella, 2 vol. in-8°. Naijle;, 1840 et 1843.

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