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gue, on doit remarquer que les phrases se composent toutes à peu près des mêmes éléments, dont les urs reviennent sans cesse’: ce sont les éléments principaux ; et dont les autres, quoique toujours susceptibles de concourir à la formation d’une phrase, reviennent plus où moins souvent : ce sont les éléments secondaires. De là, dans la grammaire, distinction entre les règles. Il y a, en effet, les règles principales et les règles secondaires ; et il importe de les distinguer les unes des autres, pour donner un soin spécial aux règles principales et seulement un soin secondaire aux règles secondaires, puisque ces dernières, sans être absolument exclues d’aucun auteur, sont pourtant plus on moins particulières aux uns qu'aux autres.
Les règles principales sont des règles indispensables pour bien apprendre une langue. Ilest donc né-:
cessaire de commencer par elles et je:
ne puis m'expliquer, entr'autres choses, comment le que retranché qui est une tournure si fréquente et en même temps si latine, ne vient que fort tard à la connaissance des élèves, après tant de: règles insignifiantes de
la syntaxe. Sans doute toutes les règles sont utiles. Mais il suffit de savoir où les trouver méthodiquement,
Chaque fois qu'on en a besoin. C'est dans ce but qu'ont eté faits mes tadleaux de grammaire. Aussitôt qu'un enfant en a la clof, ils’en sert aisément pour trouver toutes les règles, qui lui sont nécessaires.
Après les tableaux et comme conséquence «\u même principe est venu un autre travail, où tous les éléments possibles d’une phrase, quelle qu’elle soit, sont groupés äe manière que l'élève, sous la direction de son professeur, Lee décomposer tous ses devoirs.
tte phrase type, espèce de canevas, imprimée et tirée à nombreux exem-
lairos, constitue sa copie de chaque Jour ; et grâce à elle l'étude lui est rendue attrayante et facile.
. Restaient les difficultés de dictionnaire qui, sans aucune utilité, retardaient à tout moment la marche de l'élève et par là même les explications du professeur. Pour obvier à cet inconvénient,il à été composé des livres, où: ces difficultés n'existent plus. Car er côté est le texte latin ou tsngaies
l’autre le dictionnaire. a |
L'un de ces livres a pour titre:
thèmes, discours et vie d'Agésilas. TI contient un résumé très-court de la grammaire latine, résumé, qui est mis en regard de chaque thème. La page étant divisée en deux parties égales, en haut se trouve la règle, en bas le thème, qui en est l’application, vis-àvis le dictionnaire cerrespondant.
C’est la même disposition pour la vie d’Agésilas, en haut le bon français, en bas le français mot à mot.
La pensée, qui a présidé à la composition de ce livre, c'est que, pour bien apprendre le latin, il n'est pas nécessaire de faire un thème sur toutes les règles de la grammaire, et qu'il suffit d’avoir à faire l'application des règles les plus usuelles, sans aller se perüre dans les difficultés, qui naïssent de l'opposition des idiômes et de la différence des civilisations Une ps tirée d’un auteur latin vaut pour moi tous les recueils de thèmes. Car elle renferme toute la langue; et Jacotot, célèbre professeur français du dernier siècle, l'avait bien compris quand il posait son fameux principe, principe profond : fout est dans tout. La langue, ne l’oublions pas, a existé avant la