‹ Réforme de l'enseignement [microforme] (volume 2)Chapitre 9 sur 16 · D PARA TS · texte numérisé non relu

D PARA TS

TR

e accueil bicnveillant, c'en était fait. Je renonçais, et pour longtemps, à compléter l’œuvre, à laquelle j'ai pourtant consacré mes plus belles années. Mais il n’en sera pas ainsi, ot j'ai l’espérance d'obtenir de lui la protection, que je sollicite et qui m'est nécessaire pour continuer mes travaux avec fruit et les terminer en pou de temps. Non,

il ne voudra pas enlever au Canada

l'honneur d’une réforme incontestablement utile; j'en ai pour garant la bonté avec laquelle il m'a reçu sur la simple vue d'une lettre, que je lui de-

mande la permission de lire, parce

qu'elle renferme des considérations intéressantes pour tout Je monde.

Voici cette lettre :

Monsieur le ministre,

. Avant de quitter un pays où les Français trouvent tant de sympathies, je crois devoir m'adresser à vous et appeler votre attention sur des travaux,

qui ont pour but de changer du tout au tout là méthode d'enseignement ac-.

tuellement suivic. |

- Vous savez comme moi au prix de quels pénibles efforts renouvelés.

chaqué jour los pauvres enfants ar-.

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rivent, après de longues années, au terme de leurs études, . sans avoir fait cependant, malgré leurs fatigues, de bien grands progrès en aucune branche des connaissances . humaines ; et vous n’êtes pas étranger, j'en suis sûr, au mouvement qui se produit de toutes parts, mais surtout en France, pour chercher comment on pourrait mieux faire. Aussi ai-je l'espérance que vous daignerez examiner mes travaux, et, sil ya lieu, accorder une protection éclairée À une œuvre éminemment utile.

Déjà j'ai fait appel à des hommes qui auraient dû, Ce semble, par

suite de leur position, s’estimer heu-

reux d'associer leur nom à une réforme reconnue par tous. comme nécessaire. (‘ar s’il est honorable de consacrer su vie à uno idée, dont puisse un jour profiter l’humauité, il ne l’est

pas moins de donner la main à ceux

qui travaillent pour les autres et surtout pour les enfants.

‘ Malheureusement cela n’est pas, (généralement du moins,) et il suftit de parcourir l’histoire de tous les in-.

venteurs, pour voir à quels obstacles ils se sont heurtés et combien d’entre

érotisme itsiinrmmaerranmitnrtenr maine dofonintntinns mime Vos conan 2

eux, après avoir longtemps nourri de

chères illusions, ont fini par douter

d'eux - mêmes et par abandonner le

‘combat, au moment où ils allaient

rem porter la victoire.

‘C'est que toute chose nouvelle blesse bien des intérêts et que la routine

‘étant partout et en toutes choses fort

honoree, quiconque s'attaque à elle soulève des tempêtes. C'est aussi que les

découvertes les plus fécondes en résul-

tats de toutes sortes, ne sont pas sans être entourés de difficultés nombreuses, qui demandent à être éclaircies d'abord, avant qu'elles deviennent vraiment utiles; mais quand une fois, si je puis ainsi dire, elles sont comme dégagées des langes de leur berceau, elles bravent toutes les contradictions et tous les contradicteurs.

‘ Pour ne citer qu'un fait entre mille, qui prouve que des hommes même supérieurs peuvent passer assez légèrement sur une grande découverte, il n'y à qu'à M à la délibération des membres de l’Institut, qui taxèrent de folie la proposition faite par Fultou à Napoléon Ier de le conduire en Angleterre sur des bateaux, qui marcheraient contre vents et marées.

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“ Si des hommes comme Fulton ont eu tant de peine à faire triompher des idées, dont les conséquences merveilleuses ont cependant depuis transformé le monde, est-il étonnant qu'au milieu des luttes de partis, qui déchirent notre malheureuse France, des ministres d’un jour, tout occupés de se maintenir au pouvoir, ne trouvent pas le temps de donner audience à un

inconnu. Et d’ailleurs qui pourrait

lutter contre le mauvais vouloir d’une bureaucratie orgucilleuse et jalouse !

‘*A près bien des démarches, j'ai enfin conpris qu'en France il n'y avait rien à faire pour moi et, qu'eussé-je mille fois raison, je ne serais pas écouté. J’ai fait comme tant d'autres. Je suis venu

en Amérigqre, et jusqu'ici je n'ai pas eu

lieu de m'en repentir, puisque, dès mon arrivée à Québec, j'ai trouvé dans le Révérend M. Hamel, recteur de l’'Université-Laval, un honime compétent entre tous, qui a accepté en principe toute ma manière de voir.

* Dès lors j'ai pensé qu'il ne fallait

as en rester là ; et voilà pourquoi j'ose vous demander, monsieur le ministre, de me venir en aide dans l'œuvre immense, que j'ai entreprise et que

ue

j'espère mener à bonne fin avec votre concours : « La réforme de l’enseignement.» À vous autant qu’à moi en reviendra l'honneur. |

«Agréez, monsieur le ministre, l'assurance du profond respect, avec lequel j'ai l’honneur d'être votre très-humble serviteur. |

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