LE CHAR DE TRIOMPHE
Quand j j'ai annoncé l'intention d’ecrire dans les journaux pour y eontinuer l'expo-é de mon système et traiter des ameliorations à apporter dans tout l’enseignement, je m’entendais pas par là être ehaque jour sur la brèche pour repousser les attaques de l’enne mi, ne sachant point alors avoir personne contre moi,
Pouvais-je ercire on effet qu'après l’aceueik
irest..
bienveillant, qui m'avait été fait à Québec, et dans une que,.tion du plas haut intérêt où la sympathie de tous semblait devoir m'être acquise d'avance, on eût attendu à six mois avant de m'attaquer? Comment n’auruis-je pas été surpris de voir des adversaires qui, par dédain, avaient pu se taire pendant si longtemps, sortir tout-à-coup de leur réserve ?
Lx mieux, je le sais, cut été de les laisser s’escrimer dans le vide avec leurs sabres de bois et de rie de leurs coups impuissants, Vouloirx, comme je lai fait d’abord, répondre en détail à des articles mal écrits et mal pensés était certes leur faire beaucoup d’honneur. À ce compte-là, uvec seulement dix pédants de leur trempe peu scrupuleux sur le style (car ils ne le sont guères), je me scrais taille de la bescgne.
J'ai donc bien fait d'en finir et de ne pas reconnaitre plus longtemps au premicr gratte-papicr venu le droit de venir eränement, une plume d'oie à l’orcille, se camper sur mon chemin pour croiser le fer avec moi.
À mon kambie avis, pour juger un système d'éducation, dont äa base est la langue latine, il fut au moins savoir cette langue; et quiconqué ne la connait pas ou la connait peu, doit prudemment se tenir à l'écart s’il. ne veut recevoir quelques horions.
Ceux-là seuls sont mes juges, qui ayant fait dés études complètes, peuvent eritiquer mes travaux en <onnaissaice de cæuse et vous n'êtes pas de ceux là, M. Piérard ; vous êtes donc incompétent et vous me paraissez assez
audacieux de refuser à ces MM. du Sémipaire le droit de juger la question, quand vous, Piérard, qui ne savez pus le latin, prétendez pouvoir le faire.
Ah! vous avez cru, en compagnie de votre ami Toussaint et du cher Beaurivage, vous coucher dans la poussière, à plat ventre sous les roues de mon char pour m'empêcher d'avancer ; mais braves gens, si j'avance, vous serez écrasés. J'entends déjà craquer vos os; un «ang noir et épais sort à gros bouillons de vos larges blessures et bientot... mais arrétons-nous, arrêtons-nous, ce spectacle navrant me touche profondément. Encore un peu et je pleurcrais. Mais qu'y faire ? On peut vous dire comme à l’autre. Tu l'as voulu, (rcorges Dandin, tu l'as voulu ! Que diable aussi alliezvous faire dans cette galère ! Allons ! congerits, la main au képi et saluez poliment, tout jeune qu'il, est votre maitre à tous. Dans la bataille, sachez-le mes amis, on donne et on recoit des coups, et celui qui ne tue pas est tué. Dans cette alternative, vous le comprendrez, je pense, j'ai mieux aimé vous tuer que d'être tué par vous.
Mais calmez-vous, calmez-vous, le bouillant, Achille, comme vous l’appelez, est rentré sous sa tente: il n’en sortira plus que pour attacher à son char de triomphe le corps sanglant du Troyen vaincu. Spectateur désormais impassible des combats qui se livreront, il ne veut plus que préparer ses armes pour la grande lutte à venir, . Patience! patience! ça viendra!