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“système en pratique, je pouri rai faire en “deux mois ce que Jai fuit en trois.
J’uime à vous faire remarquer que, parmi ‘ecs eères qui varient d'âge, de huit à douze “ans, et qui, à l'exception de quelques- ‘uns ne savaient pas un mot de latin en ‘arrivant 101, plusieurs ne suivent mon cours ‘que depnis six semaines environ. De plus, “parce que j'étais oblige de précipiter un d result: it, que vous pouvez juger aujourd'hui, “je n'ai pas reüdu pleine justice à tous mes ‘“elèves, négligeant un peu pour ie moment, ‘ceux qui n’a laient pas aussi vite que ies ‘autres; mais dans es conditions normales de l’enseiguement tout cela devra di:paraitre.”
PS
Tout en donnant lexplication de son «ystôme, M. Leroy à passé en revue les travaux me réclamait de lui et qui sont :
° Kiéforme de l’enseignement. Ex}josé du
système.
2° Gruramaire latine en trois tableaux.
3° Phrase canevas (L: ase du système).
4 Copies imprimées pour déclinaso::s et verbes.
5° Epitome Historiæ Sacræ (avec dictionnairé correspondant.)
6° Cours de thèmes et abrégé de grammaire (dictionnaire correspondarit .
1° Thèmes, règles et vie d'Agésilas (dictionnuire cor respondant ).
5° Guerre des Helvétiens, (ordre méthodique et dictionnaire}.
9% Guerre des Heivétiens (construction et mot-à-mot frarçais).
10° Versions latines. Extraits des prosateurs (avec dictionnaire).
11° Versification. | xtraits des poètes latins (prosodie et dictionnaire)
12° Application du système au Pro Milone.
Le système est encore incomplet pour Île français ct le grec. M. Léroy a cependant invente un nouveru système de lecture, il a fait uno grammaire française en deux tableaux. Ta fait aussi une arithmétique.
Avec tous ces ouvrages qui sont peu volumincux et peu coûteux, mais qui sont voniplets en eux-mêmes il entend diriger l'éève depuis son premier pas jusqu’à son dernier,dans le sentier qui doit le conduire au but, et l y conduire sûrement.
Ses travaux se résument ainsi: 1° direction précise pour les élèves et les proicsseurs; 2° noindre fatigue pour les uns et Ies antres; 3° économie de temps et plas d'intérêt aux
. choses enseignées ; ct 4° économie dans
l'achat des Hvres.
M. Leroy s’irsurge contre ‘ la méthode “généralement suivie dans les colléges et qui ‘# consiste à prendre chacune des règles de la
“ grammaire latine pour base de l'enseigne- ‘men’ de chaque jour, et croit pouvoir la ‘ remplacer avce avantage. Cette méthode a, pour lui, le grand tort d'exiger beaucoup de ‘temps et de ne pas donner aux différentes ‘ règles :e degré d’'mportance qu'elles ont en 4 réalité. Car la phrase se compose d'éléments
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: dont les uns reviennent sans cesse, ce sont ‘les é'éments principaux, et dont les autres, ‘quoique toujours susceptibles d'entrer dans ‘une phrase, reviennent plus où moins «souvent: ce sont les éléments secondaires.”
M. Leroy part de 1à pour diviser les règles en deux Giasses, les principales et les secondaires. 4. s premières, qui sont très- peu nombreu-es, demandeñt à être très-bien connucs de l'enfant dès ie principe
Les secondes, qui sont en grand nombre, ‘“ peuvent n'etre apprises que peu à peu par ‘ Ja pratique. Il suffit de savoir où Les trouver méthodiquement, chaque fois qu'on en 4 besoin, C'est pour cela qu'ont été faits res travaux de wgramtwmaire. Aussitôt qu'un enfant en a la elefil s'en sert aisément pour triuver toutes les règles qui lui sont necessajl'es.
“ Comme eonséquence des tableaux, est vénu un autre travail, où tous les eléments ** possidues d'une phrase sont groupes de “manière que l'enfant puisse décomposer ‘ tous ses devoirs, thémes où versions. Cette “ ghrase-type, tirée à nombreux exemplaires, “ constitue la base du nouveau système.
‘6 Grâce à elle, et «ax autres travanx, que j'ai “composés, depuis, toutes los ditficultés de + granuna;re, de construction ot de dictionnaire “se trouvent aplanies; et l’enfant, sous la ‘direction de son professeur, oblixre de se “ rendre compte sans cesse des divers éié- “ ments de chaque phrase, arrive bientôt à
“ saisir les principes généraux et philosophi- ‘“ ques, qui president à la constitution intime ‘4e toutes les langues.
‘ Au licu de se perdre dans des études fati- ‘ santes, où la mémoire et la routine ont ‘trop de place et le raisonnement pas assez, ‘ 11 voit son travail méthodiquement simplifié
«et il apprond à tout approfondir. Plus de
devoirs longs ct ennuyeux, mais nne dissec- “tion savante ct minutieuse, qui ne laisse ‘rien dans l'ombre et qui ne peut mancuer, ‘on le comprendra, d’avoir les plus beaux ‘ résultats non-seulement au point de vue de ‘ Ja langue considérée en elle-même, mais ‘aussi au point do vue ds etudes posté- “yrioures. Car il ne faut pas oublier que tout “ S'enchaine dans l’enscigrement ct que les ‘“ connaissances dejà acquises aident à en “ acquérir de nouvelles.
“ Mais si ce système est utile à l'élève, ilne l’est pas moins au prefesseur, qui n’a plus à ‘ corriger des devoirs faits en dehors de lui; mais qu doit au contraire, Îles faire com- “ poser en sa présence, et, pur des interro- ‘gwations successiyes, Iméfhode socratique) “ diriger et soutenir ses élèves dans leur travaux, Il devient ainsi professeur en professant. Fabricando fit faber.
Dans un opuscule quisa pour titre Æ#udes des langues, Réforme de l'enseignement, M. Leroy entre plus avant dans le cœur de la question. Nous ne pouvons en citer que œuclques mots, pas qu'un article de journal doit avoir des
imites; mais nous reviendrons plus d’une fois.