‹ Réformes en TurquieChapitre 16 sur 33 · CODE POLITIQUE · texte numérisé non relu

CODE POLITIQUE

Ce Code traite du souverain, des impôts, et des lois appliquées aux sujets tributaires et aux étrangers.

Les droits et les devoirs du souverain de l’islam sont minutieusement développés : nous nous permettrons d’indiquer un droit et un devoir nouveau, dont l’exercice est attendu impatiemment en raison de son importance.

La réforme n’est pas œuvre facile, les éléments nationaux sont trop hétérogènes pour quelle s’accomplisse par le peuple, et d’ailleurs l’histoire nous apprend suffisamment que cette marche est la pire de toutes ; le succès de la réforme dépend de l'initiative du sultan; il semble indispensable qu'il en prenne la direction, non-seulement de cœur et d’esprit, mais en personne et en action. Les classes saines, humanitaires, progressives de

la nation onl besoin de l’appui actif et tout-puissant du sultan; il doit être lame, la tête et le liras de la régénération de son empire.

Les avortements sont chose malsaine et dangereuse, il y faut prendre garde; dans un corps débilité ils peuvent causer la mort du malade, là où un accouchement heureux, produit de la fécondité, aurait ramené la vie et la santé. Que le padichah actuel, dont les intentions ne sont mises en doute par personne, prépare donc activement pour l'œuvre de la rénovation un jeune sultan . contrairement aux traditions de l'Empire, puisqu’elles n’ont pas produit de bons résultats. Qu’il le fasse instruire par des hommes éminents, comme autrefois les Bossuet et les Fénelon étaient chargés de former des princes pour le bonheur des peuples, qu'il le mette enfin en état de renouer la chaîne glorieuse des sultans du xv r et du xvi* siècle, non plus au nom de la conquête musulmane aujourd’hui terminée, mais au nom plus glorieux encore de la prospérité de l’empire d’Osman!

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