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Cette constatation nous amène à ditinguer trois cas :
10 Pluies se produisant après plusieurs journées de grand calme : ce sont les violents orages, cyclones, etc.
20 Pluies dues à ce que l’air s’échauffe suffisamment et monte assez haut pour engendrer le jour même des massifs nuageux producteurs de pluie. |
30 Pluies dues à ce que de grandes masses atmosphériques riches en vapeur ont pu atteindre de hautes régions du ciel mais n’engendrent nuages et pluies qu’après refroidissement nocturne, soit au cours de la nuit, soit le lendemain matin.
1° Violents orages, cyclones, etc.
Pendant ces jours de calme, le calorique solaire s’emmagasine dans le sol, celui-ci perd sa vapeur d’eau, l’atmosphère s’enrichit d’autant, l’air s’échauffe au contact, monte vers le zénith. Si le calme persiste, l’atmosphère finit par être très riche en vapeur, la pression baisse : hommes et animaux sont oppressés. Enfin l'orage éclate et les désastres qu’il entraîne seront d’autant plus grands que la période d’incubation aura été plus prolongée.
L’exemple suivant va nous permettre de voir combien il importe d’éviter ces grands orages. Or c’est précisément en multipliant les centres de coordination que nous y parviendrons, .
Cyclone observé au Bengale
€ Du 10 au 20 octobre 1876, il avait fait constamment beau et absolument calme, «sur tout le golfe ; on notait seulement de très légers vents de N.-E., sur les côtes « du nord et de S.-W, bien loin au Sud, sur l'Océan Indien ; ces vents opposés « tendaient à communiquer à l’air compris entre eux et situé sur le golfe un très « léger mouvement de rotation cyclonique, mais ils étaient extrêmement faibles. « Le calme régnait aussi dans les régions élevées de l’atmosphère, car pendant tout «le mois, même au moment de la plus grande violence du eyclone, les stations de «montagne de l’île de Ceylan n’ont jamais signalé que des vents faibles.
« Après ces dix jours de temps calme et beau, la pression était répartie très unifor- «mément sur tout le golfe du Bengale, où la température était devenue très élevée, «lorsque le 20 quelques pluies commencent à tomber dans le Sud. Les jours suivants «le baromètre baisse peu à peu juste au milieu du golfe, à l'Ouest des îles Andaman, «et il s’y forme un centre de basse pression, mais cette baisse est absolument localisée «et ne s’étend pas jusqu'aux côtes.
« Les jours suivants la pluie augmente de plus en plus, et finit par devenir «torrentielle ; la baisse barométrique s’accentue sur place, en même temps le vent «augmente, et le 29 au soir il existe toujours à cet endroit un véritable cyclone, qui «seulement à partir de cette date commence à se déplacer vers le Nord, lentement « d’abord puis de plus en plus vite à mesure qu’il se rapproche du fond du golfe. Le «127 novembre à 3 heures du matin, il arrive à l'embouchure de la Megna et y pro- « duit les désastres que nous avons indiqués précédemment (p.295). Enfin, après un «parcours sur terre d’un peu plus d’une heure seulement, le cyclone atteint les « collines de Tipperah formées d’une série de chaînons parallèles orientés nord-sud, «et dont les plus hauts sommets n’atteignent pas une hauteur de 1,000 mètres. A