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centrer l’appel à l’aide d’une tour, tronc de cône surmonté d’une calotte hémisphérique, qui sera fixée sur le fond ou sur un chaland ancré sur le fond. Ce chaland pourra servir de pêcherie, de sêcherie de poissons, de poste de surveillance, etc.
Nappes d’eau du Sahara Algérien
Même dans le désert algérien on trouve des dépressions aptes à être transformées en centres pluvigènes, telle la sebkha de Timimoun dans le Gourara, la plus étendue, de 40 kilomètres de long sur 6 à 7 de large au maximum, d’après les indications de M. E. F. Gautier dans son volume «Sahara Algérien ».
Ce savant nous signale aussi l’existence au Gourara et au Touat, d’un chapelet de petites sebkhas flanquées d’oasis, ainsi que d’anciens lacs asséchés sur lesquels, d’après la tradition, les indigènes naviguaient de Ksar en Ksar.
Citons encore au Tidikelt la sebkha Mekergan, les oasis d’In Salah, In Ghar, Aoulef, dont les nappes d’eau s’accompagnent chacune d’une ou plusieurs sebkhas, et au Mouydir-Ahnet de nombreuses mares appelées Aguelmans qui jalonnent des lits d’oueds.
| Chotts des Hauts-Plateaux
De même, dans toute l’étendue des Hauts-Plateaux du Sud il y aura lieu d’aménager les chotts, sebkhas, zahrez, etc.
D’Est en Ouest citons les chotts Asloud]j, Mouiat Tofelat, Melghir, Merouan ; toujours d’Est en Ouest, les chotts d’Aïn Beïda et du bassin du Tarf, El Hodna, Zahrez Chergui, Zahrez Gharbi, Chotts el Chergui et el Gharbi, Chott Tigri au Maroc près de la frontière algérienne.
Là où les nappes d’eau font absolument défaut on recourra aux centres de coordination à sec déjà décrits, on utilisera les champs de cailloux, les mers d’alfa, etc. De la sorte on créera des centres de convergence.
Dans les régions à pluies généralement déficitaires 1l faut se garder de laisser les ruissellements de l’hiver ou des orages s’acheminer vers la mer. Mieux vaudra sûrement les diriger vers les dépressions du sol, les conserver dans des sortes d’étangs provisoires qu’on aménagera en centres pluvigènes.
Rôle important dévolu aux fleuves Sénégal et Niger
Il convient d’insister particulièrement sur le rôle important que le Sénégal et le Niger sont appelés à remplir : chaque année ces fleuves débordent sur des surfaces immenses. Il faut remettre en état les drains, les marigots qui permettront de diriger ces eaux vers les dépressions les plus éloignées et les plus aptes à en emmagasiner de grandes quantités. Il convient notamment d’exhausser, d’étrangler le seuil de Tosaye pour accroître l’alimentation des lacs de la région de Tombouctou et principalement du Faguibine, comme le recommandent MM. Chudeau et Dubuc.
Partout où l’on dispose d’eaux douces abondantes nous ne saurions trop recommander la création de rizières distribuées tout autour d’un centre de surchauffe.
Indications données par M. Dubuc
M. Dubuc déclare (1) qu’il suffirait d'établir à Tosaye un barrage relevant de très peu le plan d’eau du Niger en temps de crue et de recreuser les marigots (principalement celui de Goundam) plus ou moins obstrués par la végétation, les apports de limon et de sable, pour faire renaître à la vie de vastes régions que ne fréquentent plus actuellement que de rares pasteurs et leurs chétifs troupeaux. Ces régions se couvriraient alors de palmeraies, rizières, champs de céréales et pourraient ainsi nourrir une nombreuse population agricole. Nous ne saurions trop appuyer ces vues.
Le refoulement progressif du désert devra être entrepris
à partir des littoraux f
Nous venons de voir qu’il y avait lieu, tout d’abord, de retenir, dans la mesure du possible, les eaux de ruissellement dans les dépressions au lieu de les laisser se jeter à la mer, et d’aménager ces dépressions pour qu’elles donnent des pluies.
Mais c’est par la meilleure utilisation des littoraux que nous amorcçerons le plus efficacement la régression du désert par étapes successives, en organisant au fur et à mesure les régions conquises.
Voyons donc maintenant ce que nous avons à faire dans cet ordre d’idées sur les littoraux africains qui entourent le Sahara, en nous bornant à ceux soumis à la France.
Littoral sud-tunisien
Examinons d’abord le littoral du Sud de la Tunisie : Quelques sebkhas sont en bordure du golfe de Gabès : Sebkhas el Brega, el Adhebat, bou Djemel, el Melah, Bou Grara, Gourine, Mezessar, ete. Dans ce golfe la marée est loin d’être négligeable, elle atteint en certains points jusqu’à deux mètres. Ces marées il faut les mettre à profit pour remplir les dépressions littoraliennes, puis aménager ces sebkhas en. centres pluvigènes.
L'île Kerkennah est à très faible altitude ; le niveau maximum des terrains est seulement à 9 mètres au-dessus de la mer, à ce qu’il m’a été dit. La mer couvre et découvre une grande partie de son littoral ; nombreuses et importantes y sont les salines. Et malgré la multiplicité des nappes d’évaporation les pluies sont fort rares, faute de centres de coordination.
Djerba, de même, manque absolument de relief.
Il est inconcevable que, bien que la mer soït peu profonde et, par suite, l’évaporation très active, les pluies soient aussi rares ; il y a là une anomalie singulière. Sans doute quelques tours de centrage installées dans ces sebkhas modifieraient du tout au tout le régime des pluies de ces îles par trop plates.
Littoral nord-tunisien
Si, abandonnant le golfe de Gabès, nous remontons au Nord de la Tunisie, nous voyons de nombreuses nappes d’eau utilisables : Guerrah Achkel, lac de Bizerte,
(1) « Monde Colonial Illustré», mai 1927, p. 113, Politique de l’eau au Sahara.
lagune de Porto Farina, Sebkha Er Riana, Sebkha Es Sedjoumi, lac de Tunis. Vers le centre du Protectorat se rencontrent de vastes étendues aptes à emmaga- . siner d'immenses quantités d’eau : lac Kelbia, Sebkha m’ta Moknine, Sebkra Cherita, Sebkra Sidi El Hani, Sebkra M’ta EI Ghorra, Sebkret en Nouail, Sebkha d’Ouaref, et enfin les immenses surfaces des chotts El Fedjedj, Djerid, El Rharsa.
Ainsi qu’on le voit, énorme est l’étendue des dépressions tunisiennes, et un certain nombre de sebkhas peuvent être alimentées par la mer, ce qui est un très précieux avantage : cela permettra sûrement d’améliorer notablement la pluviosité d’une partie de la Tunisie.
Nappes d’eau de l’Alsérie
L'Algérie, malheureusement, ne peut rien emprunter à la mer ; seul le petit lac Mellah, près la Calle, y aboutit. Les autres nappes d’eau en bordure du littoral sont le lac Oubeïra, le lac Fezzara qu’on est en train d’assécher, ce qui est une grave erreur, et la sebkha d’Oran.
Nous avons énuméré tout à l’heure les nombreuses dépressions des hautsplateaux algériens.
Aménagement des cîmes alg$ériennes en centres pluvigènes
De même qu’au Sahara, il y adieu de prévoir en Algérie l’aménagement de quelques centres pluvigènes à installer sur les plus hautes cîmes.
Citons tout particulièrement le massif de l’Ouarsenis dont le point culminant atteint 1.985 mètres. On ne saurait douter un instant qu’un grand intérêt s’attache à accroître dans la plus large mesure possible la pluviosité de ce massif, attendu que c’est à son pied que se trouve le barrage de l’oued Fodda.
Même observation pour les autres cîmes algériennes qui dominent les barrages, aussi bien ceux de retenue que ceux de dérivation.
Nappes d’eau de la côte atlantique de l’A.O.F.
Mais la ressource la plus précieuse pour refouler le Sahara nous est donnée parka côte atlantique de l’Afrique Occidentale Française : Là nous disposons d’un millier de kilomètres de littoraux à très faible altitude ; et sur ces littoraux les eaux océaniques, grâce aux marées et aux flots, ont créé de très nombreuses dépressions dont certaines constituent de vrais lacs dans lesquels la mer s’emmagasine.
Estuaire du Saloum
En partant de la frontière de la Gambie anglaise nous rencontrons tout d’abord les rivières Jombas et Saloum qui sont, en réalité, des bras de mer s’avançant à plus de 30 kilomètres dans les terres en englobant de nombreuses grandes îles. La marée remonte à plus de 80 kilomètres dans le Saloum ; sa montée moyenne à Kaolack est d’un mètre.
Plus au Nord la Somone offre, en réduction, un estuaire semblable,
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Du Saloum à Dakar
De l’embouchure du Saloum jusqu’à Dakar la côte présente toute une série de marigots et lagunes : marécage de Guerréo, marigots Ndayane, Ndiangob, Ndirigoura, étang de Siendou, la très longue lagune de Bargny-Gouddou séparée de. l’océan par une longue et mince langue de sable d’une quarantaine de kilomètres de longueur ; puis le marigot de Hann qui permettra l’accroissement des pluies dans la région de Dakar lorsqu'il aura été aménagé.
La «petite côte» présente des centres pluvigènes spontanés
Notons que dès maintenant le littoral dénommé «petite côte», qui commence au cap Rouge à une quinzaine de kilomètres au Sud-Est de Rufisque et s’étend jusque vers le Saloum, donne naissance à un certain nombre de pluies supplémentaires, ainsi que le signale M. Henry Hubert, Directeur du Service Météorologique de l’Afrique Occidentale Française, dans les termes suivants (1) :
« Ainsi que l’avait déjà remarqué le capitaine Schwartz dans le Fouta- «Djalon, à y a des zones particulièrement favorables à la production des systèmes «nuageux : ce sont celles où se forment le plus facilement les courants ascendants. « La région de Beyla et la Petite Côte au Sénégal sont de celles-là. En ce qui con- «cerne cette dernière, on y voit presque chaque jour en hivernage, se produire un «système nuageux dont les premiers éléments s’élaborent dès le matin et les der- «niers dans la soirée. Toutefois, un petit nombre d’entre eux a une évolution com- «plète jusqu’au grain...»
De Dakar à Saint-Louis
« Plus au Nord, sur la côte de Dakar à Saint-Louis, on rencontre beaucoup «de petits lacs appelés seyanes par les indigènes, formant avec la végétation qui «les entoure des oasis appelées niayes quiF s’échelonnent en un chapelet continu « derrière les dunes (2).»
Certains de ces lacs sont assez importants, lac Ouôrouae, Youï, M’Bogossé, Retba, ce dernier signalé comme étant un lac salé alimenté par la mer, M’Baouar, Tamna, Mekhé, Ndaère. La Tamna, desséchée en été, a une longueur d’une douzaine de kilomètres. à
De Saint-Louis à Port-Etienne
Plus au Nord encore, tout au long de la côte de Saint-Louis à Port-Etienne, «la plaine se termine par une longue dune littorale qui retient à l’intérieur un cha- (pelet de lagunes salées formant à la saison sèche autant de salines exploitables (3).»
(1) H. HUBERT. — Nouvelles études sur la météorologie de l'Afrique Occidentale Française, p. 106. |
(2) «Annuaire du Gouvernement Général de l’'A.O.F,», p. 864, (8) In., id., p. 808,
D'autre part, MM. A. Gruvel et A. Bouyat nous donnent les renseignements suivants (1) : « À 80 kilomètres environ au Nord de Saint-Louis, sur la bordure Est «du lac Taniahya (qui a environ 40 kilomètres de longueur)se trouve une première «saline, celle de T'akal ; à 40 kilomètres à peu près au Nord de celle-ci, au niveau « du lac Bourrouck, commence la série des salines de l’Afftouth, au nombre d’une «dizaine, auxquelles font suite, presque sans interruption, les salines de Machebo, «ainsi que celle d’Oglet-Brahim.
«Toutes ces salines sont, en général, situées entre la dune peu élevée de la «rive et celle, beaucoup plus haute, qui commence au Sud du lac Taniahya, à une «vingtaine de kilomètres de la côte, et se continue à peu près sans interruption, en «restant à peu près parallèle au rivage, jusqu’à la saline de Noulageheb, la plus « septentrionale et la plus vaste des salines de l’Afftouth..….. La plage extrêmement « plate et basse, qui relie le cap Mirik (ou cap T'imiris) à la baie du Lévrier est formée, «le plus généralement, par un terrain salé avec quelques salines plus ou moins «nettes et plus ou moins desséchées…. Or le plus grand nombre de ces salines, toutes «peut-on dire (et c’est même là la cause de leur formation) communiquent avec la «mer par un chenal, d’une façon intermittente et seulement, pour la plupart, au «moment des grandes marées d’équinoxe. »
Les centres de coordination du littoral de l’Afrique Occidentale Française
nous permettent de puiser dans l’océan
L’Atlantique nous offre donc là sa masse d’eau inépuisable ; nous pouvons y avoir recours sans compter, multiplier les centres de coordination, les plantations de palétuviers, de guetaf, de tamaris et autres végétaux ne craignant point la mer.
Ces végétaux constitueront une première ligne de défense pour tempérer les vents, permettre aux masses atmosphériques humides venant du large de se surchauffer légèrement de un, deux ou trois degrés, dès leur arrivée sur le continent, s'élever dans le ciel et donner un premier cordon de pluies.
Ces précipitations météoriques seront utilisées à créer alternativement des bandes boisées, des bandes en culture, puis à l’arrière, plus profondément dans les terres, une nouvelle ligne de centres de coordination.
Autres avantages des centres pluvigènes
Les centres de coordination pluvigènes sont appelés, non seulement à permettre l'établissement des grandes cultures sur de nouveaux territoires de plus en plus considérables, à assurer l’accroissement de rendement et la sécurité des récoltes, mais aussi à rafraîchir l’atmosphère des villes, à faciliter leur approvisionnement en légumes et fruits de toutes sortes grâce à l’extension des cultures maraîchères, à contribuer à la beauté de leurs environs par la multiplication et le développement
des parcs et des galeries forestières.
(1) Les pécheries de la Côte Occidentale d'Afrique, p. 211,
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Cas de Dakar
Dakar paraît appelé à bénéficier très largement des vues exposées ci-dessus Ainsi que nous l’avons dit, il a été observé par le service météorologique de l'A. O. EF que son littoral Sud — la région dénommée «petite côte » notamment — bénéficie déjà de pluies supplémentaires dues aux marigots et aux massifs forestiers du . voisinage.
Sans doute cet accroissement pourra-t-il être singulièrement accentué en perfectionnant les ébauches naturelles de centres de coordination essaimées sur la «petite côte». Ainsi l’écart entre les chétifs boqueteaux de Dakar et les splendides forêts de Konakry pourra-t-il être atténué dans une certaine mesure.
En outre, Dakar bénéficiera des avantages énumérés au paragraphe précédent.
On voit donc que le coût d’un centre de coordination pourrait être considérable et donner lieu cependant à un bénéfice énorme pour la région environnante.
Il en serait, d’ailleurs, de même à Saint-Louis qui souffre de la pénurie d’eaux potables.
Résumé et Conclusions
L'homme peut et doit remédier à l’insuffisance des pluies
La pénurie des pluies dont souffre une partie considérable de notre empire africain n’a rien de fatal.
Elle n’a point pour cause essentielle un soleil trop ardent. C’est, en effet, dans les régions équatoriales, là même où ses rayons sont les plus brûlants, que les pluies sont les plus copieuses, les plus régulières ; et, dans la zone tempérée, c’est pendant la période la plus chaude de l’année et pendant les heures les plus chaudes de la journée, qu’en bien des lieux les précipitations météoriques sont les plus abondantes. Elles sont même quasi quotidiennes en été sur certaines cîmes de montagnes.
Circonstances propres à l’Afrique du Nord
L'Afrique du Nord a bénéficié en diverses périodes géologiques, notamment dans le pleistocène, d’un régime très pluvieux, ainsi qu’en témoignent les lits des grands fleuves aujourd’hui taris et tous les faits recueillis par les géologues.
La pénurie actuelle des pluies est due, sans doute, à la fois à l’exondation de l'immense plaine russe, à l’accroissement considérable des surfaces dénudées et tout particulièrement des ergs, à la disparition des mers intérieures sahariennes et des lacs.
Au Sahara, seuls persistent encore le Tchad à l’est, le Faguibine et quelques autres lacs de la région de Tombouctou à l’ouest. Ces heureuses exceptions sont dues à ce fait que, grâce au Chari et au Niger, ces lacs sont alimentés par les ruissellements des pluies qui tombent à 700 et 800 kilomètres plus au Sud, dans la zone équatoriale.
Mais les fleuves sahariens venant du Nord, qui alimentaient le Tchad, s’étant asséchés, ce lac, qui était aussi grand que la France, n’a plus actuellement que l’étendue de la Belgique. Cette néfaste évolution s’est d’ailleurs poursuivie dans tous les continents.
Ces nappes d’eau se sont asséchées par suite de diverses causes, notamment de la défectueuse circulation atmosphérique qui règne à leur surface.
L’étendue des surfaces d’évaporation se réduisant, les pluies ont diminué, leur apport est devenu insuffisant pour pourvoir aux besoins d’une végétation puissante : des forêts ont disparu, d’autres se sont étiolées ; des surfaces de plus en plus grandes se sont dénudées et sont devenues désertiques. Dans la suite des millénaires, les océans ont collecté les eaux des mers intérieures.
Par contre dans la zone équatoriale elle-même, en raison de l’étendue des mers, de leurs archipels baignés par des eaux chaudes, de l’immense étendue des forêts vierges, le soleil continue à provoquer l’ascension générale de l’atmosphère vers les hautes régions du ciel et donne des pluies à la fois abondantes et régulières, d’autant plus abondantes et. régulières qu’il est plus ardent, plus proche du zénith.
Dans l’Afrique du Nord, beaucoup trop massive, trop appauvrie en forêts, privée de ses lacs, à atmosphère beaucoup trop aride, à sol trop dénudé, l’ascension
provoquée par les radiations solaires est devenue le plus souvent inefficace pour donner des pluies, vu l’extrême pauvreté de l’atmosphère en vapeur et l’action nocive des ergs et des tanezroufts.
Les aires dénudées, surchauffées, font appel de proche en proche sur d’immenses étendues. Les masses d’air se déplacent sur des milliers de kilomètres en donnant naissance à des vents qui soufflent chaque jour avec une telle constance, une telle force, que M. E. F. Gautier, l’éminent professeur de l’Université d'Alger, dans ses divers écrits et notamment dans la brochure «Les Territoires du Sud de l’AIgérie» (1), a appelé tout particulièrement l’attention sur leur utilisation, ne fût-ce que pour les besoins de la télégraphie sans fil. « On a sous la main au Sahara, dit-il «(page 117), une force immense inutilisée : le vent sur toute l’étendue du désert. «Il est infiniment plus fort et plus régulier que chez nous : Sur certains points «comme In-Salah, coule d’un bout de l’année à l’autre une sorte de torrent aérien. « La force du vent est une des surprises qui attendent le voyageur au Sahara.»
Il y a donc contraste absolu avec les pays équatoriaux. Ceux-ci ont, en effet, pour caractéristique d’être la zone des grands calmes à atmosphère saturée d’humidité.
Il ne faudrait point en conclure qu’il y a impossibilité à accroître systématiquement la pluviosité des régions sahariennes : Beaucoup de leurs cîmes bénéficient encore de pluies de chaleur.
Voilà ce qui résulte des observations recueillies par divers cxplnateirs notamment Duveyrier, Flatters, Foureau, Cottenest, Guilho-Lohan, Motylinski, Flamand, Basset, Gautier, Chudeau, Voinot, Cortier, Dinaux, de Foucauld, sur la” pluviosité dans l’Aïr, l’Adrar des Iforras, le Hoggar, le Tassili des Azdjers, le Tibesti, l’Adrar Ahnet, le Mouydir Ahnet, le Tadmaït, le Grouz.
Or ces pluies il paraît possible de les accroître, de les contraindre à s’étaler sur des surfaces de plus en plus grandes, par un aménagement rationnel et, d’autre part, en enrichissant l’atmosphère en vapeur, notamment eu créant des fleuves aériens, ce que le Niger nous permettra de faire grâce à son étendue et à ses rapides aménagés en pulvérisateurs d’eau.
Surabondance des pluies en certaines régions
Il est un territoire que nous avons signalé pour la surabondance de ses pluies : C’est celui de Tcherra-Poundiji dans la province d’Assam (partie nord-est de l’Inde) par 259 de latitude, plateau situé à 1.200 mètres d’altitude qui domine les gorges de la rivière Oumtsiang.
La moyenne de 25 années de pluie a été 12 m. 087 ; c’est le point du globe. terrestre le plus abondamment arrosé. En 1861 leur quantum a atteint 20 m. 45 dont 9 m. 30 pour le seul mois de Juillet. Notons qu’à Tcherra-Poundji, tout comme dans les autres régions à moussons, il ne pleut qu’en été ; les pluies dépassent donc. 3 mètres par mois en cette saison.
Là se trouvent réunies les conditions nécessaires pour avoir des pluies exces-. sives inutilement surabondantes : Océan à eaux chaudes, immenses marécages,
(1) Brochure publiée en 1922 par le Gouvernement Général.
très hauts reliefs frappés par un soleil de feu. Au nord se dresse l’immense massif Himalayen, justement dénommé le séjour des neiges, avec ses croupes, ses cîmes étagées de 2.000 à près de 9.000 mètres de hauteur. Les versants sud de tous ces hauts reliefs s’échauffent en été, font appel des masses atmosphériques qui frôlent les eaux chaudes de l’Océan Indien. C’est la mousson du sud-ouest qui prend naissance et acquiert de jour en jour plus de force. Le fleuve aérien chargé des vapeurs de l’Océan, qui traverse Tcherra-Poundji sur sa route, s’humidifie de plus fort dans le golfe du Bengale, puis derechef en traversant l’immense delta marécageux du Gange. Après quoi il vient frapper le flanc droit escarpé d’un affluent du Brahmapoutre ; là, sans doute, il s’enrichit des embruns chargés d'électricité des cascades de ce torrent et, s’élevant brusquement de plusieurs centaines de mètres au-dessus du plateau de Tcherra-Poundyji, cette colonne ascensionnelle se refroïdit par détente. Des puissants massifs nuageux qu’elle engendre une pluie diluvienne tombe chaque jour d'été. Ces eaux, descendant dans la plaine du Gange, s’étalent dans les marécages ; là elles s’évaporent, et leur appoint contribue à donner naissance à de nouvelles pluies.
Cette multiplication des pluies que la nature réalise à l’aide de versants montagneux frappés par les vents océaniques, l’homme peut la réaliser dans une certaine mesure en bien des cas.
En tout premier lieu il doit, autant que possible, empêcher les ruissellements d’aller à la mer : Pour ce, il faut qu’il multiplie les lacs, les barrages de retenue et de dérivation, les étangs, les bassins d’absorption, les submersions, les irrigations ; qu'il utilise la capacité d’absorption des terrains, la capacité d’emmagasinement des strates perméables que recèle le sol ; qu’ilassure la remise en eau des dépressions qui se sont asséchées dans la suite des temps; puisqu'il multiplie les centres de coordination atmosphérique de telle sorte que les pluies tombées servent à en engendrer d’autres.
Pluies provoquant d’autres pluies à partir du littoral jusqu’à érande distance de l’océan ;
C’est précisément ce que nous offre la nature dans l’immense bassin de l’Amazone, ainsi que nous l’avons vu : Les pluies atteignent 2 m. 50 et 3 mètres dans toute son étendue, et ce jusqu’à plus de 3.000 kilomètres de profondeur à partir du littoral Atlantique. Cela est dû à ce que les vents océaniques du nord-est, les alizés, ont à s’élever de plus de 3.500 mètres pour franchir les seuils des Cordillères Occidentales et de la Cordillère de Quito. Dans tout ce parcours les pluies ont donné naissance à d’immenses forêts vierges, à de vastes nappes d’eau descendantes sous forme de fleuves, d’affluents ; et ces forêts et ces nappes d’eau engendrent chaque jour de nouvelles pluies dans toute l’étendue du bassin hydrographique.
Cycle de pluies en un même lieu, dû à l’évaporation du sol et des végétaux (Rappel des conclusions de Muntz)
C’est ici le lieu de rappeler en quelques mots les conclusions des observations et expériences du savant Muntz de l’Institut, faites à la station végétale de Bellevue :
Le sol détrempé par de fortes chutes météoriques évapore constamment de l’eau qui produit des nébulosités, lesquelles retombent sous forme de pluie pour continuer le cycle jusqu’à ce que des phénomènes météorologiques suffisamment puissants viennent le rompre. Cette évaporation à la surface du sol est produite surtout par le développement végétal ; et c’est le calorique emmagasiné dans les terrains qui assure cette évaporation constante si les pluies ne sont pas trop espacées.
Par contre, des régions favorablement situées souffrent de la pénurie des pluies et sont devenues stériles
Si certaines régions bénéficient de pluies surabondantes, combien nombreuses sont celles qui, bien que favorablement situées, souffrent de leur pénurie et sont devenues stériles !
Nous avons vu cue le désert de Thur était dû sans doute aux apports continus dans le cours des siècles, sous l'influence de la mousson du sud-ouest, des sables de la mer d’Oman provenant, en grande partie, des alluvions du fleuve Indus, en même temps que de l’usure des littoraux sous le choc des flots. C’est encore là une des caractéristiques du vieillissement de la terre.
Le rayonnement de cette vaste étendue hérissée de dunes est certainement la cause de la pénurie des pluies : nombre de nuages doivent se dissiper avant de donner des gouttes d’eau et beaucoup de gouttes doivent s’évaporer avant d’atteindre le sol.
Ce même rayonnement stérilisateur des sables paraît être une des causes principales de l'existence des zones désertiques le long des océans : l'Océan Indien baigne sur un millier de kilomètres les rives désertiques de l’Australie Occidentale. En bordure de l’Atlantique le littoral saharien atteint une longueur sensiblement égale. Pour le Pacifique il faut compter plus de 2.700 kilomètres de littoral désertique sur le versant occidental de l'Amérique du Sud : déserts de Tumbès, de Séchura, d’Atacama, pampa de Tamarugal. Sur le littoral atlantique de ce même continent, la région des steppes de Patagonie, qui s’étale sur 1.800 kilomètres, n’a qu’une très faible pluviosité, et même elle est marquée comme désertique sur plusieurs atlas.
Les autres causes principales, que nous avons eu également l’occasion d’analyser à l’aide d'exemples caractéristiques, sont les courants marins froids (courant de Humboldt), les brouillards persistants lorsqu'ils se produisent dans la zone intertropicale (Pérou), la non convergence des alizés par suppression de l’un d’eux (Somalie italienne).
Plan d'ensemble du refoulement du Sahara
Sur le littoral océanique de l’Afrique Occidentale Française affluent. très fréquemment d'immenses masses d’air très riches en vapeur. Il est, par suite, tout indiqué de les contraindre à donner des pluies. Pour ce, que faut-il ? Obliger à monter haut dans le ciel la strate atmosphérique qui vient de raser la mer et qui, par suite, est très riche en vapeur.
Pour atteindre ce résultat il y a lieu, tout d’abord, de transformer en centre de coordination chaque nappe d’eau de quelque importance existant sur le littoral, A cet effet :
10 On abritera quelque peu chacune de ces nappes contre le vent du large : on créera un calme relatif en recourant à quelques lignes de haies à claire-voie parallèles à la côte, complantées de palétuviers, tamarins, guetaf et autres végétaux ne craignant point le vent de mer ; |
20 On facilitera l’échauffement de la nappe d’air venant du large en implantant à quelque distance du lac vers l’intérieur du pays, des bandes forestières de quelques dizaines de mètres d’épaisseur, assez denses pour former barrage, parallèlement au littoral et d’autres perpendiculairement pour achever de compartimenter la zone d’action de chaque nappe d’eau ;
30 On centrera l’appel sur le lac en recourant soit à un dôme en tôle, soit à des paillis flottants ancrés sur le fond, surmontés d’une paillotte ;
40 On évitera qu’un rayonnement trop intense des terrains environnants ne s’oppose à la formation des massifs nuageux, ce qui entraîne l’obligation de revêtir les sables d’une couverture végétale à l’aide de plantes appropriées, soit des fourrages, drinn, had, soit des broussailles, r’tem, saxaoul, soit des arbustes, talha, tamarix, teboraq, cactées.
Une étude attentive des conditions réalisées par la nature sur la « Petite Côte », entre Dakar et le Saloum, permettra sans doute de déterminer quelles sont les dimensions minima à adopter pour l’étendue des aires de surchauffe, de surévaporation, l’espacement et la hauteur des rideaux d’arbres et autres dispositifs.
Il est tout indiqué que ces travaux d'aménagement soient entrepris à partir de la «Petite Côte» vers Dakar, puis Saint-Louis, et ultérieurement jusqu’à Port- Etienne.
En Afrique Occidentale nous trouvons réunies les conditions de succès propres à la production des pluies de chaleur :
Deux fois par an le soleil passe au zénith. Ni le calorique solaire ni l’eau ne font défaut pendant plusieurs mois de l’année. D'autre part, l’état de civilisation étant assez peu avancé, les terrains ne sont point encore morcelés en parcelles infimes et l’on peut, par suite, dresser des plans d’une certaine envergure pour accroître la fréquence des précipitations.
Celles-ci sont très abondantes sur les côtes du golfe de Guinée ; elles dépassent 4 mètres sur le littoral de la Côte d'Ivoire et du Liberia, varient de 3 à 4 mètres dans le fond même du golfe aux embouchures du Niger et sur les rivages du Cameroun. Sur le parallèle de Konakry les pluies décroissent de 4 m. à 0 m. 600 depuis l'Atlantique jusqu’à la Nigéria. Le parallèle de Saint-Louis est dans la zone dé 200 à 600 m/m. Un coup d’œil jeté sur la carte de répartition des pluies en Afrique Française montrera combien est irrégulière la décroissance des pluies vers le nord, combien par suite sont importantes les influences locales.
C’est le cas de rappeler les observations du colonel Baratier (1) d’après lesquelles les pluies au Ouassoulou (Soudan Français), à 119 de latitude, sont en avance de plusieurs mois sur celles des régions du Nord. Nous avons là des terres noires bien arrosées et en cultures, ainsi que des galeries forestières en bordure, conditions favorables à l’enrichissement de l’air en vapeur, à son échauffement et à son ascension.
(1) Lt Colonel BARATIER. — À travers l'Afrique
Il y a lieu, tout comme pour la «Petite Côte », d'analyser de près les éléments. FF qui coopèrent à la précocité des pluies et de s’en inspirer. 270
Ayant ainsi mis à profit dès le début les nappes d’eau existant sur le bol A Fe du Saloum à Port-Etienne, on s’attachera à mettre en eau les dépressionsintérieures … de ces régions, telles que salines, marigots, seyanes, en les transformant en centres de coordination, de manière à créer des bandes littoraliennes à fréquentes pluies. Puis on en établira d’autres successivement vers le Soudan, en utilisant au fur età mesure toutes les surfaces d’eau existantes et toutes les dépressions inondables : Le Sénégal reflue jusqu’à 250 kilomètres de son embouchure sous l’influence de la marée ; c’est dire combien est faible la pente de toute cette région dans laquelle il déborde sur d’immenses surfaces ; nous avons là une large base d’attaque où l’eau né fait point défaut pendant une partie de l’année.
Le Niger et les nombreux lacs de la région de Tombouctou nous offrent un deuxième champ d’action de très grande importance. Ce superbe fleuve pénètre en plein désert à 1.700 kilomètres de l’Atlantique, à 1.300 kilomètres du golfe de Guinée. C’est grâce à lui qu’on peut espérer refouler le Sahara central et remettre peu à peu en eau la vaste dépression du Djouf dont l’amélioration sera également entreprise à partir du littoral de l’Atlantique, en aménageant ce littoral non plus seulement entre la Guinée Portugaise et Port-Etienne ainsi que nous l’avons dit, mais même au delà, tout le long du Rio de Oro après entente avec l'Espagne, et même sur notre littoral sud-ouest marocain jusqu’à Agadir.
De même le Tchad et les autres nappes d’eau de son territoire constituent pour nous une troisième base très efficace. Les nombreuses îles de ce lac nous permettront de bien choisir celles qui se prêtent le mieux, par leur configuration et leur isolement, au rôle de centres pluvigènes, constituant ainsi des aires de surchauffe autour desquelles la nappe d’eau sera transformée en aires de surévaporation par des prairies flottantes.
Nous nous sommes étendus longuement sur les effets que l’on peut attendre de l’aménagement des cîmes de l’Adrar des Iforras, de l’Aïr, du Hoggar, en centres pluvigènes. Grâce au Niger il nous est possible, à l’aide de fleuves aériens, de faire affluer au pied de ces cîmes des masses d’air humide, d’accroître l’abondance de leurs chutes météoriques.
L’œuvre de refoulement des déserts devra de même être entreprise par le littoral tunisien, notamment dans le golfe de Gabès en bordure duquel existent PRICE sebkhas et qui bénéficie de marées comme l’océan.
L'aménagement rationnel en centres de coordination des chotts, sebkhas, zahregs, de notre Afrique du Nord — Algérie, Tunisie, Maroc —- des Territoires du Sud, du Sénégal, de la Mauritanie, du Soudan Français, de la Haute Volta et des Territoires du Tchad, permettra d’accroître en mille points la pluviosité, la fréquen- . ce des pluies. Si l’on veut bien tenir compte de la répercussion que les phénomènes météoriques exercent les uns sur les autres, l’homme peut espérer amorcer ainsi le mouvement de régression du Sahara.
A l’anarchie calorique qui seule a régné jusqu'ici il lui faut, en une infinité de points, substituer l’ordre, la coordination, provoquer l’incessante formation de mille et mille colonnes ascensionnelles productrices de pluies régionales ou locales.
Au lieu de les assécher systématiquement, il faut faciliter la remise en eau des immenses dépressions qui se sont peu à peu vidées par suite des défectuosités de la nature.
De la sorte on verra de jour en jour s’améliorer la pluviosité de notre empire africain. :
Responsabilité assumée par l'Administration
L’Administration algérienne multiplie les barrages réservoirs et fait en cela une œuvre très utile, malgré les écueils et mécomptes qu'il y a lieu de prévoir et qui ont déjà plus d’une fois arrêté l’élan du public et de l'Administration en faveur de ces ouvrages.
Mais, d’autre part, elle dépense follement des millions à assécher nos derniers lacs, alors qu’il faudra, pour assurer la restauration de l’Afrique du Nord, de l’Afrique centrale et de la Mauritanie, les multiplier et remettre en eau les dépressions actuellement à sec. Je dis follement, c’est qu’en effet, malgré mes demandes réitérées, l'Administration ne s’est point assurée au préalable s’il ne serait pas possible de transformer ces lacs en centres pluvigènes ; et cependant nous possédons depuis assez longtemps des notions suffisantes pour entreprendre avec méthode l’œuvre de régression des régions arides, et depuis plus de vingt ans j'appelle son attention sur cette question capitale.
Pour assurer la viabilité de notre littoral nord africain nous avons créé et multiplié les chemins, les routes, les voies ferrées, les ports ; et, à cette heure, il est devenu aisé, grâce à ce persévérant labeur, de nous transporter rapidement, sans grande fatigue, dans les régions déjà colonisées ; chaque centre créé peut s’approvisionner et exporter ses produits.
Qu’avons nous fait pour accroître les pluies ? rien, absolument rien. Pis encore, nous ne cessons d’aggraver la situation. Après la sécheresse de 1921 qui coûta plus d’un milliard à l’Algérie, il eût été logique que l’Administration se décidât à inaugurer la politique de la pluie. Il n’en a rien été malgré mes instances réitérées et malgré que Délégations Financières, Conseils Généraux, Chambres d’Agriculture aient émis des vœux en faveur des essais de centres pluvigènes, et bien que M. le Gouverneur Général Lutaud, qui pendant dix ans avait suivi attentivement les progrès de plus en plus concluants de ma documentation, ait finalement déclaré en 1921 que mon système était d’une logique et d’une clarté aveuglantes, que des essais s’imposaient.
Autre considération de grande valeur : Sans contestation possible, l’équité exige que ces essais soient réalisés. L'Algérie est en train de dépenser des centaines de millions au profit des propriétaires des plaines ; ces millions sont prélevés dans la poche de tous les contribuables. Il est de toute justice que de sérieux efforts soient faits pour résoudre le problème des pluies. La solution de ce problème intéresse, en effet, tous les agriculteurs, tant ceux des plaines que ceux des montagnes, toutes les races, aussi bien les indigènes que les européens, et ce dans toute l’étendue de la colonie depuis le littoral jusque dans l’extrême sud.
Si les pluies étaient accrues le rendement des récoltes pourrait être doublé, l’étendue des ensemencements décuplée de même que l’élevage des ovins dans le sud. Les barrages réservoirs du Tell, les barrages de dérivation de toute l’Algérie auraient