‹ Réfutation complète du Mémoire de M. de MontlosierChapitre 24 sur 36 · MONTESQUIEU · texte numérisé non relu

MONTESQUIEU

ce On a voulu faire tin crime à la société dé Jésus d'avoir gouverné le Paraguai ; mais il sera toujours bon de gouverner les hommes en les rendant heureux. II est glorieux pour elle d'avoir été la première qui ait montré dans ces contrées l'idée de la religion jointe à celle de l'humanité. En réparant les dévastations des Espagnols, elle a commencé à guérir une des grandes plaies qu'ait encore reçues le" genre humain. Un sentiment exquis pour tout ce qu'elle appelle honneur, et son zèle pour 1» religion > lui ont fait entreprendre de grandes choses ; et eHe y a réussi. Elle a tiré de* bois des peuples dispersés; elle leur a donné une subsistance assurée ; elle les a vêtus; et quand elle n'aurait fait par-là qu'augmenter l'industrie parmi les hommes, elle aurait fait beaucoup » (1).

(1) Esprit des Lois , liv* 4, chap. fi,

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l'abbé proyard.

« Je n'ai jatoais appartenu à la société , je ne dois au i jésuites que la vérité et la justice, je ne leur suis pas même redevable de mon éducation. Mais j'avouerai aussi qu'à les considérer seule ment sous le rapport de l'enseignement public, les jésuites étaient les plus fermes appuis des vraies lumières, des mœurs et du trône. Leur destruction, qui a donné une secousse générale à. la morale publique, fut la ruine de l'édifice précieux de Téducation nationale. » (1).

Nous avons oité le témoignage de Bayle dans un chapitre sur les jésuites.

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