‹ Réfutation de l'éelectisme: où se trouve exposée la vraie définition de la philosophie, et on lChapitre 20 sur 35 · S XX · texte numérisé non relu

S XX

QuMI 5'agil de synthèse, et non pas d'éclectisme.

JTavais formé le projet d'exposer ici , sons ce titre , en opposition avec tout ce que je viens de renverser, la méthode du véritable éclectisme, c'est-à-dire de la véritable synthèse. Car je suis intimement persuadé qu'au-delà du syllogisme et de Tinduction ii y a un art nonvean de la pensée.

11 arrive des époques où, un sentiment nouveau se développant a a sein de l'humanité, des idées qui paraissaient inconciliables apparaissent tout-à-<;oup comme les membres d'un même corps , où une pensée unitaire relie mille pensées disséminées dans le cours des siècles; je crois que nous sommes à une de ces époques.

Une idée qui n'est pas seulement une idée, mais qui est aussi un sentiment, et qui n'est pas seulement un sentiment et une idée , mais qui est aussi une pratique , la doctrine de la perfec-

tlbilité a loi pour iimB. De là 1& rév^laiSca de te succession et de J>JichalDeiiieiit des cboaes; de ]i k cottoeptxm de runité dcfi idées €SL en mfime temiis de knrs foroics successÎTes ; en d'BUtreR termefs k itentùnent de la vérité absolue sous la forme de vérités reiativc& l'ai déjà touché ce pwnt ca|»tal dans la première partie de cet écrii^ en noiitraiit oomment la ?érité absoliie nous est donnée dans la vérité relative.

Tn profn^ de la lofqgne , en tant qot la logique est Part de la connaissance ^ucoestiirie donnée à rhnmanilé, doit donc correffKuidre à ce pro^rrès de notre natare.

Oui, il doit y avoir nn nowd instnua^it logique, un nouvel orgemium , comme parlent JLristote et Bacon. Mais son non est st^tbèse, et non pas éclectisme. U ne consiste pas à opérer mécanignement pom- ainsi (Ëre sur les idées; mais il consiste à recueillir la vie cadiée sous les idées, pour faire re- Tdir à cette vie d'autres idées , pour lui donner une nouvelle forme, une nou^«Ue manifessatiim.

Gel art sera nouveau sans Fétre; il sera particulier à notre 4»oque , bien que toujours lliumanité Tait connu et employé. liais oe qui âaii faiUe deviendra grand, ce qui était germe se dévelof^^era.

Le syllogisme et toutes les règles logiques auxquelles il donne lieu étaient pratiqués de tout temps avant d'être rédigés en corps de doctrine ; de même Finduction était employée de tout temps avant que Bacon la préconisàL La synthèse dont je parle a de même été connue de tout temps. Mais je soutiens qu'elle n'a été ni bien comprise ni largement pratiquée jusqu'à présenL

J'avais formé , dis-je , le projet d'exposer, en contradiction avec rEclectisme , les bases de la Synthèse. Mais ce serait ajouter un livre dogmatique à im livre de critique. Je renvoie donc ce sujet {I}.

(i) Voy. rarticle Synthèse de V Encyclopédie NouveUe.

I)B l/iiCLECTISMK. 305

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