PREFACE. IX
nous apparaît aujourd'hui comme sortant de rhum'anité tout entière, que nous rapportons l'honneur de cette victoire. Nous dirions ensuite que l'ensemble d'idées dogmatiques, formant une sorte d* anti-éclectisme ou d'antidote à l'éclectisme, répandues dans le cours de cette réfutation , peut se résumer sous trois chefs principaux , savoir :
40 La notion que nous donnons de la philosophie;
2** Le sens et le but final que nous attribuons aux diverses philosophies qui se sont succédé depuis Descartes ;
3° La formule psychologique où nous paraissent avoir abouti ces diverses philosophies.
C'est sur ces trois points que le lecteur aura à se décider entre noiis et les éclectiques.
Premièrement, sommes>nous dans le vrai ou sommes-nous dans l'erreur en prétendant , comme nous l'avons soutenu dans cet écrit , que la philosophie et la religion sont au fond une seule et même chose ? Sommes-nous dans le vrai ou sommes-nous dans Terreur, en prétendant , comme nous Pavons également soutenu , que tout l'atelier de la science humaine, divisé en apparence en une multitude de sectes hostiles les unes aux autres , n'a travaiUé avec cette désunion que pour préparer providentiellement la communion de l'avenir ; que tous ces grands esprits du passé, si nous savons les comprendre, au lien de se nier et de se détruire, se prêtent un mutuel ap-
pure négation , mais qu'il s'est résumé dans une doctrine positive et virtoellement organique , la Doctrine de la perfectibilité. Les bases de cette doctrine avaient été largement jetées en France dès le comaenoement du dix-huitième siècle, k la fin de ce siècle , Turgot et Gondorcet en furent les principaux formulateurs. Dans ces derniers tcmpB , Saint-Simon fit , au nom de cette doctrine , appel à l'avenir. En tant que nous appartenons à une école , nous sommes de cette école; car c'est par: elle que nous avons été éclairé , et que nous sommes venu à la philosophie.