‹ Réfutation de l'éelectisme: où se trouve exposée la vraie définition de la philosophie, et on lChapitre 6 sur 35 · XII PREFACE · texte numérisé non relu

XII PREFACE

Diea et de Phomme , comme si nous pensions sans Taide de TEtre universel , et comme si , d'un autre côté , Dieu , à certains moments , intervenait dans Tliumanité sans Tliomme. L'avenir unira de nouveau ce qui a été absurdement séparé , la religion et la philosophie. Au nom même de la philosophie, il acceptera l'héritage de Thumanité antérieure ; et , scrutant et s'assimilant , pour les transformer, ces hommes et ces doctrines si servilement idolâtrés des uns, si dédaignés des autres, il prononcera en dernier ressort qu'hommes et doctrines ne méritaient

Ni cet excès d'honneur ni cette indignité.

Suivant nous, donc, la religion et la philosophie, loin d'être essentiellement diverses et de sortir de facultés différentes de notre nature, comme Ta imaginé dans ces derniers temps Hegel, à qui nos éclectiques ont emprunté cette distinction, la religion et la philosophie, dis-je, sont identiques. Seulement, en vertu de causes que j'ai expliquées , les philosophes , suivant les époques , font ou défont les religions ; mais ils ne les di^font , quand cela arrive, que dans la vue, pressentie ou non par eux , mais toujours providentielle , d'une synthèse ou religion nouvelle qui se fera plus tard.

Secondement , une autre idée qui, au surplus , se rapporte à la première , au point de n'en être pour ainsi dire qu'une moindre suite et un développement , c'est que tout le travail philosophique depuis Descartes a également son unité, son ordre , son harmonie , sous le voile apparent du désordre , de la désharmonie , et de la confusion. Suivant nous , en effet , tout le travail philosophique depuis Descartes avait pour but final et providentiel d'établir solidement la grande vérité psychologique qui, en nous faisant connaître et toucher pour ainsi dire du doigt la Trinité de l'âmehumaine, nous rend sûrs

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