livre pandty le ministère anglais^ oonme pour luîâo
ner un démenti , se place hardiment à la tête de la civilisation; M. Canoing arbore solenneliement rétiendard de la liberté civile et religieuse, et leà vighs accourent en foule sous la bannière qu'il a déployée sur l'univers entier. Il est vrai qu'à l'époque de la mort de M. de Montgaillard, TalliaBce des Lansdown, des Holland, des Wilson, des Brougham et des Francis Burdett avec le successeur de lord Castelreagh ne paraissait pas aussi prochaine qu*elle Ta été. Mais c'était précisément alors qu'il pouvait y avoir quelque mérite à la prévoir^ Un homme , que M. de Montgaillard traite parfois assez cavalièrement, Favait devinée avant même que M. Canning eut pris le timon de la politique anglaise, et du vivant du marquis deLondondeny^ Ouvres lemémorialde Sainte-Hélène, vous y verreas^ que Napoléon traçait, sur son roc désert, la marche que devait suivre nécessairement et qu'a suivie en effet le cabinet de SaintJames. M. Gaûomng n'a heu fait, ne fera rien (i) qui ne soit indiqué dansi
(i) LluHnme d'état» qpi t'était chargé d^acooMplir let havttt pfénsîoi» clHm grand lummie, a cessé de vim. La douleur vnîrersdle qae aa mort a fait éclater » et dont M. Charles Dnpia
s'est constitué l'interprète , au nom de tous les peuples, justifie entièrement la prophétie de Napoléon. La philanthropie triomphe enfin des barrières étroites que lui opposait l'esprit de nationalité ; c*e8t nm eonfDéle importante pour la ctinlUation, qytiX
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les prédictions de l'illustre exilé sur les destinées de TAngleterre (i). 11 7 a déjàhuit ans que cet homme extraordinaire, dont le génie, délivré des illusions de la grandeur , avait repris toute sa force et sa pénétration , énumérait ainsi d'avance les succès du ministre que M» de Montgaillard présentait encore en i824> comme devant se réconcilier avec la sainteest bon de constater. On s^qmète du nom dn snccesseur qne Georges IV donnera à M. Canning; quel qu'il soit , il sera forcé de suÎFre la route où l'opinion publique entraîna M. Canning lui-même , ou d'imiter, un peu plus tôt, ou un peu plus tard, lord Gastelreagh dans son désespoir politique. Pitt, lui-même, comme l'a fort bien lemarqné U Journal des Débatte pour TCSter fid^ à son système et à son génie , aurait agi , en 1817 » oommele nûnistze accusé d'avoir déserté le torysme.
(i) <t Qu'aurait de mieux a £iire l'Angleterre que de donner la main à ces beaux mouyements de la régénération moderne ? Aussi bien faudra-t-il tôt ou tard qu'elle s'accomplisse. C'est en vain que les souverains et les vieilles aristocraties multiplieraient leurs efforts pour i*j opposer, cTest la roche de Syaiphe qu'ib tiennent élevée au-dessus de leurs têtes; mais quelques bras se lasseront, et au premier dé&ut tout leur eroulera dessus. Ife vandrait^il pas mieux traiter k l'amiable; c*était-là mon grand projet. Pourquoi l'Angleterre se refuserait-elle à en avoir la gloire et à en recueillir le profit ? Tout passe en Angleterre comme ailleurs; le ministre Castelreagh passera^ et celui qui lui succédera , héritier de tant de iautes, deviendra grand s'il veut seulement ne pas les continuer..», n n'a qu'à se mettre à la tète des idées laiérales, et fl leeneillcra les bénédictions universelles. » {JSsprk (Ut Mém. 4e SaiMe-^BOeneptom. ni, i3.)
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aBiance, si toute/ois il fut jamais brouillé auec elle. ( page 49 )• Soyons justes néanmoins; il était permis, même à M. de Montgaillard^dene pas aper* oevoir, en i8a4^ ce que Napoléon avait pressenti en 1816.
Aiiisilaot>lèredenotreabbéa6iandbi laManehe,
Monsieur, et M. Canning, malgré ses protestations libérales , n'a pu trouver grâce auprès de lui. £n revanche, il est curieux de le voir s'extasier aunom d'Edmond Burke, dont le talent et les lumières furent pourtant employés à combattre et à flétrir la révolution qui a conquis le monde. Gomment expliquez-vous donc, me direz-vous , cet enthousiasme pour le détracteur le plus passionné de l'assemblée, k laquelle lui , M. de MontgaiUard, votait naguère des remerciments au nom de tout le genre humain? J'avoue que cela ne m'est pas facile. Cependant à défaut de mieux, je hasarderai cette explication, que M. de Montgaillard a pardonné à Burke ses at* taques contre la constituante, en faveur des formes
• acerbes et du ton déclamatoire qui distinguent les réflexionsde sir Edmond: Similis simili gaudet. J'aurais bien envie de finir, Monsieur, et cepen-
, dant j'éprouve le besoin d'ajouter un mot. Vous avez vu en parcourant les premières pages du discours préliminaire le long développement de cette pensée, sur laquelle je suis revenu plusieurs fois, que la révolution française a été le signal dîme ré-
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génération qui doit embrasser le monde. D'accord en cela avec Tabbé de Montgaillard, vous Pavez suivi attentivement dans rénumération des bienfaits immenses que nous devous à cette grande crise. £b bien! reportez-vous maintenant 41a fin de ce même discours, et vous y lirez, page 58, que r histoire d'un peuple en révolution nest guère que rhistaire de ses maladies les plus argués; que rare* ment les grandes crises bd rendent la santé ; et que le sort des sujets dans les monarchies s'améliore Lien légèrement par frffet des canpulsions politi^tes.
Tout à l'beure la vieille Europe monarchique allait périr; elle tombait de vétusté, lorsque la révolution ouvrant Tère des gouvernements constitutionnels, est venue fort à propos lui rendre la jeunesse et la vigueur. Maintenant il est décidé que les révolutions guérissent rarement le corps politique, et qu'elles n'améliorent que légèremoit le sort des sujets. Voilà Tabbé de Montgaillard!
Dans une prochaine lettre, je vous entretiendrai de rintroducticm historique dont cet écrivain a formé la seconde préface de son livre.
J'ai l'honneur» etc. etc*
2,8 IHËUTIÈME LEITBE9