‹ Réfutation de l'histoire de France de l'abbé de MontgaillardChapitre 7 sur 21 · ASSEMBLÉE CONSTITUANTE · texte numérisé non relu

ASSEMBLÉE CONSTITUANTE

flexibilité de talent M. de Montgliillard peint notre

émancipation sous des couleurs sombres ou brillantes, selon les caprices de son imagination. S'agitil de Terser le blâme sur la noblesse et le clergé , défenseurs opiniâtres de l'ancien régime ? Les améliorations que les novateurs indiquèrent furent ré'damées parle salut delapatrm commune. Yeut-IK au contraire, ternir l'éclat des réputations fondées sur des services révolutionnaires? Ces améliorations cessent d'être indispensables, et deviennent même des innomtixms funestes. \î\m o6té, les mesures adoptées contre les ordres privilégiés furent exécatées a»eo quelque dureté ^ quelque if^'ustke; de l'autre, taris tocratie était déraisonnable y et si les patriotes de 1789 furent imprudents, s* ils firent appelé la nation, c'est parce ^pte Faristocratie cm-

çaisCy que je sais loia d'aillears de trouver exact et fidèle, a rendu plus de justice que M. de Montgaillard à l'assemblée constituante. Il dit, en parlant des membres du tiers-état, « Pré- » tendre que le corps qui captiTait l'attention générale manquait » de talent pour la justifier, serait une absurdité manifeste* Loin » de li, rinstructipn, Tbabileté, l'âoquenoe française setrou- « valent en grande partie dans le Hers-état » Son portrait de Necker est loin ausài de ressembler à la caricature odieuse que j'ai retracée au commencement de cette lettre : « Ministre probe » et sincère, né républicain, d'ailleurs, et disposé conséqucm- » ment à respecter l'opinion publique , Mecker, dit-il , oublia » malbeureusement, que pour être saine et raisonnable, cette 9 opinion doit être formée par des bommes de talent et intègres.»

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nonçait kautenient te dessein de s'opposer, par la violence et les armes, aux améliorations les plus impérieusement exigées par les besoins de la chose publique. Tdut le inonde ici est encore coupable, et ceux qui poussèrent à la révolution, et ceux qui lui résistèrent. C'est une nouvelle répétition de ce que nous ayons remarqué dans le développement historique de la lutte de la couronne et de la féodalité; c'est une conséquence inévitable du besoin, dont M. de Montgaillard -se montre partout dévoré , de déclamer atnèrement contre les hommes et les choses de toutes les époques et de tous les pays.

Avez-votts remarqué, au reste, Monsieur^ dans le passage que je viens de citer, combien le langage de notre abbé, sur nos plus illustres citoyens , se rap- • prochait de celui du despote le plus acoùmpU des temps anciens et des temps modernes. (96, Introd. hist.) Pour Napoléon, les Bailly, les Lafayette, les Barnave et les Grégoire étaient des niais ou des ieiéologttes; pour M. de Montgaillard, qui reprochait naguère (idem) à ce grand homme d'avoir proscrit de ses conseils et du sein même de la représentation nationale tous les principes généreux f toutes les lois de justice que la rèvolation Jrancaise avait proclamées'en 1789; pour M. de Montgaillard, ces premiers patriotes de la France nouvelle, ces premiers propagateurs et inébranlables partisans des principes de la révolution, ne sont plus maintenant

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