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N'oublions pâi? cfepferidànt que jërfèhténds piis dire qne la pré|)Oiïdofaticê de rératorîté royale doive être dans Uttfe 4tliOii coritnilièMe. Noué Toyons souVèût que hôtrè intelligence, loriqtr'elle â |)oàrvu àla Sûreté dé noire corps, laisse tïoj^ orgàties s'âbat^dontiôr aux jouissance^ et quelqu^efois ^i écarti ^ùl letir sont proprés , êseak les tetrir duns ûtié obéissance toujours sévère et toujours attentive; irtais, au moindre danger, tout réhir^ <teti$ M sUBbrdinmîon ; et chacun se tient Jj^'ét à iéxéculer là volonté souveraine qui d'a^Wfomëht a^raùtrè'peut laî par- Tôtiir. Qu on veuîHé bieù repasser ma doctrine dans mes précédents étrîts , et Ton verra si j'aî entbndu porter plus loîii Taciion du pouvoir royal dans le cotps politique , et si , au contraire, ce iï'clst pas à là derriiërè éxtl-émité que je lui fai^ reprendre , pour quelques momens seulement , celte tràiisccndance de v61onté à laquelle rien ne doit plus résister, parce la que société même est menacée dans son existence , et qu'avant tout lé devoir dii prince est de la préserver de sa ruiné et de sa destruction.
Je rie doute pas que , laSsé de ma persévérance à présenter une allégorie peu d'accord avec les maximes de nos publicistes modernes , on ne me fasse Tobservatign que , par Torg^tiisation du corps humain , le principe régulateur éprouve
lui-même le malaise et les douleurs des parties les plus éloigaées , et que, malgré cette identité d'être , on voit l'homme, pour se procurer des jouissances momentanées , abuser de ses organes et risquer de les détruire et soi-même avec. eux. Or un roi , quelque sensible qu'on le suppose aux malheurs des autres , est loin -de ressentir les souffrances de ses sujets comme il sentirait les siennes^ en un mot, ses sujets ne sont pas sa propre personne. Qui pourra donc leur garantir que le prince ne les rendra pas les misérables instrumens de ses caprices e^e ses passions , lorsque nous-mêmes nous nous rendons si souvent .victimes de nos excès ?
Qui pourra le leur garantir , répondrai-je ? La loi de la nature , qui accumule les avertissemens, les difficultés et les punitions , lorsqu'on s'éqarte du vrai chemin : même au pjbj^sique, nos nerfs se contractent , le désordre s'établit dans tout notre être , et l'obéissance se trouble , lorsque nous voulons entreprendre au-delà de nos forces. Cependant , il faut l'avouer , la subordination est si grande dans le corps humain , que personne , lorsqu'il est tenté de mésuser de ses facultés , ne s'arrête à la pensée que ses intentions peuvent être méconnues et ses ordres violés ; mais il en est tout autrement des Etats. Les monarques les plus ailiers redoutent les haines, les soulèvcmeus
- ( 57 ) et les vengeances dès qu'ils s'abandonnent aux oppressions et aux iniquités. Voilà le frein qui supplée dans leurs âmes à ce tendre intérêt que les bons rois portent à leurs peuples. D'ailleurs, je ne cesse de rappeler qu'il est de la plus grande utilité , que les princes soient entourés de conseils qui impriment à leurs résplutfons le sceau de l'examen et de la méditation; et , je le rappelle avec une sorte d'opiniâtreté , parce que mes adversaîret semblent ne pas connaître la puissance de ces conseils contre les entreprises injustes. Je fais plus , j'ai mentionné presque à toutes les pages de mes écrits , je viens de mentionner encore au précédent chapitre , et j'admets comme présentant de grands avantages l'existence d'autorités intermédiaires qui , s'il en est besoin , s'opposent aux volontés des rois , pourvu toutefois qu'elles s'arrêtent à de certaines limites , et que cette opposition n'aille pas jusqu'à la désorganisation du corps social. Alors , j'ose le demander, quelles seront les préventions assez fortes pour me contester que le défaut d'identité d'être entre le monarque et ses sujets , qui l'empêche de ressentir dans sa propre personne leurs besoins et leurs peines , ne soit sufljsamment compensé par les lenteurs et les obs.acJcs qu'éprouve l'obéissance dars les clioseset dau-j les inslilulions j t. a lis qu'au contraire
BOS membres ç^ nos musclas défèrepi à pQ$ irch lontés avec une promptitude et une ponetualho souvent nuisiMcs à la réflfp^ion? Quel esprit ombrageux se refusera h d'aussi. puissantes considér rations, et aux restrictions que j'apporte moir même à l'étendue^ de mes principes , parce que la vérisc me Sjemble l'exiger? Et quel homine impartial enGn n'éprouvera quelque mccontei^tement de ces doctrines s^ussi absolues qu'in* çxactes , qui , dédaignant de prendre leurs modèles dans la nature^ et, paraissant ignorer qu'au moral comme au physique , il existe presque toujours une marche commune , veulent pbtenir un accord durable avec des pouvoirs 4ncohéreni , et créer un corps de société indestructible , avec tous les germes de destruction. C'est en vain qu'elles épuiseront les sophismes , ce corps périra, si, renonçant à leurs étranges contradictions, elles n établissent en lui une puissance prédominante , douée d'unité dans ses intentions , toujours prête à agir pour la conservation de Fensemble , et sans cesse occupée à prévenir la dissolution et la mort.