‹ Réfutation de la doctrine de Montesquieu, sur la balance des pouvoirs, et aperçus divers surChapitre 9 sur 34 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

'Suite de F allégorie. Les différends ne se terminent jamais sans que quelqu^un emporte la balance. Les rois insensibles au malheur de leurs sujets^ craignent leurs mécontemens.

Nécessité d'une volonté et d'une puissance prédominante dans le corps politique.

Cetts allégorie est, j'o»e l'affirmer, extrêmement près de l'exacte vérité. On l'a dit depuis long-temps , la société politique est comme un corps organiseront les parties , sans être , il est vrai , attachées les unes aux autres par des liens de chair et d'os, se tiennent cependant entre elles parles liens moraux dont la force est sou^

vent très-gcande. Mais, sans chef ni^} corps ne peut se mouvoir avec ensemble et discernement , et une vérité non moins certaine, qu'on peut faire découler de la contestatioii que je viens de supposer entre les pieds et là tète, est /a né-^ cessitéijue lorsqu'il s* élèi^e des d^étends entre lesfwmmes^ quelqu'un emparée la balance; enr sorte qu'imaginer des états sans prépondérance définitive dans l'un ou l'autre des pouvoirs qui les- régissent, et que supposer chacun d'eux se réunissant dans un commun avis avec une égale volonté , c'est se figurer ce qui ne sauroit être j c'est insister sur l'existence de l'impossibilité même 3 c'est tomber dans la plus fausse et la plus insoutenable chimère»

J'ajoute qu'au monarque appartient de jouir de oette prépondérance . dans une monarchie, sans quoi l'on se trouve transporté sous uu faaix nom dans le gouvernement de plusieurs ou du plus grand nombre , et je ne pense pas que les cruelles épreuves que nous avons faites de la démocratie , et que notre peu de propension pour l'aristocratie , nous permettent d'envisager d'un, ceil 4r^nquille la supériorité de. l'une de ces deux autorités, sur celle dont nos rois furent tou* jours investis , qui nous éleva successivement à un si haut degré de «puissance , et qui rendait notre France si paisible et si florissante.

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