‹ Réfutation des Mémoires du maréchal Marmont, duc de RaguseChapitre 110 sur 189 · LIVRE HUITIEME · texte numérisé non relu

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et d'importantes fonctions exercées de bonne heure, mais il a toujours été loin de posséder le talent nécessaire au rôle dont il était chargé.

» On Ta beaucoup trop vanté ; on a surtout vanté son dévouement et sa fidélité dans la crise de 1 81 4. Ces talents prétendus se sont bornés à faire alors une campagne fort médiocre, et cette fidélité tant proclamée a eu pour résultat de faire tout juste le contraire de ce qui lui avait été prescrit , et précisément ce qu'il fallait pour assurer la chute de l'édifice qui a croulé avec tant d'éclat. Il s'était fait illusion sur sa position, il avait cru à la possibilité d'une existence souveraine indépendante , mais peu de jours sufiirent alors pour le détromper. Il avait bâti sur des nuages. Je reparlerai de lui avec détail et de manière à fixer F opinion de la postérité sur son compte. » (II, 37g.)

C'est le meurtrier bien résolu, qui a déjà choisi et marqué la place où sa main devra enfoncer et retourner le poignard.

Heureusement la grande victime est invulnérable, et nous verrons le coup préparé avec tant de perfidie et annoncé avec tant d'audace retomber sur celui qui l'aura si déloyalement prémédité.

SW RÉFUTATION DES MÉllOIRES DU DUC DE RAGUSE.

Les ordres de l'Empereur firent passer ie général Marmont du Frioul dans la Dalmatie , où le général Lauristùn avait été envoyé comme commissaire ^ pour la remise des places^ et le général Molitor^ avec une division j pour en prendre possession. Le duc de Raguse reproche à Molitor d'avoir marché lentement et perdu beaucoup de temps ^ ce qui permit au commissaire autrichien à^ouvrir les portes de Ca^telnovo et de Cattaro aux Russes ^ sous prétexte que les Autri-chiens n'étaient tenus de garder les villes et de les dé" fendre que jusqu'à une époque déjà passée , le i& fé^ mer. (11,376.)

Lauriston ayant alors occupé Raguse , d'après le commandement exprès de l'Empereur, s'y trouva bientôt bloqué par les Russes. Mais le général Molitor courut à son secours et le dégagea , malgré le petit nombre et l'éparpillement des troupes mises à sa disposition, a On a loué avec raison, dit le duc de Raguse, cette opération de Molitor ; mais, certes^ il ne pouvait pas voir tomber Raguse faute de vivres et faire prisonnier un général français j, avec plus de quatre mille cinq cents soldats , sans avoir tenté de les délivrer. »

Après ce mais peu obligeant pour le général libérateur, Marmont se hâte de lancer le trait qu'il a tenu en réserve pour le général délivré. « Lauriston^

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