‹ Réfutation des Mémoires du maréchal Marmont, duc de RaguseChapitre 128 sur 189 · MARMONT · texte numérisé non relu

MARMONT

Le duc de Raguse commençant le treizième livre de ses Mémoires, par le souvenir de son retour à Paris et des impressions qu'il avait rapportées de la glorieuse campagne de Wagram , proclamait que le grand capitaine était toujours Vobjet de Vétonnement du monde y et qu'il n'était tombé encore dans aucune des aberrations qui ont marqué la fin de sa carrière.

A cette époque, c'est-à-dire à la fin de 1809, rinvasion de l'Espagne était pourtant accomplie, l'expulsion des Bourbons consommée, la dynastie de Napoléon installée à Madrid. Marmont ne regardait pas sans doute alors toutes ces grandes nouveautés comme des aberrations. Cependant, à l'ouverture de son quinzième livre, il aborde cette délicate question de la guerre d'Espagne , et il se prononce tout d'abord avec la plus grande véhé-

mence contre la politique et les vues de Napoléon sur la Péninsule.

« Si Napoléon avait compris l'Espagne , il pouvait la rendre Tauxiliaire le plus utite à sa puissance ^ et son influence y eût été durable et sans bornes. La faiblesse du monarque assurait son obéissance , taiidis que les sentiments de fidélité de la nation envers son souverain garantissaient son concours empressé à seconder toutes ses entreprises. Le vieux roi, esclave d'un favori, ne pouvait plus régner; mais Ferdinand était l'objet de la confiance publique j et sur sa tête reposaient toutes les espérances de l'avenir. Ce prince sollicitait comme la plus insigne faveur d'épouser une nièce de Napoléon. Dès lors, il s'unissait intimement à la nouvelle dynastie, et se consacrait à la servir. Une action plus cm mcùns directe de Napoléon. eiU contrOMné à régulariser l'administration et à rendre à cette monarchie une vie et une puissance qui eussent été eiia^loyées à son profit. Une idée funeste s'empara de se» esprit, et il fit bien plus que de iréaJiser la fable de la Pouk auœ oeufs d'or; car ce iês& fiftt pas seulement une source de richesses qu'il tarit , ma^ un toirent de maux qu'il fift surgir. Les intérêts d'un frère donl il voulait faire un esclave,, et qm. résista ouvertement à ses volontés, l'iacertiti^ d'un avesiar sombre et chargé de tempêtes, l'emportèrent sw un ordre de choses tmt fibt^ àoot

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