‹ Réfutation des Mémoires du maréchal Marmont, duc de RaguseChapitre 130 sur 189 · LIVRE ONZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE ONZIÈME

aux armes^ Les Espagnols en masse se conduisirent comme un homme d'honneur. Je n'ai rien à dire à cela , sinon qu'ils ont été cruellement punis ! qu'ils en sont peut-être à regretter !.. . » (Mémorial.)

Napoléon vivait encore, que les événements venaient lui donner raison. Les hommes qui avaient le plus marqué dans la guerre de l'indépendance , Porlier, l'Empecinado, Lacy, Milans, Mina, levaient tour à tour le drapeau de l'insurrection et protestaient contre le rétablissement des anciennes institutions, devenu la conséquence de la restauration de l'ancienne dynastie ; et le premier régénérateur de l'Espagne put entendre, de son lit de mort, les échos de Sainte-Hélène répéter le cri de délivrance parti de l'île de Léon. La révolution espagnole, fille de la révolution française , fut bientôt arrêtée , il est vrai , par le drapeau de l'ancien régime , imposé à la nouvelle France ; mais cette halte fut de courte durée. La semence portée au delà des Pyrénées par Napoléon était tombée sur un sol fécond et bien préparé. Le mouvement de régénération imprimé à la Péninsule reprit son cours, tantôt accéléré et tantôt ralenti, mais toujours irrésistible, et menant inévitablement, un peu plus tôt ou un peu plus tard , et à travers de fréquentes oscillations et des apparences de reculade , au triomphe définitif du progrès social, tel que le conçut, le premier, l'empereur Napoléon.

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