‹ Réfutation des Mémoires du maréchal Marmont, duc de RaguseChapitre 132 sur 189 · LIVRE OKIZIEMË · texte numérisé non relu

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joz, et il attaque Béresford sur rÂli»ihéra. « Soult, qui, cette fois comme toujours, dit Marmont, était de sa personne à plus d'une portée de canon de F ennemi ^ ijuand ses troupes soutenaient une vive fusillade, ne put leur ordonner de se déployer. Les généraux qui les commandaient n'eurent pas Tintelligence de le leur prescrire, et, après avoir éprouvé d'assez grandes pertes, les troupes plièrent, et la bataille fut perdue, quand évidemment, sous tout autre général, elle eût été gagnée. » (/6., 42.)

Voilà donc le maréchal Soult battu pour s'être tenu trop Icûn du danger^ et pour n'avoir eu aussi que des lieutenants sans intelligence, n'en déplaise aux admirateurs de notre Franoe militaire. Mais le maréchal Marmont prétend avoir plus qu'un défaut de courage et de capacité à reprocher au duc de Dalffiatie. « J'avais , dit-il , sur le caractère du maréchal Soult, la conviction commune et conforme à sa réputation z ainsi j'avais peu de confiance en sa loyauté. Junot, avec lequel j'ai toujours été très-lié depuis ma première jeunesse , et qui avait un véritable et profond attachement pour moi, m'avait dit, au moment où nous nous séparions en Castille : « Tu vas avoir de fréquents rapports avec Soult. Vos points de contact seront multipliés. Défie-toi de lui; agis avec prudence , prends tes précautions ; car, je t'en donne l'assurance, s'il peut, à quelque prix que ce soit, appeler sur toi de grands malheurs , il

n'y manquera pasl C'est parce que j'ai eu l'occasion de le bien connaître que je t'en avertis. » (Ib.j 47.) Soult, d'après Marmont, aurait tenté de vérifier la prédiction de Junot ; mais le duc de Raguse serait parvenu à faire échouer le calcul odieux du duc de Dalmatie.

Marmont était venu remplacer Masséna ' à l'armée de Portugal. II résulte de sa correspondance avec

' Le duc de Raguse dit que Masséna n^était déjà plus lui-même quand il fut le remplacer en Portugal , et que la bataille de Busaco, si légè^ rement donnée et livrée d'une manière si extravagante, sera un objet de critique étemel pour Masséna et pour les généraux qui dirigèrent cette opération. (IV, 25.) Il mentionne à la suite de ce jugement, plus. que séyère pour Masséna et pour tous ses lieutenants, des rumeur» injurieuses dont le dégoût doit faire seul justice.

C'est un sacrificateur impitoyable , que Timmolation d'une renimmiée ne cesse pas de tenter : il lui faut à tout prix des victimes.

Si le jeune et valeureux Girard , à la tète d'une seule brigade, s*ouTre béroïquement un passage à travers un corps nombreux d'ennemis qm Ta surpris à Aroya de Molinos , l'opération qu'il a conduite a été nonseulement mauvaise, mais honteuse (IV, 75); et Marmont jette sans bésiter cette qualification sur la tombe d'un soldat mort depuis au champ d'honneur, et protégé par ce mot de Napoléon à sa veuve : « Madame^ votre mari s'est surpassé ; si tous les généraux avaient agi comme lui , je ne serais pas ici; » et par ce legs du grand homme : « 100,000 francs aux enfants du brave général Girard. »

Le général Barrié est plus maltraité encore. « Détestable ofQcier, sans résolution et sans surveillance, » dit Marmont. Il lui reproche de n'avoR^ pas fait des dispositions raisonnables ni opposé une résistance sunisante dans la défense de Ciudad-Rodrigo. (Id., 84.) — Le maréchal Jourdan^ dans ses Mémoires, parle autrement du général Barrié. « Lord Wellington, dit-il, fit sommer le général Barrié, gouverneur: « Sa Majesté

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