LIVRE DOUZIKIIE
bach, ety en Prusse, devant Berlin, à Gross-Beeren. » (V,U0,U1.)
Les événements fanestes de 1813 ef de 1 81 i étaient accomplis depuis plus de quinze ans quand le duc de Raguse écrivait cette prophétie « Mais il a inséré dans les pièces justificatives de ses Mémoires une lettre qui porte la date du 1 6 août 1 81 3, et qui exprime en effet la crainte que TEmpereur, par la division de ses forces , ne se fût exposé à apprendre, le jour du gain d'une bataille décisive, qu'il en avait perdu deux (V, 208.)
Le duc de Raguse blâme du reste toutes les opérations de cette campagne , quoique , de son aveu , elle ait été bien près d'être couronnée par des triomphes. Après une critique amère du plan général de Napoléon, il s'attaque aux chefs de corps, ses collègues. C'est d'abord le maréchal Ney, qui ne comprend pas les avantages et ne connaît pas le rôle du poste de Buntzlau (V, 147); puis c'est le mouvement rétrograde sur la Queiss des 5* et 1 1 "^ corps, commandés par Lauriston et Macdonald , qui lui parait injustifiable (ib.j i 48); enfin la bataille de Dresde, qui fut si glorieuse pour nos armes et qui compromit si gravement les armées coalisées , aurait pu avoir une issue absolument contraire et accélérer la ruine de Napoléon , si le généralissime autrichien , le prince de Schwartzenberg , avait su mettre à profit les fautes du grand capitaine , au lieu d'imiter ses de-
vanciers, depuis Beaulieu jusqu'à l'archiduc Charles, en fournissant , par sa négligence ou son impéritie , à l'Empereur des Français, Toocasion d'une nouvelle et grande victoire là où il avait agi de manière à subir un grand échec.
« Une attaque immédiate, dit le maréchal Marmont, était la seule chose opportune, car on ne pouvait douter que l'empereur Napoléon n'arrivât en toute hâte avec des renforts. Aceahler^ anéanlir le quatorzième corps (qui , fort à peine de vingt mille hommes , avait devant lui plus de deux cent mille combattants), était la seule chose raisonnable. Le prince de Sehwartzenberg hésita; il ajourna Faction jusqu'au lendemain pour attendre l'arrivée du corps de Klénau et de quelques réserves. Il ne vit pas que, dans la disproportion des forces qui étaient en présence , un seul nouveau corps de l'armée française arrivant à Dresde donnerait plus de chances à la résistance que soixante mille hommes de renfort n'en auraient donné à l'attaque, x» (Y, 450, 451.)
Heureusement le coup d'œil , la résolution et la promptitude de Marmont manquèrent au prince au^ trichien ; le corps de Gouvion Saint-Gyr ne fut ni accablé ni anéanti, et la bataille de Dresde fut gagnée.
« C'est à présent, dit le Manuscrit (2e 1813, qn^il faut entendre les éloges qui , de tous côtés , flattent les oreilles de l'Empereur. Ceux qui naguère étaient