‹ Réfutation des Mémoires du maréchal Marmont, duc de RaguseChapitre 161 sur 189 · LIVRE DOOZiteB · texte numérisé non relu

LIVRE DOOZiteB

CmtiniunU sa tournée j il travene la inlle et se rend à Lindenau , auprès du général Bertrand. Il ordonne à eelui^i de se mettre en marche pour Lutzen^ et de gagner sans perdre de temps les défilés de la Saale, dont il doit rester maUre.

9 En revenant j il visite les ponts de Lindenau, donne des ordres pour qu*on établisse dans les marais voisins quelques nouveauœ passages qui puissent faci-- Hier la traversée de ce long défilé^ et fait relever les postes du général Bertrand à Lindenau par deux dim-» sions de la garde ^ sous le commandement du duc de Trévise. Enfin j à huit heures ^ /'Empereur revient d Statteritz^ où son quartier général s'est établi dans la nuit. Mais à peine a-t-il mis pied à terre que le canon de Schwartzenberg se fait entendre. Aussitôt il remonte à cheval pour se porter à la position du moulin. Tout létat-major de l'armée le suit. » {Manuscrit de 4 81 3 , 11,416, 417, 418.)

C'est ainsi que Napoléon se montra insouciant et s'endormit entre le Canon de Vachau et celui de Leipzig.

A Leipzig, l'Empereur et ses lieutenants, sans en excepter Marmont , maiiïtinrent la haute renommée des armes françaises. Mais les défections trompèrent tous les calculs, et rendirent vains tous les héroïsmes\ Napoléon eut à subir encore une re-

* Le duc de Raguse admet bien que Phéroïsme ne lui fit pas défaut à lui-même, mais il s'en faut qu'il rende la même justice à ses frères

traite désastreuse , et il ne put gagner la frontière du Rhin qu'en traversant rAllemagne insurgée y et en passant sur le ventre des Bavarois, nouveaux déserteurs de son alliance j accourus à Hanau pour lui barrer le chemin de la France.

d^armes. Il assure que Vèsprit militaire était éteint, et remplacé par Vabattement et le dégoût; que sur 60,000 hommes, 20,000 s'étaient éloignés des drapeaux , avaient jeté leurs armes , et parcouraient la campagne en maraudeurs ; et il prend plaisir à rappeler le surnom de fri^ coteurs, qui fut appliqué à ces indignes soldats. Marmont , écrivant ses Mémoires dans l'exil, s'est montré Ph6te courtois de Pétranger en faisant bon marché devant lui de sa susoeptibitité nationale. (V, 303.)

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