LIVRE TROISIÈMK
mont la dilapidation et les fripons, ordonna des poursuites, et remplaça le commandant d'Alexandrie par le même officier que le vainqueur d'Italie n'avait préposé , deux ans auparavant , à la garde d'un trésor, au milieu du pillage de Pavie, que parce qu'il voulait l'encourager à s'enrichir et qu'il le jugeait capable de ne pas en laisser échapper l'occasion. Cette promotion enfla l'orgueil de Marmont et lui permit de déployer toute son activité. Il résulta de l'examen auquel il se livra que la place n'avait plus que pour cinq jours de vivres, que les caisses étaient sans argent, et qu'aucun ouvrage de défense n'avait été commencé. « Grâce à une volonté forte et à une activité soutenue, dit-il, en quelques mois il fut pourvu à tout. » (1 , 405.)
Les fautes de Mauscourt réparées et la disette évitée, le nouveau commandant d'artillerie eut à pourvoir au service extraordinaire que nécessita l'invasion de la peste. Un bombardement vint se joindre aux ravages du ifléau. Marmont fut admirable, comme on le pense bien, en face de ces fléaux réunis , et il se rappelle avec plaisir que^ malgré sa fort grande jeunesse ^ il sut les surmonter et les vaincre.