‹ Réfutations des mémoires du maréchal Marmont, duc de RaguseChapitre 172 sur 207 · LIVRE DOUZIÈME. d · texte numérisé non relu

LIVRE DOUZIÈME. d

Continuant sa tournée , il traverse la ville et se rend à Lindenau y auprès du général Bertrand. Il ordonne à celui-ci de se mettre en marche pour Lutzen^ et de gagner sans perdre de temps les défilés de la Saale , dont il doit rester maître,

» En revenant^ il visite les ponts de Lindenau, donne des ordres pour qu'on établisse dans les marais voisins quelques nouveaux passages qui puissent faci^^ Hier la traversée de ce long défilé ^ et fait rélever les postes du général Bertrand à Lindenau par deux divi^ sions de la garde j, sous le commandement du duc de Trévise. Enfin ^ à huit heures^ /'Empereur revient à Statferitz^ où son quartier général s'est établi dans la nuit. Mais à peine a-t-il mis pied à terre que le canon de Schwartzenberg se fait entendre. Aussitôt il remonte à cheval pour se porter à la position du moulin. Tout r état-major de l'armée le suit. » [Manuscrit de 1 81 3 , II, 416, 417, 418.)

C'est ainsi que Napoléon se montra insouciant et s'endormit entre le canon de Vachau et celui de Leipzig.

A Leipzig, l'Empereur et ses lieutenants, sans en excepter Marmont, maintinrent la haute renommée des armes françaises. Mais les défections trompèrent tous les calculs, et rendirent vains tous, les héroïsmes*. Napoléon eut à subir encore une re-

' Le duc de Raguse admet bien que Phéroïsme ne lui fit pas défaut à lui-même y mais il s^en faut qu'il rende la même justice à ses frères

a«4 RÉFUTATION DES MÉMOIRES DU DUC DE RAGUSE.

traite désastreuse , et il ne put gagner la frontière du Rhin qu'en traversant rAllemagne insurgée y et en passant sur le ventre des Bavarois , nouveaux déserteurs de son alliance , accourus à Hanau pour lui barrer le chemin de la France.

d^armes. ft assure que V esprit militaire était éteint, et remplacé par Vabattement et le dégoût; que sur 60,000 hommes, 20,000 s^étaient éloignés des drapeaux , avaient jeté leurs armes , et parcouraient la campagne en maraudeurs ; et il prend plaisir à rappeler le surnom de fricoteurs, qui fut appliqué à ces indignes solilats. Marmont, écrivant ses Mémoires dans l'exil , s'est montré l'hMe courtois de l'étranger en disant bon marché devant lui de sa susceptibilité nationale. (V, 303.)

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