‹ Réfutations des mémoires du maréchal Marmont, duc de RaguseChapitre 184 sur 207 · LIVRE TRKI/IKMK · texte numérisé non relu

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gement complet de ses idées et la perte de sa lucidité ordinaire * , se trouva déchu de ses droits à l'obéissance, au dévouement et à la fidélité.

Si le duc de Raguse avait réservé l'enthousiasme parisien pour la rentrée de Louis XVIII ou du comte d'Artois, la discussion qui aurait pu s'établir, sur cette question de politique et d'histoire, n'aurait affecté en aucun cas le patriotisme, l'esprit national , dont la capitale a légitimement la prétention de garder et d'entretenir l'un des foyers principaux. Mais prétendre que le peuple de Paris, toujours sentinelle avancée du peuple de France dans les luttes nationales, courut au-devant de l'ennemi pour le fêter, parce qu'on s'est livré soi-même à l'étranger, c'est trop accorder au besoin de sa propre défense , c'est presque faire descendre la justification au ni^ veau du crime qu'elle est destinée à excuser.

« Le peuple, dit le baron Fain, était dans la stupeur.... Des cris en faveur des Bourbons s'étaient fait entendre; et les Parisiens étonnés, cherchant des yeux r empereur d' Autriche j avaient appris avec inquiétude qu'il était encore bien loin. {Manuscrit de 1814, 359.) « Le peuple est calme; sa contenance dit aux alliés qu'ils ne sont point en pays ami. » (His-

> Comment concilier la lucidité ordinaire et la puissance de raisonnement de PEmpereur brusquement dérangées à Essonne en 1814 seulement, avec les confidences de Decrès en 1805 et 1809? U y a quelqu^un dont les hautes facultés furent dérangées à Essonne en 1814 et qui raisonna mal , et ce quelqu^un n'est pas Napoléon.

ioire de la bataille et delà capitulation de Paris, 311.) c( Les sentiments qui dominaient parmi la foule, dit Vaulabelle, étaient la surprise et la stupeur. Ce jour -là on voyait, à Tattitude du plus grand nombre , que la population ressentait profondément rabaissement national. » {Histoire des deux restaurations y 1 , 280.)

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